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Publié par Edouard Boulogne

Six mai 2007 : Sarkozy royal !.

n_sarkozy..jpegAu premier tour de l’élection présidentielle, selon la tradition nationale, les Français ont exprimé leurs préférences intimes.
Ils ont voté en fonction de leur idéologie, ou de leur degré de sympathie pour les concurrents (même quand ils savaient que leur candidat (candidate) avait peu de chance d’être retenu pour le second tour).

Au premier tour on choisit, au second tour on élimine, l’adage est connu.

Pour ma part, je ne suis pas un inconditionnel de Sarkozy. Je suis par exemple beaucoup plus souverainiste que lui en politique étrangère. Mais au deuxième tour je voterai sans hésiter pour lui.

Parce que le socialisme français est responsable du déclin français depuis 30 ans, et que cette femme, Ségolène Royale, qui manifestement n’a pas le poids humain et politique nécessaire pour incarner la fonction souveraine dans un grand pays, est, en revanche une assez bonne représentante de cette gauche issue des années 68, un porte-parole, certes terne, mais convaincu, des idées qui rongent intérieurement la classe politique française, ces idées de repentance, d’abdication de toute ambition nationale, à l’intérieur comme à l’extérieur, idées, si l’on peut dire, que combattait déjà le général de Gaulle quand il était au pouvoir, parce qu’elles énervent la France, et représentent pour elle à terme un danger mortel
.
Que l’on songe seulement au propos de ce jeune journaliste de RFO-Paris, hier soir, 23 avril, après un reportage sur l’écho  de notre élection dans la presse des USA, qui montrait que seul le New York Time lui avait accordé sa première page. « Nous ne sommes pas grand chose », s’exclama Louis Lafforge, avec la moue adéquate. Comme s’il fallait se déterminer en fonction des médias américains !
Gabriel Marcel disait qu’ un homme agit en fonction de l’idée qu’il se fait de lui-même, et que si l’idée est débilitante, son comportement ne peut qu’en subir les conséquences. Il en va de même des nations.
Et le jeune Lafforge est un bon produit  (il y a d’ailleurs bien pire que lui) de cette éducation nationale, aux mains d’idéologues de gauche, qui travaille à détruire tout ce qui peut rester de la vieille tradition nationale française qui inspirait aux enfants, l’amour de la patrie, le sens du travail bien fait, le goût de l’initiative individuelle, et le sens des responsabilités.

Or, et sans tomber dans l’illusion de croire que Nicolas Sarkozy, restaurera d’un coup toutes ces valeurs en voie d’effacement, par le coup de baguette magique d’une élection présidentielle, force est de constater, qu’au deuxième tour, il est le seul à se revendiquer de ces idéaux.
Ceux qui ont eu la chance d’entendre et de voir son discours de Dijon, le 23 avril en ont été frappés et presque éblouis.

Il y a longtemps que la France n’avait pas entendu un tel discours empreint tout à la fois de fermeté et de mesure.

 Sarkozy a de bonnes chances d’être élu contre Ségolène Royal. Car je ne crois pas que les électeurs de Le Pen, ou ceux de François Bayrou suivront leurs leaders, si, par malheur ceux-ci, s’enfonçant dans leurs rancœurs de vaincus invitaient à les suivre dans une alliance contre nature avec la candidate des bobos.

Je n’éprouve pas d’antipathie personnelle pour M. Bayrou ; je lui reconnais le droit, compte tenu de ses qualités intellectuelles, d’avoir des ambitions présidentielles. Il a joué, il a perdu.

Maintenant il faut revenir à la raison.

Les idées de recomposition politique en France fondée sur des alliances de circonstances entre des gens que tout oppose, (sauf leur haine de Sarkozy ; mais enfin, peut-on fonder une politique sur un slogan aussi scandaleusement nul que celui du collectif « Tout, sauf Sarkozy » où cohabitent des gens qui se refusent à voter pour quelqu’un dont la mère est juive, et d’autres qui le soupçonnent d’avoir un père « collabo Hongrois », soit tout et le contraire de tout ?), politique qui fut jadis celle des Edgar Faure, des Guy Mollet, des Pierre Pfimlin, et nous renvoie directement à l’époque de cette 4è République de lugubre mémoire dont le général de Gaulle avait débarrassé la France.

Mais rien n’est jamais gagné d’avance. Jusqu’au bout il faudra défendre le seul candidat souhaitable pour la France dans la conjoncture difficile où elle se débat, contre les campagnes mesquines et mensongères des fossoyeurs de  gauche. J’invite à tout faire pour que le 6 mai, la Ségolène soit renvoyée à son foyer et que s’installe à l’Elysée un Sarkozy royal

Le Scrutateur aura l’occasion de revenir sur tout cela dans les jours qui viennent.


Edouard BOULOGNE.

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