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Publié par Edouard Boulogne

 Avril-1965.jpg ( Le Scrutateur bénéficiera désormais régulièrement de la collaboration d’un jeune plein d’avenir, Marc Décap, ( voir la photo ci-contre qu’il a voulue en noir et blanc). Nous publions aujourd’hui, en attendant mieux, ce qui est plus un billet polémique, une épigramme, qu’un article.
A bientôt Marc.
EB ).


Le Canard enchaîné, déborde plus que jamais d’aigreur et d’ironie méchante. Il s’en prend à Nicolas Sarkozy, laisse entendre qu’il n’écrit pas lui même ses discours, comme si n’importe lequel des candidats pouvait se passer de l’aide d’un ou de plusieurs nègres.

Mais le nègre n’a de talent qu’en fonction du maître qui l’a choisi. On sait qu’Alexandre Dumas (père) qui publiait en même temps, tous les jours deux ou trois romans, en feuilletons, dans la presse parisienne, n’avait pas le temps évidemment de les écrire tous, de sa main.
Il dressait le canevas, donnait l’esprit, relisait et corrigeait la mouture la plus satisfaisante. Ainsi, nombre de ses collaborateurs, ou « nègres », qui sans lui furent restés d’obscurs plumitifs, oubliés depuis longtemps sont passés à la postérité, grâce au génie de leur maître bistré.
Travailler de la plume pour le grand Alexandre était d’ailleurs pour la plupart un motif de fierté, tel celui, digne du maître, qui interrogé sur son métier, eut l'heureux à-propos de répondre, lui le leucoderme : « je suis le nègre du nègre ».

Le Canard enchaîné pour revenir à lui reproche à Sarkozy, d’utiliser des « nègres » pour lui écrire ses discours, d’où le gr
and nombre de références littéraires de ceux-ci, dont le vilain canneton ne peut supposer qu’un homme de droite (donc inculte, dans l’imaginaire de ces petits messieurs, hommes de gauche et intellectuels leur paraissant synonymes), puisse les connaître.
L’hebdo satirique fait semblant de lui venir en aide en lui suggérant des textes célèbres dont celui-ci, paraît-il de Lao Tseu (mais revu rive gauche) : « Qui ne pète ni ne rote est voué à l’explosion » ! (sic).

Bof ! Il me semble que le Canard baisse.

Je suggère au président de l’UMP, (en attendant mieux, peut-être), de lui répondre, à l’instar de Clémenceau à l’un de ses adversaires politiques qu’il méprisait : « quand je pète, c’est toi qui pue ».

Me voici transformé en nègre de Sarko !
Que l’on me pardonne, car c’est gratuit !

Marc Décap.

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