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Publié par Edouard Boulogne

gay_pride_2005_03.jpg ( La gay pride, ce carnaval qui représente moins les homosexuels, que les groupes subversifs qui les manipulent à des fins révolutionnaires ). 

 

Le président « normal » veut à tout prix réaliser sa promesse d'instituer la légalité du « mariage homosexuel ». Il est largement question de cela sur tous les médias, et dans les semaines qui viennent, les trompettes de la pensée unique feront le nécessaire pour nous assourdir, et annihiler, autant qu'il est possible tout esprit critique. Déjà la débâcle des esprits faibles a commencé, et j'entendais, hier, l'ex ministre « de droite » Chantal Jouanno, proclamer sa sympathie pour le projet, car, disait-elle : « il ne s'agit pas d'être ringard ». Comme si le propre d'un bon gouvernement était de suivre la mode et d'être branché. Jouanno se dit libérale. Si cela était vrai, elle donnerait raison à Léon Daudet qui disait ( avec un peu d'excès polémique  ) du libéral : «  un libéral, c'est quelqu'un qui croit que son adversaire a raison ». En tout cas, avec la chère Chantal le degré zéro de la pensée politique a été atteint.

Mânes du général de Gaulle et de Michel Debré, réveillez-vous!

Je crois qu'il faut combattre le projet de loi gouvernemental. Avec force, avec constance, mais aussi avec intelligence. Pour cela il faut réfléchir, se documenter sur le projet en question. Et aussi ne pas se tromper d'adversaires.

L'adversaire ce n'est pas « le pédé ». l'adversaire ce sont les manipulateurs subversifs qui prennent les homosexuels en otage, qui les considèrent comme la matière première de leurs projets révolutionnaires. Ces gens ont de l'argent, de l'influence dans les médias, et au gouvernement.

«  La droite », du moins ce qu'on appelle ainsi, actuellement ( et c'est pourquoi j'utilise les guillemets ) est loin d'être aussi rodée à ce type de combat.

Par exemple, il ne suffira pas aux chrétiens ( ceux-ci ne seront pas seuls, heureusement ) de défiler sur le boulevard St-Michel en récitant le chapelet, et en chantant des cantiques, pour faire reculer la horde des barbares. Ni, comme d'autres, peut-être, venant d'autres horizons, de montrer leurs biceps, et de proférer des slogans musclés. Avec ces derniers, je me sens fort peu d'affinités. Ils sont sans le savoir, les « alliés objectifs », comme disent les marxistes, de l'adversaire. Les médias du politiquement correct, en revanche, les aiment bien, les considérant, non sans raisons souvent, comme leur providence.

Il faut donc réfléchir, se documenter, pour se battre intelligemment.

C'est pour contribuer à ce combat que j'ai réalisé ce dossier. Il se présente en deux parties. La première, qui rassemblent des articles écrits dans le Scrutateur, récemment, et que vous n'avez pas eu le temps de lire, ou alors trop rapidement. La seconde s'efforce d'expliquer, en allant aux sources de la pensée de gauche, socialiste, libertaire, marxiste, comment des courants de pensée politique qui considéraient, hier encore, le mariage comme une institution bourgeoise, aliénante, religieusement exécrable, et qui ont tant fait pour son déclin et celui de la famille, se posent aujourd'hui en promoteurs du mariage, là où on l'aurait moins attendu : pour les homosexuels.

 

 

( I ) Dans le Scrutateur : les principales références :

 

Autour de l'homosexualité : http://www.lescrutateur.com/article-autour-de-l-homosexualite-77124025.html

 

 

Homosexualité : Halte au feu ! : http://www.lescrutateur.com/article-homosexualite-halte-au-feu-par-edouard-boulogne-99417025.html

 

 

Retrouvons ce petit côté guerrier que nous avons perdu :http://www.lescrutateur.com/article-retrouvons-ce-petit-cote-guerrier-que-nous-avons-perdu-e-boulogne-et-pierre-cassin-77430852.html

 

 

Homophobie, ou cathophobie :http://www.lescrutateur.com/article-le-15-aout-2012-en-france-homophobie-ou-cathophobie-109127548.html

 

 

( II ) Pourquoi les socialistes veulent-ils instituer un mariage Homo ?

 

Ce n'est pas un cours d'histoire du droit de la famille à travers les civilisations, que je me propose de faire.

Dans la perspective de cet article, je me contenterai de souligner l'importance de cette institution qui a varié dans l'espace et dans le temps, tout en étant considérée comme un important facteur d'équilibre, tant social, que pour les individus contractants, à l'intérieur de l'espace légal.

Facteur structurant et stabilisant, il n'en a pas moins été l'objet de critiques, plus ou moins justifiées, souvent sous la forme de plaisanteries et de saillies plus ou moins drôles.

Ambroise Bierce par exemple définit ainsi le mariage : «  Communauté composée d'un maître, d'une maîtresse, et de deux esclaves, ce qui fait en tout deux personnes ».

