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Publié par Edouard Boulogne

Christian-Vanneste.jpg ( Christian Vanneste ). 

 

 

 

Le député Christian Vanneste a déclaré qu'il n'y avait pas eu de déportation d'homosexuels, en France, vers les camps de concentration allemands, en tant qu'homosexuels, pendant la seconde guerre mondiale.

Cette déclaration est vraie ou fausse. Sa vérification ou son infirmation relève des historiens, et de nuls autres, surtout pas des idéologues, quelles que soient leurs tendances idéologiques.

J'écoutais, cet après midi, en voiture des chercheurs français, spécialisés sur cette question. Ils donnaient plutôt raison au député Vanneste, tout en s'étonnant ( je crois avec justesse) que cet homme cultivé et qui n'a pas sa langue dans sa poche, ait lancé ce pavé dans la mare, en pleine campagne électorale.

Je voudrais avant de proposer quelques éléments de réflexion sur ce sujet, difficile et délicat, vous proposer deux liens intéressants.

Le premier est un article de M. Ivan Rioufol :

 

( I ) Déportation des homosexuels: Christian Vanneste dit-il vrai ou non ?

Par Ivan Rioufol le 15 février 2012 13h05 | 138 Commentaires

 

Le député UMP Christian Vanneste soutient-il une énormité quand il réfute la déportation d'homosexuels en France ? Si son négationnisme est avéré, comme le soutient l'ensemble de la classe politique à commencer par son propre camp, il se discrédite. S'il a raison, c'est la machine à broyer une parole libre qui est condamnable. Personnellement, j'avoue mon ignorance sur ce sujet et je ne suis sans doute pas le seul. Est-il trop demandé, à observer les lyncheurs se précipiter sur le coupable, de prendre le temps d'entendre les historiens ? Qu'a dit Vanneste ? Dans un entretien au site libertépolitique.com du 10 février, il explique, à propos de ce qu'il nomme "la fameuse légende de la déportation homosexuelle" : "Manifestement Himmleravait un compte personnel à régler avec les homosexuels. En Allemagne, il y a eu une répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à peu près à 30.000 déportés, mais il n'y en a pas eu ailleurs. En dehors des trois départements annexés, il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France". Vanneste rappelle, citant Patrick Buisson, que la moitié des intellectuels français qui ont "présenté leurs hommages à M. Goebbels" étaient des homosexuels. Il cite aussi Abel Bonnard, ministre de l'Education du gouvernement Pétain, surnommé "Gestapette" pour son homosexualité et ses liens avec les nazis.

Lire la suite ici : http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2012/02/christian-vanneste-dit-il-vari.html

 

Le deuxième lien renvoie à une déclaration de M. Serge Klarsfeld, répercuté par le site Nouvelles de France :

 

(II) EXCLUSIF ! Klarsfeld défend Vanneste : « En France, il n’y a pas eu de déportation d’homosexuels »

Par Pierre de Bellerive le 15 fév, 2012 @ 11:53



EXCLUSIF ! Serge Klarsfeld, avocat de la cause des déportés en France, défend Christian Vanneste sur Nouvelles de France.

Serge Klarsfeld, une polémique est survenue suite à une déclaration de Christian Vanneste selon laquelle il n’y a pas eu de déportation d’homosexuels de France. Qu’en pensez-vous ?

De France, il n’y a pas eu de déportation d’homosexuels. Un déporté homosexuel a bien témoigné, mais il est parti d’Alsace, territoire qui se trouvait régi par les lois allemandes.

Des homosexuels ont-ils été déportés pendant la Seconde guerre mondiale ?

Lire la suite ici : http://www.ndf.fr/nos-breves/15-02-2012/exclusif-serge-klarsfeld-defend-christian-vanneste-de-france-il-ny-a-pas-eu-de-deportation-dhomosexuels#.TzwiD1ERDf2

 

Ce ne sont pas ces témoignages essentiels qui donnent le ton à la chasse aux sorcières lancée contre le député UMP Christian. Vanneste.

C'est que ce n'est pas la vérité historique qui intéresse les gens du politiquement correct, ni d'ailleurs le sort des homosexuels auxquels ils font semblant de s'intéresser.

Déjà les lobbies se déchainent et obligent les hommes politiques à se positionner contre Vanneste. Et cela marche puisque dans son propre parti, il est question de le priver d'investiture pour les élections législatives, et même de l'exclure du parti dit de droite.

