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Publié par Edouard Boulogne

1) Le héros du journal Le Monde. 2 ) Kemi Séba, prof de l'antiracisme. (Ligue I).
1) Le héros du journal Le Monde. 2 ) Kemi Séba, prof de l'antiracisme. (Ligue I).

1) Le héros du journal Le Monde. 2 ) Kemi Séba, prof de l'antiracisme. (Ligue I).

Cet article  émane du journal Le Monde qui n'est pas spécialisé, c'est le moins qu'on puisse dire dans le refus du délire anti blanc qui fait des ravages présentement dans le racialisme anti-blanc. Mélange, de retweets à relents antisémites, islamistes, pro-Erdoğan et empreints de racisme anti-blanc. C’est un peu beaucoup pour un seul homme qui, depuis 48 heures, en plus, est censé être un héros. Le plus inquiétant étant, bien sûr, que ce compte Twitter sulfureux compte près de 1.400.000 followers, sans doute pas bien vieux.

Une triste affaire, donc. D’autant qu’après le « buzz pour pas cher » créé pour célébrer l’antiracisme, la véritable version de l’altercation entre l’arbitre et le staff du club stambouliote paraît bien moins en faveur de la version officielle. Plus inquiétant encore, la facilité des médias à embrayer sur ce genre d’anecdote qui n’aurait pas dû sortir du terrain mais qui devient, par la magie médiatique, une affaire internationale. Se sont-ils excusés ? Au contraire ! Voici la réaction, vite supprimée, il est vrai, de la patronne de l’inénarrable Konbini, qui préfère « avoir tort avec Demba Ba que raison avec Fdesouche ». Bienvenue dans l’ère de la bêtise et de la post-vérité !

Voici donc l'article du Monde, un concentré de ce que le monde occidental comporte actuellement haine de soi, et de désir mortel de repentance sans limites. (LS)

 

Lire tout l'article ICI :

https://www.lemonde.fr/football/article/2020/12/09/pierre-achille-webo-et-demba-ba-les-footballeurs-qui-ont-dit-non-au-racisme_6062735_1616938.html?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1607520921


 

Ils auraient pu ne rien dire. Tourner les crampons. Faire la sourde oreille et laisser le match reprendre comme si de rien n’était. Mais ce serait mal connaître Pierre Achille Webo et Demba Ba. Mardi 8 décembre, sur la pelouse du Parc des Princes, ces deux footballeurs ont dit « Non au racisme », pour reprendre le slogan de l’UEFA, l’instance qui coiffe le football en Europe. Ils ont créé un précédent en conduisant l’ensemble des joueurs et des staffs du Paris-Saint-Germain (PSG) et de Basaksehir d’Istanbul à stopper un match de Ligue des champions et à ne pas revenir sur le terrain.

Pierre Webo, ex-attaquant de l’équipe du Cameroun, aujourd’hui entraîneur adjoint de Basaksehir, n’a pas supporté que le quatrième arbitre de la rencontre, le Roumain Sebastian Coltescu, utilise le terme de « negru » (« noir » en roumain) pour le désigner. « Why you said “negro” ? » (« pourquoi avez-vous dit “negro” ? »), a-t-il répété encore et encore au quatrième arbitre.

Mais c’est Demba Ba, international sénégalais, remplaçant mardi soir sur le banc du club turc, qui a sifflé la fin du match, en lançant à Sebastian Coltescu : « Quand vous parlez d’un homme blanc, vous ne dites jamais ce “type blanc”, vous dites simplement “ce type”, alors pourquoi quand vous mentionnez un homme noir, vous dites “ce type noir” ? »

Cette scène a eu une forte résonance. Le comportement de Pierre Webo et de Demba Ba a été salué par ceux qui dénoncent le racisme, notamment dans le football, depuis des années. « Pierre, c’est un super homme, un garçon mesuré, simple et cohérent », souligne au Monde Patrick Mboma, ancien attaquant du Cameroun et du PSG.

Coéquipier apprécié, travailleur acharné, il n’a pas eu la même carrière que son compatriote Samuel Eto’o, mais a eu son fait de gloire en équipe nationale. C’était en 2005 face à la Côte d’Ivoire : l’attaquant avait signé un triplé en éliminatoire du Mondial 2006. Il a fait une grande partie de sa carrière« Venez, on sort » : les joueurs de PSG-Basaksehir quittent le terrain, dénonçant les propos racistes d’un arbitre en Turquie après avoir porté le maillot de Nacional, club uruguayen, puis ceux de Leganes, Osasuna et Majorque en Espagne. Il avait mis fin à sa carrière en 2018 après une vingtaine d’années de professionnalisme.

« Engagement » au-delà du football

Le rôle joué par Demba Ba n’est pas surprenant. Le natif de Sèvres, formé à Montrouge (Hauts-de-Seine), s’était déjà distingué par ses prises de position au sujet du racisme. A 35 ans, l’attaquant est passé par différents clubs depuis ses débuts professionnels en 2006 (Mouscron, Hoffenheim, West Ham, Newcastle puis Chelsea ou encore Shanghaï) et a été plusieurs fois confronté à ce genre de situation.

En 2018, alors qu’il jouait pour le Shanghai Shenhua, il s’était dit victime d’injures racistes lors d’un match de la part de l’un de ses adversaires du club de Changchun Yatai, ce qui conduira la Fédération chinoise à infliger six matchs de suspension à celui-ci.


 

Lorsque Romelu Lukaku, l’attaquant belge de l’Inter Milan, avait été victime de cris de singe lancés par des supporteurs de Cagliari en septembre 2019, l’ancien buteur de Chelsea avait assené sur son compte Twitter : « Voilà la raison pour laquelle j’ai décidé de pas jouer en Italie lorsque j’en avais la possibilité. À ce stade, j’espère que tous les joueurs noirs vont quitter ce championnat. Cela n’arrêtera certainement pas leur stupidité et leur haine, mais au moins ils n’affecteront pas les autres races. »

Son « engagement » dépasse le seul cadre des terrains de football. Si, il y a quelques jours, il a partagé son « pessimisme » après l’agression du producteur Michel Zecler par des policiers, assurant qu’il ne voyait « aucune issue à ces problèmes », il avait aussi alerté, en août, sur le sort des Ouïgours, persécutés en Chine : « Quand allons-nous voir le reste du monde défendre les musulmans ? Je sais qu’il y a des footballeurs qui veulent se battre pour la justice, qu’ils soient musulmans, bouddhistes, chrétiens ou de toute autre croyance », avait-il déclaré sur BBC Sport.

« En tant que sportifs, nous avons un pouvoir que nous ne connaissons même pas. Si on se réunit et qu’on parle, les choses changent. Si nous nous levons, les gens se lèvent avec nous », avait-il ajouté. Ce 8 décembre, Pierre Webo et Demba Ba se sont « levés » et les joueurs du PSG, comme Kylian Mbappé et Neymar, se sont « levés » avec eux.

Mustapha Kessous


 


 


 


 

 

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