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Le texte du jour ( 05/01/2011 ).

( Réédition dans cette rubrique d'un article paru en 2007 sur le Scrutateur. Je rappelle que le racisme anti-blanc, au sens précis du terme, ne caractérise pas tous les Guadeloupéens, loin de là, mais uniquement une petite minorité de séparatistes qui font ce qu'ils peuvent pour aviver les mauvais souvenirs, venus du temps de l'esclavage. E.Boulogne. ).

Un racisme anti-blanc en Guadeloupe? Allons donc!

Le racisme anti-Blancs n'existe pas.

 

 

( Jusqu'à ce jour Le Scrutateur se croyait le seul media à dénoncer les racismes, en Guadeloupe. TOUS les racismes!! Maintenant France-Antilles, édition guadeloupéenne [10 oct 2008] a osé le faire par la voix d'un de ses lecteurs, et un lecteur qui signe son papier, monsieur Antonin Luce.

Je me dois de féliciter notre illustre confrère pour avoir osé enfreindre un redoutable tabou, et encore plus monsieur Luce que je ne connais pas personnellement . Mais je connais beaucoup de Luce. Ce sont d'authentiques Guadeloupéens, et, comme on dit chez nous, «de couleur».

L'audace est encore plus grande et digne d'admiration. Ce papier, dit clairement ce qu'il y avait à dire sur le sujet. Je le publie pour les lecteurs non Guadeloupéens du Scrutateur, Martiniquais ou métropolitains qui n'auraient pas pu lire F.A.

Sur l'expression du racisme anti-blanc en Guadeloupe (en Martinique aussi?), il y aurait tellement à dire. Non pas d'un racisme populaire qui n'est probablement pas plus élevé qu'ailleurs, mais sur celui qui émane de nos pseudos élites, de ces petits « intellos », pleins de morgue impudente, écrivaillons de basse cours, radioteurs haletants, qui prennent les médias où ils sont sensés travailler, pour les tribunes de leurs passions nauséeuses [sans être jamais sanctionnés, à cause du tabou, qu'aujourd'hui un deuxième Guadeloupéen (le premier est votre serviteur) entreprend de lever].

Que penser par exemple de ce propos d'un illustre « et GRAAND » éditorialiste du matin sur une « graande »radio, qui se targue d'être la Vie? « (.....) si Barrack Obama est élu, dit-il, comme nous l'espérons, avec tout le monde Noir, etc » (sic)?

Est-ce que j'exagère, que je fais un procès d'intention? Mais que dirait-on si un éditorialiste blanc déclarait «: « (...) si Mac Cain est élu comme l'espère le monde blanc »? Oui, entendez-vous l'antienne universelle qui s'éléverait devant ce qui serait qualifié de retour du nazisme?

Il faudrait répondre d'abord que ce n'est pas le " monde blanc" qui souhaite la victoire du candidat républicain, même pas sa majorité, du moins en France, si l'on en juge par l'obamania qui s'y développe, et ensuite que l'attribution par le journaliste blanc (supposé) d'une intention de vote du « monde blanc » à Mac Cain en vertu de la couleur de peau de ce dernier, s'il exprimait son espérance personnelle, n'en serait pas moins une erreur et l'expression d'un racisme insolent.

Car ce n'est pas la race qui doit  être le critère du choix en ces matières, mais l'intelligence, la valeur morale, et le courage politique.

Et c'est tous les jours qu'ici les "radios de la vie », s'adonnent à leur vice, dans l'impunité la plus complète.

Je salue donc avec enthousiasme le courage de monsieur Antonin Luce, et souhaite que son exemple soit suivi par nos compatriotes de plus en plus nombreux. Edouard Boulogne),

 

 

 

Ce lecteur dénonce le racisme anti-Blancs, « ordinaire » en Guadeloupe.

 

Aujourd'hui, un monsieur démissionne du parti centriste. Raison invoquée: la direction vient d'être donnée à des représentants « non guadeloupéens d'origine ». Bien sûr, nous supposons en premier lieu qu'il ne s'agit '. pas d'un putsch. Que les membres du parti centriste se sont concertés, puis qu'ils ont voté en leur âme et conscience pour se mettre d'accord sur une équipe nouvelle. L'attitude de ce  monsieur touche donc déjà au déni de démocratie. Ce qui entraîne une première question: que faisait ce monsieur dans un parti centriste ? Deuxième argument: les nouveaux représentants ne sont pas des « Guadeloupéens d'origine ». En d'autres termes : monsieur ne supporte pas les Blancs. Un comportement tout à fait courant, ici, et contre lequel aucune voix ne s'élèvera. Ailleurs, pourtant, une telle information aurait suscité une envolée de plaintes. Certains auraient rappelé les grands principes de la République. D'autres, les idéaux fondateurs des droits de l'homme et des démocraties modernes. D'autres enfin, auraient crié à l'atteinte au principe d'égalité entre les races... Ici aussi on le fait. Un peu. Sauf quand la victime est blanche. Monsieur ne fait qu'alimenter la chronique d'un racisme ordinaire en Guadeloupe, qui passe inaperçu, qui est entretenu par le discours ambiant des politiques, des associations, des journalistes... et dans lequel on se complaît. Car « entre nous, on se comprend ».

 

Où sont les associations contre le racisme lorsque la victime est blanche ?

 

L'histoire légitime tout. Que les mêmes faits touchent un ressortissant Antillais à Paris, et nous les enten­drions, les mêmes, crier à la discrimination, au colonialisme, à l'esclavage moderne... Car le racisme existe ailleurs et contre les nôtres. Mais notre racisme contre les Blancs, lui, n'existe pas. Pourquoi les Blancs paient-ils les loyers plus cher ? Pourquoi n'accèdent-ils pas aux, emplois municipaux, à ceux d'agents territoriaux, etc. ? Pourquoi ne sont-ils pas représentés politiquement? Pourquoi n'ont-ils pas la parole dans les réunions de parents d'élèves ? Pourquoi se font-ils traiter de « sales Blancs » dans le moindre conflit de voisinage ? Parce que nous ne sommes pas encore sortis du vieil adage qui compare la paille et la poutre. Et la poussière que nous reprochons chez les autres, nous ne sommes pas capables de la balayer chez nous.

D'ailleurs, cette question a-t-elle jamais inspiré un article de presse, une émission de TV ou une chronique société à la radio ? Où sont les associations de lutte contre le racisme lorsque la victime est Blanche ? Non, décidément, ce racisme-là n'existe pas. A l'heure où l'Amérique, tant décriée elle aussi, s'apprête à élire un président Noir, nous autres, grands donneurs de leçons, nous sommes bien minables.

 

Antonin LUCE.