C'est ici que je voudrais placer quelques remarques personnelles qui n'engagent que moi, et qui voudraient poser quelques vraies questions sur le fond du débat qui va perturber encore plus une opinion publique déjà fort malmenée.

 

( III ) La question homosexuelle.

 

L'homosexualité existe depuis toujours, et je n'entreprendrai pas un historique qui exigerait un développement considérable.

Tantôt exaltée par des élites, tantôt vilipendée ( surtout à partir de la Renaissance, et totalement au XIX ème siècle ), souvent tolérée à condition qu'elle ne s'exhibe pas outre mesure, elle n'a jamais été considérée comme un phénomène banal et sans conséquences, ce qui est compréhensible puisqu'elle concerne ce qui touche à notre intimité la plus profonde, et touche aux sources et fondements de la vie.

En Europe depuis la révolution française, elle fit l'objet d'un consensus négatif, et répressif tout à fait trans-partisan. Le philosophe Robert Aron ( pas Raymond ) a consacré un ouvrage très intéressant, et édifiant, à cette époque sous l'angle qui nous occupe ( Cf. Le pénis et la démoralisation de l'Occident. Grasset éditeur ).

Dans les pays communistes l'homosexualité était punie de mort, ou de la peine de déportation, en Chine, en URSS, à Cuba.

C'était pourtant l'époque, pas si lointaine, où Sartre, Danielle Mitterrand, et même Jack Lang étaient reçus royalement à La Havane. Il n'y a guère qu'un an que Fidel Castro, sentant sa mort prochaine, et son régime vaciller sous ses pas demanda pardon aux homosexuels pour les persécutions et le mal qu'on leur fit subir.

Mais le communisme étant tombé, les classes ouvrières faisant de plus en plus défaut dans la lutte pour détruire « l'empire du mal capitaliste » on se mit à chercher un « prolétariat de substitution ».

La « Révolution »chercha les nouveaux damnés de la terre, parmi tous ceux qui pouvaient, à tort ou à raison, avoir des motifs de mécontentements, ou de se croire persécutés.

Sa mainmise sur les médias, l'école et l'université étant ce qu'elle est, elle s'empara de thèmes nouveaux, et visa des clientèles nouvelles, entre autres les travailleurs immigrés, et ceux dont nous parlons aujourd'hui, les homosexuels.

Ceux-ci, sont dans toutes les couches de la société, hommes et femmes, dans toutes les religions, dans tous les partis politiques d'un extrême à l'autre de l'échiquier. Ils sont de toutes les classes d'âge. On en trouve même dans les couples hétéros sexuels- hommes et femmes, pères et mères de famille, qui ont trouvé dans ce faux semblant le paravent de leur vie cachée. Médecins, psychologues, prêtres confesseurs, en savent longs là-dessus.

Les travaux sociologiques sérieux qui leur ont été consacrés les estiment à 5% à peu près d'une population occidentale ( soit, si le chiffre est exact, dans une population française de 65 millions d'habitants, un chiffre de 3 millions et demi de personnes). De quoi intéresser, évidemment, les racoleurs de toutes sortes.

Pas des « tantes » et des « folles », évidemment, car une autre caractéristique de cette catégorie humaine, est sa discrétion, pour des raisons faciles à comprendre. Nous sommes loin des clowneries criardes des Gay pride.

Le but des « révolutionnaires » c'est d'unifier ce monde disparate, pour en faire un instrument de conquête du pouvoir.

L'intention s'est d'abord incarnée dans l'extrême gauche, puis à gagné par contagion la gauche classique. Elle est en train de conquérir la droite modérée. Et il suffisait d'écouter Jacques Chirac sur sa fin, ou ce matin encore M. Jean-François Copé « consterné » par le propos du député Vanneste pour s'en apercevoir.

En fait, la gauche se fout des « pédés » ( j'emploie à dessein cette expression injuste et vulgaire, mais consacrée ). Pour elle ils sont une matière première de leur ambition politique.

Et je ne suis pas en train de dire que la droite devrait en faire autant. Je ne suis pas autant cynique.

Je dis, en revanche, qu'il serait temps que le problème social, et surtout humain de l'homosexualité soit posée, et qu'on s'attache à le résoudre humainement, sans arrière pensée politicienne.

