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Publié par Edouard Boulogne

 

 

Homosexualite.jpg

 

 

De l'antiracisme,

 

Il existe actuellement un grand désordre dans l'esprit, en occident. Au nom d'un pseudo « antiracisme », nos pays se trouvent de plus en plus dépourvus des moyens de sauvegarder leurs cultures, leurs traditions, leurs identités, face à une immigration incontrôlée. D'autant plus que de puissants lobbies prennent en main cette immigration massive, se présentent à elle comme les humanistes qui assureront leur protection contre les « méchants Français » de droite évidemment, qui, par racisme et mépris leur voudraient malemort. Quasi mécaniquement, des groupes de pression de «  Français de souche » réagissent, mais, tantôt par manque de vraie présence dans les médias, tantôt par maladresse, ne sont pas compris ( notamment par les Français de couleur qui se trouvent impliqués, le plus souvent contre leur gré, dans une polémique qui ne les concerne pas directement.

 

A l'homophobie.

 

C'est une dialectique du même ordre, mais sur un tout autre problème, que l'on retrouve dans la question tout aussi médiatisée de l'homophobie.

 

Je publie ci-dessous deux articles remarquables sur ces questions délicates, et...explosives.

L'un sur la question du mariage homosexuel est l'oeuvre de Anne-Marie Le Pourhiet, bien connue des lecteurs du Scrutateur. L'autre est du philosophe, et journaliste Gérard Leclerc sur la théorie dite du genre ( ou gender ).

Je partage les idées de ces deux auteurs.

Je voudrais insister pourtant sur le fait que dans mon esprit il ne s'agit nullement d'accabler les homosexuels, hommes ou femmes, de les vouer à une quelconque exclusion de la communauté humaine, de les livrer à je ne sais quelle dérision, contraire, ce me semble à toute éthique raisonnable et inspirée des Evangiles.

Un homosexuel est une personne dont la sensibilité sexuelle est, pour des raisons que l'on ignore ( aucune des théories sur cette question n'est véritablement satisfaisante ) orientée vers des personnes du même sexe qu'elle.

Ces personnes sont assez nombreuses ( les études sociologiques estiment leur pourcentage à 5% d'une population, ce qui ferait en France trois millions deux cent cinquante mille personnes, y compris les personnes mariées, souvent pères et mères de famille, qui ont choisi dans la famille cette sorte de camouflage ), et pour des raisons qu'il serait trop long d'exposer ici, victimes d'une dévalorisation, voire de brimades et de persécutions.

Ces brimades à mes yeux sont peu acceptables dans des pays civilisés, et notamment ...chrétiens.

Si des groupes de pression ont une action politique valable à mener, c'est dans le sens d'une réintégration de ces gens qui, hormis leur sensibilité sexuelle, sont des gens comme les autres, ni plus, ni moins intelligents, ni plus ni moins pervers.

Des spectacles comme ceux de la Gay-Pride, ne sont pas la photographie des gens de ce milieu, n'étant qu'un grossier spectacle de carnaval, créé par des lobbies idéologiques pour détruire une société qui ne leur convient pas.

Une certaine gauche idéologique a créé ce carnaval pour renforcer un certain nombre de clichés, créer un réflexe de rejet de la part de la population, et tenter ainsi, efficacement, de capturer les voix des homosexuels, et créer un « vote gay ».

Une certaine droite qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez se précipite dans le piège ( par exemple ces députés UMP ou centristes tel Borloo votant au Parlement en faveur du « mariage gay »).

Une autre plus lucide sur ce point, le refuse, mais elle reste prisonnière d'une vision caricaturale du monde homosexuel, qui la fait finalement, à quelques exceptions près, servir les intérêts de ceux qu'elle prétend combattre.

Nous en sommes là.

Il faut déminer le champ de bataille. Jusqu'à maintenant les homosexuels ont été aussi bien de droite que de gauche, tout comme ils se partagent sur d'autres plans , dans les autres sensibilités sociales et religieuses dans des proportions équivalentes aux autres catégories de la population. Ils ne sont pas d'ailleurs, selon maintes enquêtes comme tendraient à le faire croire une propagande frénétique, partisans du fameux mariage. Il faut se méfier de la désinformation organisée par les lobbies.

C'est une politique ferme, intelligente et généreuse, libérée des préjugés mortifiants sur les vices particuliers qu'on leur prête, qui libérerait le champ social d'une guerre de plus dont nous n'avons que faire.

 

Edouard Boulogne.

 

 

 

( I ) La question du mariage homosexuel, par Anne-Marie Le Pourhiet.

 

 

Atlantico : Ce projet de loi a peu de chances d’être adopté puisqu'il a été rejeté en commission. Cependant, après l'arrêt du Conseil constitutionnel qui a estimé qu’il n’y avait rien dans la Constitution sur le sujet, et que c’était au législateur de trancher, le mariage homosexuel refait surface. L’un des arguments de ses défenseurs consiste, notamment, à montrer du doigt les pays qui refusent le mariage homo...

