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Publié par Edouard Boulogne

Non! Je ne vais pas faire l'éloge de la prostitution ( psc, c'est-à-dire « petit sourire en coin ). La marchandisation du corps humain est un phénomène regrettable ( une tragédie même à certains égards ). Mais peut-on supprimer la prostitution? Certains au cours de l'histoire ont cru pouvoir le faire, par exemple la Chine populaire ( communiste ), qui a dû y renoncer. Mais j'ai connu un professeur d'histoire, qui soutenait mordicus que le dit commerce ( issu du capitalisme ) avait été éradiqué par le « pur » régime de Mao. En France, en 1946, la loi Marthe Richard, pleine de bonnes intentions, décrèta la fermeture des maisons closes. C'est la raison pour laquelle, tout le monde le sait, il n'y a plus de prostitué(e)s en France ( psc ).

Dans les Evangiles, le Christ, n'approuve évidemment pas la marchandisation du corps humain. Mais il ne prononce pas de condamnation formelle des usages, et surtout pas en ce qui concerne les personnes qui s'adonnent à cette activité. Mieux, il accepte d'être fréquenté par des « filles », et condamne le mépris qu'on leur voue. « On » c'est-à-dire, certains clients ( mais cachés, à la sauvette ) de ces dames.

Le Scrutateur publie ci-dessous trois documents.

Le premier est une video, que lui a fait parvenir un ami, sur l'entreprise de « barbus » islamistes, à Bruxelles, qui a entrepris de « purifier » la capitale belge des miasmes de Satan.

L'ami, indigné, m'écrit, «  c'est étonnant, on n'est plus au moyen âge »!

Il a raison d'être indigné. Mais il a tort, par commodité il est vrai, de reprendre à son compte, l'idée du moyen-âge ( chrétien rappelons-le ), que nous ont inculqué, bien à tort, mais en pleine connaissance de cause, et malveillance, les programmes d'histoire depuis les années 1880 ( laïcistes et républicains, sic ), l'idée donc d'un moyen âge obscurantiste, et répressif.

Le moyen-âge fut une période très longue, près de mille ans, très variée, où eurent lieu des horreurs ( mais le XX ème siècle? !!! ), mais aussi des périodes lumineuses, où se développèrent sur tous les plans, artistique, philosophique, religieux, scientifique, des chefs d'oeuvre de l'esprit humain.

Sur la question de la prostitution, le moyen-âge fut autre chose de ce qu'on voudrait faire croire.

C'est ce que montrent les documents deux et trois. Le troisième n'étant pas pourtant rédigé par fanatique du catholicisme comme on le verra.

 

Le Scrutateur.






Lupanar-Medieval.jpg

 

( I ) Les « barbus », et les putes, à Bruxelles, et ailleurs :http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=IGaBUMwp-RY

 

 

( II ) La prostitution au Moyen-âge :http://guildeperougienne.wifeo.com/notes-historiques-.php

 

 

 

LA PROSTITUTION AU MOYEN AGE

 

La prostitution est un phénomène urbain, qui existe depuis toujours. Un adage dit d’ailleurs que la prostitution est le plus vieux métier du monde…

 

Paroles de Saint Augustin face à la prostitution:

« La prostitution est à la ville ce que sont les latrines au château. »

 

Les différents niveaux de la prostitution :

            La prostitution publique (Prostibulum publicum) : la seule légale

Elle se déroule dans des établissements construits et entretenus par les autorités publiques de la ville. L’établissement est tenu par une abbesse ou un tenancier qui paye un bail aux autorités. Ce ne sont pas des « maisons closes », les filles sortent pour racoler, festoient au rez-de-chaussée avant de s’ébattre dans les chambres à l’étage.

Les filles travaillant dans le prostibulum publicum sont appelées fillettes publiques, clostrières ou meretrice.

Elles se doivent de respecter le règlement. Des officiers de la ville se chargent de le faire respecter et d’enregistrer les filles.. Il convient de noter que le règlement change selon les villes et les autorités (laïques ou religieuses). Voici cependant quelques exemples récurrents de règles :

·         prêter serments aux autorités

·         payer le loyer toutes les semaines à la maîtresse

·         participer aux dépenses de chauffage

·         Verser  quelques blancs (monnaie) au guet de nuit qui les protège

·         Repousser les fils trop jeunes et hommes mariés. L’abbesse doit y veiller sous peine d’amende mais il règne une grande tolérance…

·         Ne pas coucher à 2 avec 1 compagnon (mais peuvent coucher avec plusieurs s’ils ne sont pas parents)

 

La ribauderie est acceptée dans la société et doit donc répondre aux règles religieuses. Ainsi, s’ajoutent au règlement de la ville les interdits liturgiques.