Il y a dans l'attitude courante, à cet égard, une énorme hypocrisie, et une volonté manipulatrice évidente.

Prenons l'actuelle revendication gaucharde du « mariage homosexuel » une escroquerie manifeste.

La gauche, en particulier la gauche marxiste et socialiste, a considéré, jusqu'à une date récente, le mariage et la famille comme de vieilles lunes, des institutions bourgeoises et aliénantes. « Famille je vous hais » disait André Gide, dans les années 1930.

D'autre part, les homosexuels « normaux » si j'ose dire, ne revendiquent nullement cette entrée en institution. Ce n'est pas tellement leur culture. Ni l'éducation d'enfants dont ils seraient « père et père », « mère et mère ».

Tout cela c'est de la politique, la politique de ceux qui veulent détruire ce qui reste de la famille, en l'assimilant à des unions d'une autre nature.

On me dit que M. Sarkozy, lors de son allocution de candidature que je n'ai pas encore entendue, aurait dit, se démarquant de M. Vanneste, qu'il déteste les mouvements homophobes. Moi aussi. Mais pour autant je ne suis pas homophile. Et j'espère qu'il ne l'est pas davantage.

On ne peut pas, me semble-t-il aimer ou détester, estimer ou mépriser quelqu'un à cause d'une appétence sexuelle qu'il n'a pas choisi, et qui n'est ni la zoophilie, ni la gérontophilie, ni la bestialité.

Chacun d'entre nous a, le sachant, ou ne le sachant pas ( le plus fréquent ) des amis qui appartiennent à cette catégorie. En ce qui me concerne je préfère un homosexuel ( que rien ne distingue d'ailleurs, extérieurement d'un hétéro, dans l'immense majorité des cas ) honnête, cultivé et généreux, à un hétéro voleur, inculte, et égoïste.

Il y a un changement des mentalités à opérer. Et l'éducation, qui s'impose, à cet égard, et d'abord dans les familles, ne doit pas être confiée à des militants prenant l'école en otage de leur maraude. Cela existe aussi.

Que nos compatriotes homosexuels soient ce qu'ils veulent, pourvu qu'ils respectent les règles essentielles de la socialité.

Qu'ils se méfient des manipulateurs de l'extrême gauche qui les prennent en otage. Et qu'ils méprisent les insignifiants, de la pseudo droite qui ne s'intéressent pas plus à eux que de cela.

Evoquera-t-on , et m'objectera-t-on le point de vue religieux? M'en tenant au christianisme je ferai remarquer que dans aucun des quatre Evangiles il n'est question des « pédés ». Que dans le Discours sur la montagne l'esprit n'est pas à la lapidation, ni de la femme adultère, ni de qui que ce soit. Ce qui est remarquable dans le monde méditerranéen, surtout à cette époque.

Voici, chers lecteurs, ce que je voulais dire, en hésitant, car il y a des sujets tabous.

Mais enfin c'est dit.

Et que personne, non plus, ne songe à lapider M. Vanneste. Que l'on soit d'accord ou non avec lui, son propos nous donne à penser. Et par les temps qui courent, ce n'est pas rien.

 

Edouard Boulogne.

 

Post scriptum : Nicolas Sarkozy est candidat. Nous nous y attendions.

Dans les semaines qui viennent nous aurons l'occasion de commenter la campagne électorale

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Lubrix des Gaules 16/02/2012 18:18


Elle est belle la Gaule !


Idefix doit être déjà planqué en Suisse ...


L'ump ne peut pas être soupçonnée d'homophobie étant donné que le ministre de la Qlture revendique sans complexe la culture de Sodome.


Bref ce genre de débat est débile on en a vraiment plein le c.. !

Claude HOUËL 16/02/2012 12:35


Vanneste,par sa sortie,a fait du tort à son parti qui a promptement réagi avant d'être accusé de couvrir un "homophobe",en pleine période électorale.Il y a là une logique dans la réaction.


Ce qui est plus inquiétant c'est l'argumentation politiquement correcte mais historiquement fausse:il ne faut en aucun cas parler de communautés sur-protégées autrement qu'en termes convenus
et imposés.


Dans ce contexte délétère on ne peut que saluer la prise de position de Serge Karsfeld qui préfère la vérité historique au mensonge manipulé.Il sera interessant de voir comment son intervention
sera commentée et si les bien pensants oseront le classer parmi les négationnistes.