Un Dieudonné, qui n'est pas celui auquel vous avez pensé (puisqu'il écrit en 1924 ) affirme que « le mariage...c'est un jeu de satiété ».

Et puis Sacha Guitry, inévitable sur un tel sujet : «  Les femmes sont faites pour être mariées et les hommes pour être célibataires. C'est de là que vient tout le mal ».

Et encore Socrate, partisan de l'institution, et qui y sacrifia, ne fut pas toujours au mieux avec son acariâtre d'épouse, une certaine Xanthippe, dont il ne parlait jamais, ses disciples s'en chargeant pour lui.

Plus sérieusement, au moyen âge l'Eglise catholique, tente avec plus ou moins de bonheur d'humaniser l'institution, qui, à partir de la Renaissance, sous l'influence de la bourgeoisie retrouve certains des aspects rébarbatifs, que l'institution, toujours considérée comme irremplaçable, avaient partiellement perdus.

Dans son théâtre, au XVIIème siècle, Molière, sans contester ce pilier de l'ordre social, en critique les défauts, ainsi que, plus tard, Balzac, et d'autres auteurs, et « la sagesse populaire ».

C'est au siècle des lumières, et au XIXème siècle, que des milieux au demeurant fort différents, parfois, contestent la famille et le mariage dans leur principe même. L'aristocratie du XVIIIème au nom de son hédonisme matérialiste et anti chrétien; les mouvements révolutionnaires du XIXème au nom de la justice, le mariage leur apparaissant, comme je le rappelais dans un article récent, comme le symbole même de l'oppression bourgeoise, et le principe d'une « prostitution légale » des femmes ( selon Marx et Engels, dans le Manifeste communiste ).

Une militante révolutionnaire, Voltairine de Cleyre, écrivant pour la revue Ni patries, ni frontières déclare (…) « Il y a quinze ou dix-huit ans, je n’étais pas encore sortie du couvent depuis assez longtemps pour avoir oublié ses enseignements. Je n’avais pas encore assez vécu ni accumulé assez d’expériences pour fabriquer mes propres définitions. Pour moi, le mariage était «un sacrement de l’Eglise» ou bien «une cérémonie civile patronnée par l’Etat», permettant à un homme et une femme de s’unir pour la vie, à moins qu’ils demandent à un tribunal de prononcer leur séparation. Avec toute l’énergie d’une libre-penseuse néophyte, je critiquais le mariage religieux parce qu’un prêtre n’a absolument aucun droit d’intervenir dans la vie privée des individus; je condamnais l’expression «jusqu’à ce que la mort nous sépare», car cette promesse immorale rend une personne esclave de ses sentiments actuels et détermine tout son avenir; je dénonçais la misérable vulgarité des cérémonies religieuse et civile, qui mettent les relations intimes entre deux individus au centre de l’attention publique, des commentaires et des plaisanteries.

Je défends toujours ces positions. Rien ne me révulse plus que le prétendu sacrement du mariage; il est une insulte à la délicatesse parce qu’il proclame aux oreilles du monde entier une affaire strictement privée. Ai-je besoin de rappeler, par exemple, la littérature indigne qui circula sur le mariage d’Alice Roosevelt, lorsque la prétendue «princesse américaine» fut l’objet de plaisanteries obscènes incessantes, parce que le monde entier devait être informé de son futur mariage avec Mr. Longworth !Mais aujourd’hui ce n’est ni au mariage civil ni au mariage religieux que je me réfère, lorsque j’affirme: «Le mariage est une mauvaise action.» La cérémonie elle-même n’est qu’une forme, un fantôme, une coquille vide. Par mariage, j’entends son contenu réel, la relation permanente entre un homme et une femme, relation sexuelle et économique qui permet de maintenir la vie de couple et la vie familiale actuelle. Je me moque de savoir s’il s’agit d’un mariage polygame, polyandre ou monogame. Peu m’importe qu’il soit célébré par un prêtre, un magistrat, en public ou en privé, ou qu’il n’y ait pas le moindre contrat entre les époux. Non, ce que j’affirme c’est qu’une relation de dépendance permanente nuit au développement de la personnalité, et c’est cela que je combats. Maintenant, mes opposants savent sur quel terrain je me situe (...) ».

Plus récemment, Daniel Guérin anarchiste libertaire, d'extrême gauche et homosexuel militant, dans une étude intitulée Humanisme et révolution écrivait : « Nous nous trouvons ainsi projetés au coeur d’un vieux débat entre militants révolutionnaires. Les uns, comme Robespierre, comme Proudhon, comme Lénine, fondent l’efficacité révolutionnaire sur la " vertu ", sur la continence et prétendent que l’émission trop fréquente de sperme affaiblit, émascule la combativité des contestataires de l’ordre bourgeois. Si nous voulions tirer à la ligne, nous pourrions multiplier les risibles citations de ces farouches gardiens des bonnes moeurs, jusqu’à supputer qu’ils seraient peu doués sexuellement ou qu’il refouleraient d’aberrante façon leurs appétits charnels.

