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Publié par Edouard Boulogne

Mai 67 à P-A-P : un de ces témoignages dont on ne parle pas.   ( Témoignage de Claude Houel)

 

 

portraitbolotte1kv4.jpg ( Pierre Bolotte, préfet de la Guadeloupe en mai 1967. Un homme qui, semble-t-il n'a pas démérité, mais qui s'est trouvé dépourvu des moyens suffisants pour maintenir l'ordre plus efficacement, et dont  la formation ne l'avait pas préparé à faire face aux nouvelles méthodes de la guerre psychologique et de l'action subversive).

 

( Nos lecteurs réagissent. Je les en félicite. Voici un témoignage, modeste aux yeux même de son auteur qui ne se prend pas pour Dieu le père, ni même pour Clio, la nymphe, plutôt maltraitée,  de l'histoire. Face au matraquage que nous, Guadeloupéens, subissons en permanences, du fait d'idéologues, et d'extrémistes séparatistes qui n'ont de cesse de tenter se soulager leur névrose en la faisant partager par un plus grand nombre, il faut opposer, l'esprit de vérité, l'esprit de résistance, l'esprit de liberté. La Guadeloupe vaincra, une Guadeloupe fraternelle. Le Scrutateur, et d'autres, se veulent au coeur de cet esprit de résistance. E.Boulogne).

 

 

 

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Claude HOUEL sur l'article Mai 67 en Guadeloupe, ou les bégaiements de la "mémoire", par Edouard Boulogne., sur votre blog Le Scrutateur.

Extrait du commentaire:


Mémoire ou mémoires ?


Il ne peut il y avoir de mémoire que personnelle.On ne peut mémoriser ce que d'autres ont vu,ont cru avoir vu ou,pire entendu.


Les prétoires sont là pour attester que la mémoire est faillible quand elle n'est pas étayée par des faits précis.


Dans l'histoire de mai 68 les faits ,rabâchés, à longueur d'années ne sont,souvent que des


transmissions par des témoins trés engagés politiquement qui pensent que l'histoire peut être fabriquée.


Il y a peu d'études sérieuses ,et objectives,sur le sujet,beucoup de pseudo-historiens ne


mettent en avant que les faits,réels ou imaginaires qui servent leur cause.


Ce matraquage arrive même à aveugler les opposants à cette vision restreinte:On se polarise sur le nombre de victimes sans se poser les vraies questions.


-Pourquoi n'y-a-t-il pas une liste précise de ces morts et de ces blessés, y compris chez les CRS et les civils molestés sur les barrages.


-Qui a intérêt à ce que cette liste,nominative,ne soit pas publiée?


-Mais bien au-delà du décompte pourquoi ne parle-t-on jamais de  réalités pourtant


connues: La repression,probablement disproportionnée et trop tardive ne s'est pas exercée


contre de pauvres grévistes désarmés,elle a fait suite à ce qu'il faudrait bien décrire comme une insurrection armée à caractère raciste.


L'insurrection est devenu rapidement armée aprés le pillage de deux armureries.


Les émeutiers ont fait usage de ces armes contre les forces de police:j'en ai été,personnellement,le témoin, boulevard Légitimus.


J'ai également pu voir,au même endroit,une chasse au faciés ou tout ceux qui étaient blancs,métis ou couples mixtes étaient tirés de leur voitures manu militari et roués de coups,les véhicules
étant systématiquement incendiés.


Les forces de l'ordre n'ont instauré un couvre feu  et quadrillé la ville qu'au bout de deux jours.Ils ont effectivement fait usage de leurs armes contre des tireurs isolés et
probablement contre ceux qui n'obéissaient pas aux sommations.


Tout cela n'est qu'un témoignage et donc ne représente qu'une vue partielle de ces événements qui ne me donne pas le droit de m'ériger en "historien".


Il se trouve cependant que beaucoup de mes amis guadeloupéens ont vu les mêmes choses et certains en ont même été victimes.


C'est pour cela qu'il faut écouter avec prudence ces mémoires qui ne font pas la Mémoire.



 

 
     
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