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Publié par Edouard Boulogne

Mai 1967 en Guadeloupe, ou les bégaiements de la mémoire. 

 

 

Off-du-tourisme-P-a-P.JPG ( L'ex chambre de commerce de Pointe-à-Pitre devant laquelle commencèrent les provocations à l'émeute par les militants séparatistes du GONG).

 

 

( Nous aurons très bientôt une nouvelle émission de RFO sur les évènements de mai 1967 en Guadeloupe. Chaque année, nos commémorateurs nous servent et nous resservent les ruminations récurrentes des obsédés de mai 1967.

Point de recherche historique, dans ce flux obsessionnel. Mais les actes "mémoriels" des anciens combattants du séparatisme Guadeloupéen, ces vieillards égrotants et gâteux du GONG ( Groupe des organisations nationales de la Guadeloupe), ont peu de choses à voir avec l'histoire de la Guadeloupe.

En mai 2009, peu après le "mouvement social" (sic), RFO nous imposa l'émission d'un journaliste métropolitain, M. Duquesne, sur ce qui venait de se passer. 20 minutes furent consacrées à... mai 67. Le "guide" de Duquesne était ... Luc Reinette, terroriste condamné à la prison,au milieu des années 80, pour actes ayant entrainé mort d'homme, et de multiples dégats, libéré un an plus rard par l'Etat "kolonyal" ( sic ) dont la férocité est bien connue, et retrouvant aussitôt toutes ses fonctions dans la société d'HLM dont il était sous directeur, ceci dans la Guadeloupe "lourdement opprimée" comme chacun sait.

Luc Reinette comme directeur de programme télévisé à prétention historique!

Il faudrait en rire, si l'empoisonnement des consciences n'était pas un fait aussi réel et même plus dangereux que l'empoisonnement des corps.

Dans cette émission, l'on faisait témoigner un homme d'une cinquantaine d'années qui prétendait décrire une scène d'assassinat d'un "Gwadloupéyen" à laquelle il aurait assisté 42 ans avant (mais quel âge avait-il donc alors?) et qui se déroulait " là! disait-il, devant cette agence du crédit agricole, sur ce mur de carreaux blancs aux initiales CA de la banque. J'ai vu un homme massacré à la mitraillette par deux garde mobiles"etc (sic).

Dommage pour ce témoin, pour la mémoire des gongistes et de leurs successeurs, autrement malins, mais pas plus honnêtes de l'UGTG (pseudo LKP), ni ce mur, ni cette agence du CA n'existaient en 1967.

Sur mai 67, tout est du même tabac!

Nos séparatistes, émules de Me Félix Rodes et de ses grandes envolées, ont parlé, au fil des années de cinquante, puis de 80, puis de cent morts. Bientôt nous le verrons il passeront à 200 puis à trois cents, puis...

Pourquoi cette inflation s'arrêrait-elle puisque ces malades peuvent dire n'importe quoi sur les antennes du service public, payé par nos impôts, sans réaction d'une autorité quelconque?

Je ne crois pas un instant pour ma part à cette thèse des cent morts. Mais je souhaite ardemment que la vérité, "seule révolutionnaire", soit faite. Je n'en ai pas peur.

Comment dans un aussi petit pays que la Guadeloupe cent morts pourraient-ils avoir disparus, sans laisser de traces, et sans conséquences d'aucune sorte? Il y a ici un état civil. On y a recours constamment pour des opérations juridiques, mariages, héritages, (même d'une modeste case), etc.

Ici, nous rectifions, nous réagissons. Non pour les "vieux" ( qui ont connu mai 67, et ne s'en laissent pas compter) mais pour tous les jeunes, personnes en danger d'empoisonnement.

C'est pourquoi je reproduis ci-dessous deux articles parus sur le même sujet lors de "commémorations" antérieures.

Lisez, diffusez abondamment.

Répandez le contrepoison.

 

Edouard Boulogne.

 

 

 

 

 

 

 

(I) MAI 67 EN GUADELOUPE.

( Avant mai 68, il y eut en Guadeloupe Mai 67. L’article qui suit parut dans le journal Guadeloupe 2000, peu après une commémoration des évènements sur RFO).

 

En mai 1967,la Guadeloupe a deux reprises connut une surchauffe sociale et même politique. En février d'abord, à Basse-Terre, un incident banal entre un commerçant blanc, d'origine étrangère et un mendiant importun, engendra une émeute sans commune mesure avec la cause initiale. Il y eut des personnes molestées, des voitures incendiées.

Quelques mois plus tard, à l'occasion d'une grève d'ouvriers du bâtiment, les forces de l'ordre, au départ non armées, furent prises à partie par des agitateurs, blessées à coups de pierres et de conques de lambis. Les choses dégénérèrent ensuite sur plusieurs jours. Les forces de l'ordre d'abord débordées, puis les renforts arrivés de Paris firent usage de leurs armes. La répression dépassa sans aucun doute les limites Le chiffre officiel des victimes fut longtemps de 8 morts. Depuis quelques temps les commémorateurs du drame parlent de 60 morts. Il ne serait pourtant pas difficile en se référant aux registres municipaux de décès (par exemple, et entre autres, de savoir le chiffre exact, et les identités des victimes).On peut se demander qui a intérêt à ce flou générateur de toutes les inflations verbales et des rhétoriques les plus boursouflées.

Selon la thèse la plus répandue pendant longtemps, les grévistes se seraient déchaînés contre les CRS après avoir eu vent d'un propos qu'aurait tenu pendant les négociations à la Chambre de Commerce de Pointe-à-Pitre un patron du bâtiment M.Georges Brizard. "Les nègres aurait-il dit, je les connais, quand ils auront faim ils se mettront au travail."