A leur encontre, d’autres révolutionnaires soutiennent que l’attrait de la volupté n’affadit nullement l’énergie du combattant révolutionnaire mais que bien au contraire l’orgasme va de pair avec la furia militante. Tel a été le point de vue affiché publiquement sur les murs de la Sorbonne par la juvénilité luxurieuse de mai 1968 »

 

Et, du même : « A mes yeux, le préjugé homophobe, aux traits hideux, ne sera pas seulement contrecarré par des moyens que je qualifierais de " réformistes ", par la persuasion, par des concessions à l’adversaire hétéro, mais il ne pourra être définitivement extirpé des consciences, tout comme d’ailleurs le préjugé racial, que par une révolution sociale anti-autoritaire. En effet, la bourgeoisie, malgré le masque libéral dont elle s’affuble, a trop besoin, aux fins de perpétuer sa domination, des valeurs domestiques telles que la famille, pierre angulaire de l’ordre social, ( souligné par Le Scrutateur ) elle ne peut se priver de l’adjuvant que lui assurent d’une part, la glorification du lien conjugal, le culte de la procréation, d’autre part, le soutien qui lui apportent les Eglises, adversaires obstinés de l’amour libre et de l’homosexualité (ainsi les invectives du pape et de certains évêques). Jamais la bourgeoisie dans son ensemble ne lèvera tout à fait l’interdit contre les dissidences sexuelles. Un gigantesque coup de balai sera donc indispensable pour achever de libérer l’homme en général (mot générique qui englobe les deux sexes). La société bourgeoise est coupable d’avoir porté à excès la différenciation entre le masculin et le féminin. Elle s’est complue à rabaisser la femme au rang de poupée, de coquette, d’objet sexuel, de pin-up girl, tandis qu’elle accentuait parallèlement les traits antagoniques, " machistes ", vaniteux, mufles, tyranniques des mâles.

La mutation profonde des moeurs, en cours de nos jours, l’essor des mouvements féministes et homosexuels, fort heureusement, réduit déjà l’écart entre les deux sexes, masculinisant la femme, féminisant l’homme, les amenant à se rassembler jusque dans la façon de se vêtir et dans le comportement. Cependant ce progrès demeure limité à certaines couches sociales et à certains espaces géographiques. Mais on est encore loin d’une symbiose que seule, semble-t-il, la Révolution sociale, de par sa fonction égalisatrice et réconciliatrice, pourrait parachever.

Le drame est que le déclin de l’authentique socialisme, la prospérité temporaire de ses déviations social-démocrates et post-staliniennes, l’échec répété des tentatives de subversion sociale, ont enlevé une bonne part de se crédibilité à la perspective du " Grand Soir ».

Malgré leur longueur, j'ai cru utile de citer ces textes comme veant des sources mêmes de la contestation présente et montrant clairement les objectifs, qu'une Chantal Jouanno et ses pareils, sont incapable de les percevoir.

Je n'ai pu citer tout, cependant, et, par exemple dans l'article de D.Guérin, on perçoit, ailleurs, clairement les blessures psychologiques qui ont contribué à son errance, infligées par les attitudes intolérantes, moins à l'égard de l'homosexualité, que des homosexuels en tant qu'individus et personnes, ce qui est souvent injuste.

Un ostracisme virulent et brutal, tel qu'il se manifeste trop souvent à l'égard de personnes, ( qui sont ce qu'elles sont sans l'avoir choisi ), se réclamant qui plus est du soutien de la religion, a tôt fait de rejeter beaucoup d'entre elles dans les mouvements revendicatifs révolutionnaires.

Toujours est-il que le mariage et la famille, ne sont pas, depuis toujours, des valeurs de gauche, ( François Hollande le manifeste dans sa conduite, au grand dam de Ségolène! ).

Ce qui n'est pas valable pour un homme et une femme, voiçi qu'on veut l'imposer à la société tout entière au profit de gens, les homosexuels, qui d'ailleurs, pour la plupart ne le demandent pas.

Au vu des textes que je viens de citer, surtout celui de Guérin, on saisit mieux le projet des démolisseurs : détruire un certain type de société, au service d'une idéologie révolutionnaire drapée mensongèrement dans de pseudos humanismes et générosités.

 

Je serai sûrement conduit par l'actualité à revenir sur ces questions, et notamment sur une conception de la famille, moins simpliste que celle qui est généralement conçue par des âmes encore juvéniles et dépourvues d'expérience.

 

Edouard Boulogne.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Raymond d'Alenvert 12/09/2012 21:17


Pauvre Jouanno, elle est avec Dati et - dans une moindre mesure NKM, et ne parlons pas de Bachelot, c'est un héritage de Chirac ! - un pan non négligeable du legs politique de Nicolas Sarkozy,
qui a fait du rien avec du rien : c'est-à-dire, en matière de "produits dérivés du sarkozysme" tout et n'importe quoi, vide compris. Mais pourquoi de telles figures de la pensée de droite ne
sont-elles pas encartées au Parti socialiste, voire chez Bayrou. Non ! il faut que ce soit "nous" qui les supportions ! Fatalitas !