·         Pas d’ébats pendant les fêtes de Pâques et Noël : les baux vont d’ailleurs dans ce sens. Ils sont signés Carême entrant pour que le prostibulum ouvre carême sortant. Mais au fil des siècles, cet interdit est de moins en moins respecté

·         A l’origine, ces maisons étaient fermées la nuit et le dimanche, comme le stipule le « code du travail » médiéval. Mais c’est à ce moment que les prostibulum sont le plus fréquenté. Donc travail de nuit et travail du dimanche peu à peu toléré

·         Au XV°, le seul interdit qui subsiste : les ébattements durant la messe dominicale et durant la semaine sainte

 

Les étuves

Ce ne sont pas proprement dit des lieux de prostitution. D’ailleurs, il existe un décret l’interdisant. Pourtant, la fornication tient une place très importante, à l’abri des regards. Comme les hommes mariés ne peuvent pas s’ébattent au prostibulum, ils profitent de la tolérance des étuves. Il s’agit d’une prostitution non institutionnalisée.

 

Les petits bordelages

Ce sont des établissements privés, des hôtels où les filles travaillent à l’occasion. Le racolage est nécessaire mais dangereux. L’établissement est tenu par une maquerelle, femme souvent mariée. Cela lui permet d’arrondir les fins de mois. Elle peut être une entremetteuse de rendez vous galants, peut fournir des jeunes aux plus nobles.

Elles recueillent les victimes d’agression et devient des confidentes.

 

Les filles légères « prostitution libérale »

Ces filles travaillent pour leur propre compte, elles vont d’hôtel en hôtel ou possèdent leur propre chambre.

Ces femmes deviennent petit à petit des courtisanes : prostituée de luxe, maîtresse de riches marchands ou notables. Les courtisanes deviennent réellement importantes à la fin du XV°

 

Ordre logique dans l’évolution du « mestier » :

Il arrive que des jeunes filles tombent dans la prostitution dès 15ans, mais c’est le plus souvent vers 17ans qu’elles commencent à vendre leurs charmes. Ce sont alors des femmes secrètes.

Aux environs de 20 ans, certaines travaillent comme chambrière dans les étuves où la prostitution est tacite mais bien réelle. Puis devenant trop âgées pour les clients, elles deviennent locataire du prostibulum.

La fin de « carrière » est estimée autour de la trentaine, mais aucune source ne permet d’affirmer cet âge.

Dès lors que les filles ne peuvent plus se prostituer, plusieurs choix de vie s’offrent à elles :

§  Devenir à leur tour tenancière – abbesse

§  Retraite dans le repentir « fondation Sainte Marie Madeleine

§  Le plus souvent, c’est le mariage qui les fait sortir de leur condition. En effet, épouser une fille de joie est considéré comme une œuvre pieuse par l’Eglise

 

Les risques du métier : l’engrossement

Elle continue à travailler, car les clercs n’estiment pas que les coïts avec « femme grosse » soit un pêché. Curieusement, les prostituées enceintes sont assez rares. En tout cas, cela est peu évoqué. Il est d’ailleurs vraisemblable qu’elles cherchent à cacher au maximum une grossesse ou qu’elles n’en soient pas consciente.

Selon les mœurs de l’époque, les meretrices sont peu fécondes ; car maléfique.

L’avortement est licite pour les prostituées. Mais elle tombe enceinte, 2 solutions sont possibles : soit elle se marie et élève son enfant, soit elle l’abandonne l’enfant dans un hôpital ou en tant qu’oblat. Rares sont les femmes qui peuvent continuer la prostitution en élevant un enfant.

 

Les Causes de la prostitution

La principale cause de la prostitution est la marginalité. Ces femmes, exclues de la société, n’ont plus d’autres choix que de se prostituer afin de subvenir à leur besoin. Cependant, l’exclusion de ses femmes résulte de facteurs aussi nombreux que divers.