Pour qui connaît Georges Brizard, cette phrase est invraisemblable, non seulement parce qu'elle ne correspond pas à la personnalité de cet homme mais non plus à son intelligence, à sa bonne connaissance de la Guadeloupe, ni encore à la situation. Dans l'ambiance surchauffée du moment un tel propos eut été pire qu'un crime, une faute. Qu'elle n'ait pas été commise, une déclaration d'un des chefs de l'agitation subversive de l'époque, Paul Tomiche, le démontre ainsi que le bon sens. Après avoir rapporté le propos attribué à G.Brizard,M.Tomiche déclare sur RFO-TV:"Un tel propos n'a sûrement pas été tenu. Mais ce fût une rumeur, cette rumeur déclencha la fureur des manifestants ".Soit! la cause est entendue. Il eut été intéressant que M.Paul Tomiche, indiqua la source de cette rumeur. Nous étions rappelons-le en 1967.La révolution castriste était à son apogée. La décolonisation en Afrique et en Asie n'était même pas tout à fait achevée. La subversion communiste faisait flèche de tout bois.

L'administration était truffée de gens de gauche au service du communisme, d'anciens porteurs de valises du FLN,(le même parti qui règne aujourd'hui sur l'Algérie et la met en coupe réglée; pauvre et souffrante ancienne Algérie Française, aujourd'hui condamnée à l'alternative du FLN ou du FIS!);à Basse-Terre en février le directeur de cabinet du préfet de l'époque fit cause commune avec les émeutiers. Il devait revenir en Guadeloupe durant les années 1980; un bien lamentable préfet!

Il importait que ces choses là fussent dites pour contrer la propagande séparatiste que l'on nous a versée à grandes louches, sous prétexte d'information. Regrettons qu'à RFO la parole ait été coupée à Georges Brizzard dont on n'a rien pu comprendre au propos. Un procédé vraiment lamentable. Déplorons encore que sur la même chaîne de TV, tandis que parlait Paul Tomiche, à son bureau, et une victime rescapée(il a perdu une jambe dans la fusillade, alors que semble-t-il, il passait sur les lieux par hasard)des évènements, M.Coudrieux, que je connais bien et qui fut un camarade sur les bancs de la fac de droit, on ait cru bon de sonoriser les dialogues en leur surimposant des bruits de mitrailleuses. Cela était de très mauvais goût! Cela sonnait faux(R.FO!!!).Du mauvais cinéma, un remake du R.F.O des années 80 que nous croyions réformée?

Pourtant les auteurs de l'émission étaient si fiers de leurs mauvais petit coup qu'ils nous l'ont refait le dimanche matin du 15 juin!

On a les jouissances qu'on peut.

 

E.Boulogne.

 

 

http://www.lescrutateur.com/article-28926630.html 

 

 

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Claude HOUEL 27/05/2010 18:33



Mémoire ou mémoires ?


Il ne peut il y avoir de mémoire que personnelle.On ne peut mémoriser ce que d'autres ont vu,ont cru avoir vu ou,pire entendu.


Les prétoires sont là pour attester que la mémoire est faillible quand elle n'est pas étayée par des faits précis.


Dans l'histoire de mai 68 les faits ,rabâchés, à longueur d'années ne sont,souvent que des


transmissions par des témoins trés engagés politiquement qui pensent que l'histoire peut être fabriquée.


Il y a peu d'études sérieuses ,et objectives,sur le sujet,beucoup de pseudo-historiens ne


mettent en avant que les faits,réels ou imaginaires qui servent leur cause.


Ce matraquage arrive même à aveugler les opposants à cette vision restreinte:On se polarise sur le nombre de victimes sans se poser les vraies questions.


-Pourquoi n'y-a-t-il pas une liste précise de ces morts et de ces blessés, y compris chez les CRS et les civils molestés sur les barrages.


-Qui a intérêt à ce que cette liste,nominative,ne soit pas publiée?


-Mais bien au-delà du décompte pourquoi ne parle-t-on jamais de  réalités pourtant


connues: La repression,probablement disproportionnée et trop tardive ne s'est pas exercée


contre de pauvres grévistes désarmés,elle a fait suite à ce qu'il faudrait bien décrire comme une insurrection armée à caractère raciste.


L'insurrection est devenu rapidement armée aprés le pillage de deux armureries.


Les émeutiers ont fait usage de ces armes contre les forces de police:j'en ai été,personnellement,le témoin, boulevard Légitimus.


J'ai également pu voir,au même endroit,une chasse au faciés ou tout ceux qui étaient blancs,métis ou couples mixtes étaient tirés de leur voitures manu militari et roués de coups,les véhicules
étant systématiquement incendiés.


Les forces de l'ordre n'ont instauré un couvre feu  et quadrillé la ville qu'au bout de deux jours.Ils ont effectivement fait usage de leurs armes contre des tireurs isolés et
probablement contre ceux qui n'obéissaient pas aux sommations.


Tout cela n'est qu'un témoignage et donc ne représente qu'une vue partielle de ces événements qui ne me donne pas le droit de m'ériger en "historien".


Il se trouve cependant que beaucoup de mes amis guadeloupéens ont vu les mêmes choses et certains en ont même été victimes.


C'est pour cela qu'il faut écouter avec prudence ces mémoires qui ne font pas la Mémoire.



Mottet Marc 27/05/2010 16:41



Tous ces gens ne sont plus à un mensonge près!! Tout comme " Les animaux maldes de la peste", nos chers Guadeloupéen sont "malde de l'esclavage!! Quelle pitié!!


Il faut lire ce qu'ils ont "dénoncé" dernièrement à Fort Royal!! Je suis bien placé pour savoir que tout cela n'est que vue de l'esprit tordu de ces fous destructeurs d'une si merveilleuse
Guadeloupe.