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Publié par Edouard Boulogne

1) OBONO dans sa splendeur! 2) J-P Sartre dans sa fiente.
1) OBONO dans sa splendeur! 2) J-P Sartre dans sa fiente.

1) OBONO dans sa splendeur! 2) J-P Sartre dans sa fiente.

Dans le procès intenté à Valeurs Actuelles pour racisme, il faut bien voir que c'est moins Daniéle Obono qui actionne la « justice » que le lent, et patient travail de l'extrême gauche française.blanche, oui, ou plutôt même pas rosée mais bien ROUGE, et surtout nihiliste.

L'article qui suit, compte rendu du procès, doit être lu par nos lecteurs. Ceuc-ci se rendront compte, si besoin est que le racisme anti blanc actuellement en voie de développement (il en existe d'autres, anti noir, anti jaune, anti chrétien, etc) n'est pas un racisme ordinaire résultant d'un jugement faussé par l'ignorance ou les préjugés, mais un racisme idéologisé par des intellectuels, comme jadis le nazisme ou le communisme, mais un projet concret d'exterminer quiconque s'oppose à leurs délires et/ou ambitions personnelles.

Nihilistes aussi ces gens-là qui se connaissent trop bien pour ne pas se détester, et fienter en toute occasion leur délire sur ceux qui leur ressemblent ne serait-ce que par la couleur de leur peau.

Tel Jean-Paul Sartre qui dans un texte célèbre consacré à un livre de Fanon, pendant la guerre d'Algérie écrivait : « ‘Le premier temps de la révolte, il faut tuer: abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé: restent un homme mort et un homme libre »

Un propos qui se passe de commentaire.

 

Le Scrutateur.

 

L’affaire Obono au tribunal : Valeurs actuelles, présumé coupable.


 

Le procès qui s'est tenu, le 23 juin, au tribunal judiciaire de Paris avait-il pour but de prouver une éventuelle injure ou de blâmer toute une publication ? Dans l'attente du jugement, force est de constater que l'air du temps est devenu férocement intolérant à la liberté d'expression.

Par Bastien Lejeune

Publié le 1 juillet 2021 à 17h00

 

(https://www.valeursactuelles.com//clubvaleurs/politique/laffaire-obono-au-tribunal-valeurs-actuelles-presume-coupable/ )

 

La question avait agité une partie des “enquêteurs” du Tout-Paris médiatique, à la fin du mois d’août dernier, au moment où l’ultime épisode du roman de l’été de Valeurs actuelles , qui propulsait la députée insoumise Danièle Obono dans l’Afrique du XVIIIe siècle, était devenu le principal objet de controverse du débat public français : qui se cache derrière le pseudonyme Harpalus ? Les uns envoyaient des SMS pour nous sonder, les autres prêchaient le faux pour savoir le vrai, comme si la réponse intéressait quelqu’un, en dehors des vengeurs de la cancel culture attirés par l’odeur du scandale. Ceux-là ont eu leur réponse : ce mercredi 23 juin 2021, Harpalus est sur le banc des prévenus de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Affaire Obono : drôle d’ambiance porte de Clichy [Partie 1]

Il n’est pas seul, à vrai dire. À côté de notre rédacteur en chef culture Laurent Dandrieu — puisque c’est de lui qu’il s’agit —  s’assoient le directeur de la publication, Erik Monjalous, et le directeur de la rédaction, Geoffroy Lejeune. Derrière eux, la rédaction de Valeurs actuelles, presque au complet, est là pour soutenir ses amis et défendre l’honneur de son journal injustement traîné dans la boue.

Si nous étions seuls, l’été dernier, face à la meute des accusateurs, nous pouvons compter, aujourd’hui, au Palais de justice, sur un soutien de poids. Rédacteur en chef de Charlie Hebdo de 1992 à 2004, puis directeur de la rédaction et de la publication jusqu’en 2009, Philippe Val en connaît un morceau en procès pour “injure publique”. Il s’avance à la barre, explique, très ému, qu’il vient « défendre plus un principe que ceux qui en bénéficient ». Sa défense, profonde et sincère, de la liberté de la presse pour laquelle nombre de ses amis ont perdu la vie ne semble guère émouvoir les avocats des associations parties civiles.

Violences, censures et chasses aux sorcières

Le manque de respect pour Philippe Val n’est pas circonscrit à la salle d’audience. Lors d’une suspension, l’avocate de la Ligue des droits de l’homme, Agnès Tricoire, qui n’a pas souhaité – osé ? – lui poser de questions, se lâche devant les micros, solide argumentaire à l’appui : « Il a tellement vieilli que je ne l’ai pas reconnu. Que dire ? C’est un naufrage, ce garçon. » « Philippe Val est l’homme le plus courageux que vous croiserez , rétorque le philosophe Raphaël Enthoven, même si un congrès de lâches est attaché à faire passer son courage pour de la haine. » Opposé aux idées de notre journal, l’essayiste agrégé de philosophie n’en défend pas moins, lui aussi, le pluralisme intellectuel : « Ce texte et ce dessin étaient violents et j’étais contre au sens critique du terme, conclut-il, cependant l’ensemble était censé faire déshonneur non pas à la victime mais à son bourreau. Un monde où cela tombe sous le coup de la loi me paraît être un monde où nos libertés sont menacées. »