 

La plus courante : les violences sexuelles 

Le terme « viol » n’apparaît qu’au XVIII° siècle. Avant on parle d’efforcement ou de défloration si le viol a lieu sur une femme vierge.

Le viol est très courant à l’époque médiévale, cependant peu de plaintes sont à noter : peur des représailles, honte sur la famille…Ces viols sont le fait des jeunes hommes. En bande, ces jeunes citadins « chassent la garce ». On les appelle les « hommes joyeux ».

 

Les femmes victimes de ses viols sont rarement des fillettes car l’homme sera réprimé très sévèrement, ni des femmes de milieu aisée car cela peut être parfois considéré comme un crime.

Le plus souvent, les victimes sont des femmes célibataires, des veuves ou des épouses délaissées, des femmes qualifiées de déshonnêtes car elles n’ont plus de maris. Seul le statut d’épouse ou de mère est valorisé et reconnu. Ces femmes sont souvent issues de milieux démunis, servante ou épouse d’ouvrier  car la sanction sera faible voire inexistante.

 

Par conséquence, La femme est diffamée par le viol, elle y perd son honneur (la Fame Publica). Ainsi, une femme célibataire aura des difficultés à trouver un époux et une femme sera vraisemblablement  abandonnée par son mari.

 

La clientèle du prostibulum

Il y a la théorie et la pratique.

Conformément au règlement, seuls les jeunes hommes non mariés peuvent entrés au prostibulum. Ces jeunes hommes sont des gens de la ville ou de passage. En effet, les prostibulum s’établissent surtout dans les filles de foire. Il existe d’ailleurs des prostibulum ambulant qui se déplacent en fonction des foires et s »installent sous autorité de la ville.

 

Dans le prostibulum, la clientèle est stable et souvent locale, et réglementaire car les sanctions peuvent être lourdes. Selon les mœurs de l’époque, il n’y a aucun mépris envers le jeune fornicateur. Les jeunes ne se sentent pas en faute : C’est Nature qui les pousse à prendre leur plaisir. « La fornication étaient pour les jeunes une coutume » : le but tacite est enseignements du sexe aux hommes

 

Dans les étuves, ce sont les hommes mariés, ou clercs que l’on retrouve. Ils ont moins de risque d ‘être découverts. Ce lieu, plus ambiguë, n’est pas soumis à la visite du guet (mais plus cher)

 

La Mentalité collective

Bien que cette activité soit marginale et déshonnête, la prostitution est un phénomène de sécurité publique et donne satisfaction aux pulsions les plus enfouies. Comme certains le disent, la prostitution est un mal nécessaire. Les prostituées ont une responsabilité sociale : défendre l’honneur des femmes « d’estat » (femme de vertu) et lutter contre l’adultère. Le prostibulum peut être alors considéré comme une institution de paix où les jeunes tempèrent leur agressivité

Mais dès XVI°, la prostitution est mal vue. Cela est dû en partie par le Réforme : les étuves sont fermées, les concubines des prêtres et filles secrètes sont bannies : la prostitution devient honteuse

 

Le Costume de la prostituée

Il n’y a pas de vêtements particuliers à l’état de ribaudes. Son costume est le même que le reste de la population de son niveau social, et il suit la même évolution. Cependant, il convient de ne pas confondre une gente dame avec une ribaude. Aussi, certains interdits voient le jour et sont varis selon les villes. En règle générale, les ribaudes doivent avoir un costume simple.

Sont donc interdits : bijoux, fourrures, ceintures d’argent, de belles coiffes et les couleurs vives.

Les couleurs vives impliquent l’utilisation de colorants de bonnes qualités, donc chers, ce qui induit une personne de rang social élevé.

Quant à la coiffe, il semble que les ribaudes en portaient. La tête nue évoquant la virginité, les ribaudes devaient avoir la tête couverte, vraisemblablement un simple foulard, les belles coiffent étant synonyme de respectabilité.

Certains décrets évoquent des signes distinctifs : rayures ou lignes brisées (hors de l’ordre social ou moral), couleurs péjoratives (Jaune = trahison, Rouge = diable. Bien qu’il soit péjoratif en signification, le rouge évoque la richesse car c’est une des couleurs les plus vives au Moyen Age). L’aiguillette : (marque à l’épaule ou au bras, de couleur tranchante avec la robe) est aussi un signe que l’on retrouve très fréquemment dans les décrets et qui permet de vraiment dissocier les ribaudes d’un simple coup d’œil.