Anne-Marie Le Pourhiet : Ce procédé est vieux comme le monde. Si certains pays veulent devenir les poubelles du monde législatif, qu’ils le fassent avec l’euthanasie, avec les mères-porteuses.... Nous ne sommes pas condamnés à l’alignement ! Certains États aux Etats-Unis tolèrent les mères porteuses, d’autres non... Et à l’intérieur d’un même État-Nation, tel que les États-unis, les législations sont différentes sans que cela ne pose problème.

Des voix soutiennent que refuser le mariage homo dans une société laïque semble anachronique..

Mais cela n’a rien à voir avec la laïcité. Certes, toutes les grandes religions condamnent l’homosexualité, c’est leur affaire. Mais je ne suis pas croyante ! On peut être un philosophe rationnel, observer les choses rationnellement et servir le bien commun, indépendamment de toute religion et heureusement ! Refuser le mariage homo n’est pas moral. C’est plus grave que ça ! C’est une question qui touche aux fondamentaux de la société, du droit, des repères. On dit que les jeunes n’ont plus de repères : mais on s’attache dans le même temps à démolir tous les repères ! La grande responsabilité est de savoir quelle est la fonction du droit. Serait-il de consacrer des aberrations ? Le droit républicain doit-il être irrationnel et faire n’importe quoi ?

Quand vous voyez le corps d’un homme et d’une femme, vous voyez que les deux corps ont été faits pour s’encastrer l’un dans l’autre et que les deux ensemble vont faire un troisième et un quatrième, etc.


Pour lire la suite, cliquer sur le lien ci-dessous.

http://www.atlantico.fr/decryptage/mariage-homosexuel-gay-vote-assemblee-120277.html

 

 

 

 

 

 

( II ) Luc Chatel et la théorie du gender. ( par Gérard Leclerc )

 

Ger Leclerc : http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/luc-chatel-et-genre20110616.html

 

Société. L’introduction de la théorie du “gender” dans les programmes scolaires.
 

Luc Chatel et le genre

Gérard Leclerc le jeudi, 16/06/2011

dans

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Faut-il fréquenter la Gay Pride pour savoir ce qu’est une drag-queen ? Peut-être pas, même si cette étonnante créature n’est vraiment mise en valeur que dans cette gigantesque parade où elle se pavane sur un char, dans l’éclat de sa factice rutilance, juchée sur ses hauts talons vertigineux. On aura compris que la drag-queen est un homme qui se déguise en femme.

Un travesti en somme, si le mot avait la même charge d’évocation. Si Mme Judith Butler a pu amorcer sa longue marche philosophique, celle qui devait aboutir à la théorisation du gender, elle le doit à sa fascination pour la drag-queen. Imaginons quelque Marilyn Monroe de rêve, interprétée par on ne sait quel improbable androgyne.

Après tout, c’est Platon, dans le Banquet, qui a donné au mythe de l’androgyne sa dignité conceptuelle. Et on pourrait établir des rapprochements intéressants avec des problématisations contemporaines. Mais la drag-queen est plus qu’une image métaphorique. C’est elle qui commande tout le dispositif de la théorie. À savoir qu’il faut échapper à la distinction “naturaliste” de la dualité du masculin et du féminin. Le corps de l’homme, celui de la femme, n’imposent nulle détermination sexuelle. Ils s’offrent comme autant de textes à rédiger, laissés à la disposition de ceux qui inventeront leur sexualité selon toutes les désinences possibles : hétéro, homo, bi, transsexuel.

Le mythe de la drag-queen impose donc l’idée que tout est construction.
Rien n’est normé d’avance. Chacun est dans un rôle d’interprétation sur une scène théâtrale. Et si la société donne l’apparence d’être structurée par les normes hétérosexuelles, ce n’est qu’en raison de ce que Pierre Bourdieu appelait des habitus, c’est-à-dire des habitudes acquises dans le cadre d’une société donnée. À l’encontre de l’essentialisme ontologique qui voudrait que tout soit fixé, imposé par une nature inflexible, les études contemporaines établissent que c’est en vertu d’une pure construction sociale que les représentations hétérosexuelles sont dominantes. La déconstruction des rôles établit le caractère arbitraire des structures socio-sexuelles. Cependant celles-ci s’imposent lourdement avec leurs effets de domination.

Ce sont là des indications trop sommaires à propos de la théorie dite du gender, dont il faudrait plus patiemment établir la généalogie ainsi que les débats souvent virulents qu’ils provoquent parmi ses représentants. Née aux États-Unis, sous l’influence des penseurs français de la radicalité critique (la French theory), elle est d’abord l’instrument idéologique d’un féminisme militant. Mais à vouloir réduire la suprématie masculine, c’est l’ensemble des relations hu­maines qui se trouve mis en examen. Alors qu’un autre courant défend une conception fondée sur la valorisation de la symbolique féminine, la tendance dont Judith Butler est chef de file entend provoquer “le trouble dans le genre”, c’est-à-dire le contraire d’une fixation sur la différence féminine.