Procès de l’affaire Obono : Lilian Thuram, le prêcheur de moraline

Il fallait voir la hargne et la brutalité verbale des avocats des parties civiles pour comprendre que ces gens-là ne sont pas là pour discuter. Dans un monde intellectuel à nouveau dominé par la guerre idéologique, on assiste à la résurgence des causes “parfaites” dont la défense justifie toutes les violences, toutes les chasses aux sorcières, toutes les censures. Le communisme est mort, vive l’antiracisme ! Au mois de septembre, Alain Finkielkraut avait distingué dans la fin annoncée de la revue le Débat un symptôme de ce basculement et nous confiait son inquiétude : « Avoir conscience de l’imperfection de sa cause suppose que l’on a soif d’entendre les arguments d’en face, pour les réfuter mais aussi pour progresser dans sa propre pensée. Le sentiment de cette imperfection est en train de disparaître dans une part importante du monde médiatique et culturel. » Sûrs d’eux, les défenseurs des nouvelles causes parfaites (antiracisme, écologisme, féminisme) ne cherchent pas le débat mais le K.-O. Ils visent la tête, tirent pour tuer, intimident les indécis pour les entraîner à leur suite. Ils vous “annulent”, vous “cancellent”, vous font disparaître. Ainsi, à la suite de la publication de notre roman de l’été, le Monde , prétendu “quotidien de référence”, réclamait l’interdiction professionnelle pour les journalistes de notre magazine. Geoffroy Lejeune est licencié de la chaîne d’information où il officiait depuis plusieurs années, il vit sous protection durant plusieurs semaines, des membres de la Ligue de défense noire africaine s’introduisent dans notre rédaction, menacent de nous « arracher les bras », dans l’indifférence politico-médiatique la plus totale.

Procès Obono : le naufrage de parties civiles très politiques

Contrairement à ce qu’il affirme, le ministère public ne poursuit pas toutes les injures, mais choisit ses affaires ; il est sensible à l’opinion politico-médiatique.

Au procès de l’affaire Obono, le vibrant plaidoyer pro-liberté d’expression de Philippe Val

Au cœur des reproches adressés à Valeurs actuelles dans la salle 2.01 du palais de justice de Paris, l’avocate Raquel Garrido croit deviner, dans cette politique-fiction, un choix de protagoniste guidé par le racisme et la volonté d’humilier. En réalité, Danièle Obono était, politiquement parlant, la personnalité idoine pour incarner l’idéologie tournée en ridicule dans ce miniroman. N’est-elle pas un soutien assumé de l’ancienne porte-parole du Parti des indigènes de la République (Pir), sa « camarade » Houria Bouteldja, qui affirme que, « demain, la société tout entière devra assumer pleinement le racisme anti-Blanc » ? Ne rechigne-t-elle pas à dire « vive la France » sur le plateau des Grandes Gueules de RMC ? Ne qualifie-t-elle pas dans un tweet Jean Castex d’ « homme blanc » ? Ses avocats eux-mêmes, après nous avoir accusés pendant douze heures d’essentialiser Mme Obono en fonction de sa couleur de peau, n’ont pas honte de ne voir que « trois hommes blancs » sur le banc des prévenus et font remarquer que la moitié de la salle réservée aux membres de notre rédaction est bien pâle à leur goût… Qu’elle le veuille ou non, la députée La France insoumise de Paris est devenue une figure politique associée au combat racialiste et indigéniste, elle incarne la fracture entre une gauche républicaine et laïque, et une autre décoloniale et intersectionnelle. Il n’y avait qu’à voir le casting de la manifestation organisée au Trocadéro, quelques jours après le début de l’“affaire”, pour se convaincre que nous avions fait le bon choix. Tout le monde était là pour soutenir Obono : ses amis insoumis, Houria Bouteldja, Maboula Soumahoro, Françoise Vergès, le Nouveau Parti anticapitaliste, Attac, le Collectif contre l’islamophobie en France et la Ligue de défense noire africaine…

« Valeurs actuelles subit-il un procès politique ? » La question, faussement naïve, est posée par l’avocat d’une partie civile à son témoin, Lilian Thuram. Elle appelle bien sûr une réponse négative, mais le pseudo-docteur ès antiracisme, venu faire profiter au tribunal de ses analyses confuses de la « pensée blanche » , a gardé de sa vie de footballeur le goût du contrepied. Celui-là semble involontaire : « Tout est politique » , répond l’ancien joueur de l’équipe de France de football. Pour une fois, force est de constater que le héros de France-Croatie 1998 a vu juste.