 
 



HISTOIRE DE MŒURS

XIII° siècle : SAINT LOUIS de la prohibition à la tolérance.

Dès 1254, Saint Louis édita plusieurs ordonnances contre la prostitution, le jeu, le blasphème, l’injustice et usure. Ce fut une vaste action de pénitence visant à la purification. Mais le roi est souvent absent et ses règles ne sont pas respectées. D’autre pars, lors des croisades, il prend conscience de l’importance des prostituées qui encouragent les troupes à la guerre. Lors de la huitième croisade, les livres de comptes royaux font état de 13000 prostituées à payer…

 

A cette époque, la prostituée est intégrée à la société mais elle était marginale dans le sens où elle ne pouvait pas fonder un foyer. Selon les mœurs de l’époque, la prostitution est pour le bien commun. C’est une nécessité sociale mais nul besoin de pousser les femmes au mal : elles sont fornicatrices, luxurieuse et insatiable par nature. La prostituée est victime de la misère et de la faiblesse humaine

 

Mi XIV Mi XV : institutionnalisation de la prostitution

La prostitution publique est légale, la prostitution dans les étuves, hôtels et tavernes est tolérée et la prostitution en chambre (bordelage privé)est admise. Au XV°, les interdits relatifs au temps de travail diminuent, et le prostituée (célibataire ou mariée) fait partie de l’espace civique.

 

A cette époque, la population diminue (guerres et épidémies), une nouvelle vision voit alors le jour : l’exaltation de Nature devait contribuer à la régénération des mœurs, mariage visant à augmenter la population. Une propagande est alors menée à l’encontre des phénomènes contre Nature. L’éducation des fils changent : l’exaltation du mariage comme fondement de la vie active. L’Eglise encourage au mariage pour la procréation. Ainsi, il faut écarter les dangers qui menacent l’espèce : les crimes contre Nature

 

L’Eglise va légitimer le plaisir sexuel dans le mariage pour détourner les hommes des pratiques contre Nature et favoriser la procréation. Il est alors reconnu que l’éjaculation est un acte sain, indispensable au bon équilibre physiologique. C’est reconnaître tacitement que la fornication des célibataires est inévitable mais nécessaire.

 

En même temps, il est demandé d’autoriser le mariage des prêtres car ils seraient incapables de respecter le vœu de continence. Mais Eglise pas d’accord. Elle condamne le mariage, de concubinage des prêtres ainsi que les pratiques contre Nature. Cependant, consciente du risque, elle admet implicitement la fornication des clercs avec les prostituées publiques

 

ØMilieu du XV° : Nature triomphante :

Les parents incitent leur fils à fornique. Les jeunes hommes recevaient autorisation de fréquenter les prostibulum. La fornication est considérée comme un pêché véniel.

 

 

BIBLIOGRAPHIE :

Jacques ROSSIAUD, la prostitution Médiévale, édition Flammarion 1988

Brigitte ROCHELANDET, Histoire de la prostitution du Moyen Age au XX° siècle, édition Cabédita 2007

 

WEBOGRAPHIE

http://medieval.mrugala.net/Femme/Femme%20au%20MA.htm

http://www.souffre-jour.com/index.php?option=com_content&task=view&id=238&Itemid=1

http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/

 

( III ) Saint-Louis, la prostitution et les bordels :http://guildeperougienne.wifeo.com/notes-historiques-.php

 

 

Saint-Louis, la prostitution et les bordels
Page mise à jour le 17/02/2011

Le saviez-vous, ce "bon" Saint-Louis qui rendait la justice sous un chêne (on n'a pas dit comme un gland) est à l'origine des bordels, du moins de leur appellation sous cette terminologie

Louis IX né en 1214 (roi de France de 1226 à 1270) surnommé Saint-Louis en 1297 par le pape(1),  était austère et moraliste, il promulgua en 1254 un édit menaçant d'extradition toute personne vivant directement ou non de la prostitution à Paris.
Les conséquences furent désastreuses : 

- Propagation de la prostitution clandestine qui se substitua à celle des maisons closes qualifiées maisons de débauche.
- Augmentation critique de l'insécurité dans les rues (viols, violences). Les femmes devaient faire face à une violence canalisée autrefois par les maisons closes.

