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La pensée du jour.

 

 

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Robert Brasillach s'est lamentablement enferré dans ses choix politiques. Mais c'était un écrivain incomparable, apprécié de connaisseurs tels que François Mauriac, Jean-Louis Barrault, François Mitterrand, entre beaucoup d'autres.

Voici la première page de son livre, Notre avant-guerre.

 

 

Le goût du passé.

 

 


"Le goût du passé ne s'acquiert pas. L'enfant le possède, qui est triste à sept ans d'avoir atteint ce qu'on nomme autour de lui l'âge de raison, qui ne veut pas grandir, qui veut retenir autour de lui un monde fuyant et beau, ses jouets, sa mère jeune. Elle le possède la petite fille, qui sait que demain ses poupées ne seront plus qu'un assemblage de bois, d'étoupe et de porcelaine. Peut-être même, contrairement à l'opinion commune, le temps qui fuit est-il plus sensible à l'adolescent qui regrette à vingt ans sa dix-huitième année, au jeune homme de vingt-cinq qui se penche, avec un coup au cœur, sur sa propre jeunesse, qu'à l'homme mûr installé dans sa vie et possesseur du temps présent. On me l'a dit. Je crois plutôt que le sens du passé naît en même temps que certains êtres, et que d'autres ne le connaîtront jamais que sous la forme d'une nostalgie banale et fugace".

 

Robert Brasillach.