Dans son dernier essai (la Vie vivante, Les Arènes), Jean-Claude Guillebaud aborde longuement les pro­blèmes posés par la pensée de Judith Butler. Le radicalisme anti-essentialiste se trouve en effet en difficulté, dès lors qu’il évacue l’énorme obstacle du corps. Ce n’est pas la force du langage qui impose la réalité sexuée. Celle-ci se venge, dès lors qu’elle apparaît pour ce qu’elle est.

Déjà, Simone de Beauvoir s’était signalée par sa répulsion de tout ce qui concernait la procréation. Par ailleurs, l’existence doit “habiter” l’essence, et chacun doit s’approprier sa propre nature, ce qui n’est pas toujours évident, on s’en aperçoit à l’adolescence.

Il faudra longtemps pour que la théorie du gender traverse l’Atlantique. C’est l’an dernier que l’on apprenait ainsi que Sciences Po Paris l’intégrait dans ses programmes obligatoires. Et c’est tout récemment que l’on avait la surprise de constater que les manuels de SVT de première avaient eux-mêmes intégré cette problématique à partir d’une circulaire du ministère de l’Éducation nationale. L’affaire est d’autant plus surprenante qu’il s’agit de faire transiter des notions philosophiques très controversées dans un enseignement de nature scientifique. En classe de terminale, on conçoit que soient examinées les thèses d’un courant dont l’influence intellectuelle est indéniable. Il ne s’agit pas ici de discussion mais d’injonction. Ce sont de grands adolescents qui apprendront le gender sans avoir été préparés à l’évaluation d’élucubrations hautement contestables.

Monsieur Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, assume-t-il vraiment cette intrusion
qu’il impose de fait dans les consciences ? Sait-il de plus que cette théorie du gender est parvenue, là où elle a été élaborée, à une sorte de fin de cycle ? Judith Butler elle-même a remis en question certains éléments principiels de sa démonstration. Le constructivisme absolu ne concerne pas seulement l’identité sexuée, elle met en péril l’identité humaine tout court. Pourtant, les corps résistent à la dénégation de leur sexe et la dignité humaine s’affirmera à l’encontre de qui veut la déconstruire.    Gérard Leclerc, journaliste, essayiste

Dernier ouvrage paru : Abécédaire du temps présent, L’œuvre, 2011. 
 

À lire également sur valeursactuelles.com :
Sciences-Po frappé par le genre, par Frédérique de Watrigant
Le genre ou la subversion de l'identité, par Elizabeth Monfort

 

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castetsjj 21/06/2011 17:31



Bonjour Monsieur Boulogne,


Je viens de terminer la lecture de l'article de Mme Le Pourhiet, et surtout les nombreux commentaires qui rebondissent sur son propos.


A voir tant de revandications pour un mariage homosexuel, très certainement suivies par l'adoption , comme elle le précise, je m'interroge sur la
place de l'Homme et des minorités dans nos Sociétés et surtout la destinée faite par la nature à tous ces exclus d'un système dit normal dans un cadre sexuel de reproduction de l'espèce.


Il est bien dommage que ces Sociétés Homosexuelles n'aient pas été plus développées au fil de l'histoire, car là je pense que la sélection
naturelle aurait fait son oeuvre et il n'y aurait plus aucune minorité survivante visible.


Même si dans la nature toutes les perversions sont vérifiables, elles restent toujours en marge de la fonction reproductrice de l'espèce, en ne
représentant que le loisir et non une fin en soi !!!


Naïvement, je pensais que le PACS  (Procédure Accélérée Copulatrice des Sexes ) devait répondre en Droit aux problèmes posés par les
cas particuliers hors du mariage civil, et bien non la revendication perdure, pour que tout le monde soit beau et  égal aux autres.


Reste la possibilité d'un contrat protecteur devant Notaire !


Il est à croire que le fait de faire partie d'une minorité présente un inconvénient supplémentaire, est-ce mental ou chromosomique de vouloir
faire comme les autres alors que l'on est singulier...


L'observation que je porte est un manque flagrant d'Egalité, mais qui pourrait donc y porter remède sans mettre la vie en danger !


Chez les lesbiennes, grâce à un tout petit apport externe, ces couples peuvent enfanter, à la limite l'une pour l'autre par échange d'ovule, on
n'arrête pas le progrès.


A contrario, chez les Gays, sauf à faire disparaitre l'homme porteur d'un oeuf greffé sur son propre intestin et qui signe la mort également du
foetus, le couple est obligé de trouver un ventre accueillant pour faire le travail de fabrication, suivie de l'adoption.


Malgré tous les lobbies, qui pourraient rémédier à cette injustice criante... à part implorer un Dieu compatissant, la nature a exclu cette
éventualité.


Je ne suis pas inquiet pour l'avenir, on ne mérite que la Société et les valeurs que l'on souhaite , et après tout, de nombreuses
civilisations sont  mortes, disparues ou refondues par d' autres envahisseurs moins permissifs, alors après tout pourquoi pas nous, le temps nous est peut être déjà compté !!!


Bonne journée


Cjj.