Comment l’affirmer ? Tout d’abord, il faut noter que le ministère public a ouvert une enquête contre Valeurs actuelles avant même que Danièle Obono ne dépose plainte : c’est donc l’État qui a estimé nécessaire d’engager ces poursuites. Dans son réquisitoire, le procureur de la République prend soin de préciser que, si notre journal se trouve sur le banc des accusés, ce n’est pas en raison de l’émotion médiatique ou des condamnations politiques ayant visé ce texte, mais parce qu’il poursuit systématiquement les injures publiques. Pourquoi, dans ce cas, n’a-t-il pas poursuivi le rappeur Youssoupha, auteur de l’hymne des Bleus à l’Euro 2020, qui évoquait dans une chanson son fantasme de « foutre en cloque Marine Le Pen » avec sa « semence de nègre » ? Pourquoi le ministère public n’a-t-il pas poursuivi le chroniqueur de France Inter Daniel Morin, qui avait consacré l’un de ses billets à notre journaliste Charlotte d’Ornellas, décrite en objet de ses fantasmes sexuels dans des termes particulièrement dégradants ? Pourquoi n’a-t-il pas poursuivi l’Humanité, qui publiait quelques jours avant le roman de l’été de Valeurs actuelles une caricature avilissante de la journaliste sportive Marion Rousse ?

Tyrannie des minorités nombrilistes

Il est vrai que, dans chacune de ces trois situations, l’injure n’a pas suscité de condamnation massive de la classe politique – du plus petit élu local du Rassemblement national jusqu’au président de la République et au Premier ministre, dans notre cas – ni occupé des heures d’antenne à la télévision. Contrairement à ce qu’il affirme, le ministère public ne poursuit donc pas toutes les injures mais choisit ses affaires ; il est sensible à l’opinion politico-médiatique. Dans l’affaire de Nadine Morano présentée en « fille trisomique du général de Gaulle » par Charlie Hebdo, ou celle de Marine Le Pen dessinée en étron fumant par le même journal, il avait demandé la relaxe, estimant que les limites de la liberté d’expression n’avaient pas été dépassées. Pour Valeurs actuelles, il requiert la condamnation et n’a « aucun doute » quant à la culpabilité des trois prévenus…

Depuis la loi Pleven de 1972, les associations sont autorisées à porter plainte au nom de groupes ou d’individus pour provocation à la haine, à la violence ou à la discrimination en raison de l’appartenance ou de la non-appartenance à une race, une ethnie, une nation ou une religion. L’espace public ne doit plus être un lieu de débat mais un safe space , zone neutre dans laquelle les individus soi-disant marginalisés ne sont pas mis en difficulté. Chaque fois qu’une minorité se sent heurtée, elle réclame la censure. Pourquoi discuter, argumenter, accepter d’être blessé par les convictions de l’autre, son humour ou sa satire, quand on peut simplement museler, effacer, “annuler”, dirait-on aujourd’hui, ceux qui pensent différemment ? « Quand on monte sur le ring, il ne faut pas avoir peur de prendre des coups », explique à la barre Philippe Val qui, grimé en nazi par le dessinateur Plantu, n’a jamais jugé utile de mêler la justice à ce différend. Interrogée par la présidente du tribunal sur les excuses formulées par Valeurs actuelles, en septembre dernier – nous demandions pardon si elle s’était sentie personnellement blessée par le texte, sans rien renier du fond -, Danièle Obono fait une réponse illustrant parfaitement l’américanisation de notre débat public, où les querelles se règlent de plus en plus par robes noires interposées : « Je ne veux pas des excuses, je veux la justice. »

Les différentes organisations qui attaquent Valeurs actuelles (SOS Racisme, la Ligue des droits de l’homme, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, Mrap, la Maison des potes, Mémoires et Partages) sont-elles là pour rendre justice à Danièle Obono ou pour faire le procès d’un journal qui franchit trop régulièrement la ligne jaune à leurs yeux ? La mise en cause de notre directeur de la rédaction, Geoffroy Lejeune, très contestable en droit et d’ailleurs contestée par notre conseil Basile Ader – on fait généralement comparaître le directeur de la publication et, moins souvent, l’auteur de l’article incriminé, mais jamais le directeur de la rédaction -, laissait présager ce que l’interrogatoire confirma : on attaque bien Valeurs actuelles dans sa globalité et non seulement pour ce roman de l’été.

Le procès de la ligne éditoriale de “Valeurs actuelles”

Le procès Obono se transforme au fil des questions en procès de notre ligne éditoriale : on nous reproche d’avoir propulsé Éric Zemmour « homme de l’année », de sombrer dans l’antisémitisme et le complotisme lorsque nous enquêtons sur le milliardaire George Soros, on nous pose des questions d’ordre politique n’ayant aucun rapport avec l’affaire qui nous occupe. Dans cette atmosphère hostile, l’attitude de la présidente, parfaitement neutre, détonne. « Je connais très bien la 17e chambre correctionnelle pour y être passé une bonne vingtaine de fois, explique Philippe Val. J’y ai toujours trouvé une intelligence au service de la liberté d’expression. » Si la probité du tribunal n’est évidemment pas en cause, la liberté d’expression est tout de même encadrée en France par des lois votées par le pouvoir, ce qui rend le verdict politique par nature, indépendamment de la conviction du magistrat. Le jugement, attendu le 29 septembre prochain, en dira plus long sur notre société, la possibilité de débattre, d’informer, de questionner l’air du temps, que sur notre journal.

 

 

 

 

 

 

 

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