Les protestations fusèrent de toutes parts, et deux ans plus tard, Saint-Louis effectua un virage à 180°, la France passa du jour au lendemain du prohibitionnisme au réglementarisme. Le nouveau décret rétablit de nouvelles conditions à la prostitution. Les filles devaient simplement exercer hors de la ville (l'enceinte de Philippe Auguste à l'époque). Elles s'installèrent dans des baraques en bord (bois) appelées bordes. D'où le nom de filles bordelières... et donc de bordel.

Dans le cas ou cet édit ne serait pas observé, les prostituées devaient verser au sergent  la somme de 8 sous parisis, et risquaient d'être emprisonnées au Châtelet voire extradées de la capitale.

Les rues où les filles pouvaient exercer portaient parfois des noms assez poétiques :

Rue de la Huchette, Rive gauche, aujourd'hui c'est plutôt les gérants de restaurants grecs qui racolent les touristes
Rue Froimon, petite rue disparue, à l'Est du Collège de France, (rive gauche)
Rue du Renard-Saint-Merri, petite rue disparue près de l'église Saint Merri (rive droite 4ème).
Rue Taille pain, entre la rue Brisemiches et le cloître Saint Merri - 4èmè
Rue Brisemiches, près de Beaubourg - 4ème (l'origine du nom fourni par le site de la Mairie de Paris paraît sujet à caution "pains que l'on distribuait aux chanoines de la collégiale de Saint-Merri." -  puisqu'il y avait dans cette rue bien plus de bordels que de boulangeries !)
Rue Champ-Fleury,  (il existe une rue Champfleury à Paris près du champ de Mars mais il n'est pas évident que ce soit celle-ci)
Rue Trace-putain, aujourd'hui intégrée dans la rue Beaubourg,
Rue Gratte-cul, aujourd'hui rue Dussoubs, Paris 2ème
Rue Tire-Putain devenue rue Tire-Boudin, aujourd'hui rue Marie Stuart. Paris 2ème non loin de la précédente !

D'autres rues de Paris tirent leur nom de la prostitution qui y était pratiquée (mais ne date pas forcement de cette époque)

Rue du Pélican (Paris 1er) : La lecture du site de la Mairie de Paris fait parfois très "coincé de la braguette", on y lit ceci : ''Corruption d'un nom obscène qui lui avait été donné en raison de la population qui l'habitait. Elle existait au commencement du XIVe siècle, en dehors de l'enceinte de Philippe-Auguste ; on la nomma d'abord rue du Poil au C... et ensuite rue du Pélican ; pendant la Révolution, rue Purgée, puis rue de la Barrière des Sergents. En 1806, elle reprit le nom de rue du Pélican''. Sur mon site  appelons un chat un chat, la rue s'appelait Rue du Poil au Con (sans point de suspensions pudibonds)

Rue du Petit Musc  (Paris IV) : Drôle de nom pour une rue datant au moins de 1358, le musc est à l'origine une substance provenant de la sécrétion d’une glande du chevrotin porte-musc, vivant en Asie, Sibérie ou dans l’Himalaya. Qu'est ce que ça vient faire dans le 4ème arrondissement ? Il s'agit en fait d'une corruption linguistique, à l'origine c'était Rue Pute y Musse(ce qui signifie la prostituée s'y balade) C'est ensuite devenu : Pute y Muce, Petit Musse, Petit Muce, puis Petit Musc.

 

 

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EVA 10/10/2013 14:54


Les caqueteuses du poulailler national apprécieront le commentaire du XIIIe : nul besoin de pousser les femmes au mâle?: elles sont fornicatrices,luxurieuses et insatiables par
Nature. Il est vrai que ces Messieurs de l'Ancien Testament ne leur reconnaissaient qu'une intelligence "animale", seule capable de comprendre le "message" du serpent . C'est donc à
elles qu'il s'adresse en premier... pauvres hommes qui se sont ensuite laissés séduire !  Pourquoi a-t-il fallu que vous perdiez une côte !


Le Maître a pris SON temps (1600 ans ?) pour leur apporter SA réponse, mais quelle réponse!  Le salut de TOUTE l'humanité, suspendu aux lèvres d'une jeune fille  qui, en TOUTE
humilité, a dit oui aux paroles de l'ange.


Quant à la localisation du poil dans le nom des rues de Paris, à la lettre C "on" peut adjoindre un autre suffixe, lu en verlan.