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Publié par Edouard Boulogne

Pour sourire.
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(En ces journées électorales, un peu moroses et tristounettes, et pour attendre avec philosophie les résultats des joutes en cours, sourions un peu avec des humoristes.
Humoristes de grande classe, sélectionnés par Jean Piat, et Patrick Wajsman, dans l’élégant ouvrage qu’ils viennent de publier sous le titre « Vous n’aurez pas le dernier mot » (Editions Albin Michel, 234 pages, 10 euros).
J’ai choisi pour vous quelques unes de ces brillantes saillies).

(I) Un jour que le ministre des affaires culturelles, André Malraux, faisait découvrir de nouveaux aménagements du Louvre au général de Gaulle, Yvonne de Gaulle s’exclama un peu sottement :
–Ah !Charles, quelle joie si nous pouvions avoir de telles œuvres à la Boisserie…

-Mais enfin, Yvonne, où voulez-vous que je trouve le temps de peindre ?


(II) A l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire, Winston Churchill pose pour la photo traditionnelle.
-J’espère, dit la jeune photographe, que je pourrai prendre, un jour, la photo de votre centenaire.
Churchill :
-Et pourquoi pas, mademoiselle, vous avez l’air en pleine forme !


(III) Au restaurant, Alphonse Allais examine avec soin le menu. Il finit par commander :
- Donnez-moi, pour commencer…une faute d’orthographe !
- Le garçon, imperturbable, répond du tac au tac :
- Il n’y en a pas monsieur Allais.
- Alors, dans ce cas, pourquoi les mettez-vous sur le menu ?

(IV) Celle-ci est de Sacha Guitry, un prince et pas seulement au théâtre :
-Monsieur Guitry, comment voyez-vous la vie amoureuse ?
-C’est très simple : on se veut et on s’enlace ; puis on s’en lasse et on s’en veut.

(V) Pendant un débat politique houleux un opposant à Adlaï Stevenson lui fait remarquer :
-C’est bien beau de faire des discours, mais nous voulons une proposition concrète.
Stevenson imperturbable :
-Voici ma proposition : si vos amis cessent de dire des mensonges sur nous, eh bien je m’abstiendrai de dire la vérité sur eux.

(VI) A une invitation rédigée en ces termes … « Mon salon sera pavé de jolies femmes . »… Marcel Achard s’empressa de répondre : « J’arrive ventre à terre. »

(VII) Un jour d’inauguration, devant Guernica, un touriste allemand apostrophe Picasso : -« c’est vous qui avez fait ça ?  Picasso sans hésiter : « -Non , c’est vous ! ».

(VIII) Un admirateur à Tristan Bernard :

-Le peuple juif est vraiment le peuple élu.
Réponse songeuse de l’auteur dramatique :
-Hélas, il est souvent en ballottage….

(IX) Monsieur Disraeli, quelle différence faites-vous entre un malheur et une catastrophe ? demanda un jour la reine Victoria à son premier ministre.
-C’est simple, madame : Gladstone tombe dans la Tamise… c’est un malheur. On le repêche…c’est une catastrophe.

(X) Ce garçon est si timide qu’il est toujours dans les jupes de sa mère, confia l’un de ses amis à Georges Feydeau ;
-Tant mieux, répliqua Feydeau, il s’y fera des relations !

(XI) La Grande Bretagne fut la terre d’élection des suffragettes. L’une de ces féministes enragées interrompit un jour, Winston Churchill au beau milieu d’un discours et lui lança :
-Si j’étais votre épouse je mettrais du poison dans votre thé.

Réponse instantanée de Churchill :

-Eh bien moi, madame, si j’étais votre mari, je le boirais !


(XII) Au cours d’un dîner de gala interminable, Edgar Faure observe longuement une jolie femme. Troublée, celle-ci lui demande :

-Cher Président pourquoi me dévisagez-vous ainsi ?

Réponse d’Edgar Faure, avec son zozottement légendaire :

-Madame, je ne vous dévisage pas, je vous envisage.

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