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Publié par Edouard Boulogne

Adama Traore, Voleur, Violeur, mais héros d'une certaine pègre RACISTE et ANTIFRANCAISE.

Adama Traore, Voleur, Violeur, mais héros d'une certaine pègre RACISTE et ANTIFRANCAISE.

Allégation de viol contre Adama Traoré : le codétenu a été indemnisé

INFO LE POINT. Pour la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions, les faits d'agression sexuelle qui ont été portés à sa connaissance sont établis.

 Par Marc Leplongeon

C'est une affaire dans l'affaire. En mai 2016, deux mois avant sa mort, Adama Traoré fait l'objet d'une plainte pour viol déposée par Kevin*, 23 ans à l'époque, détenu dans la même cellule à la prison d'Osny. C'est la mère du jeune homme qui, ne supportant plus de voir son fils en « extrême souffrance », s'était présentée au commissariat de Cergy-Pontoise (95). Aux policiers qui prennent sa déposition, la mère relate, dans des termes flous, ce que son enfant lui aurait dit lors d'un parloir, à savoir qu'Adama l'« empêchait de dormir » et l'« enroulait dans un drap » la nuit.

Des faits qui auraient poussé le jeune codétenu à demander à changer de bâtiment, avant d'être placé à l'isolement. Quelques jours plus tard, nouvelle visite de sa mère : « Dès que je l'ai vu, il s'est mis à pleurer. Je lui ai demandé ce qui se passait, il m'a répondu par deux fois : il m'a violé. Je lui ai demandé qui ? Il m'a dit mon ancien codétenu, Adama Traoré. » La dénonciation est grave mais l'enquête, du fait de la mort d'Adama deux mois plus tard, n'aura pas lieu. Le procureur de la République de Pontoise constate l'extinction de l'action publique pour cause de décès le 14 septembre 2016.

Lire aussi EXCLUSIF. Adama Traoré, la contre-enquête

Un policier jugé pour diffamation

Contacté en juin dernier à ce sujet, l'avocat de la famille Traoré, Me Yassine Bouzrou, indique qu'Adama Traoré n'a jamais « été convoqué » dans cette histoire et n'a jamais pu donner sa version des faits. La plainte avait en tout cas été très mal reçue par Yacouba, un des frères d'Adama qui, en février 2017 avec un de ses amis, Mamadou K., mène une expédition punitive contre Kevin, violemment tabassé. « Je voulais juste parler avec lui pour la rumeur sur Adama  », se défendra-t-il à l'audience, avant d'être condamné à 18 mois de prison ferme.

Depuis, les journalistes qui évoquent publiquement la plainte pour viol, comme Nicolas Poincaré ou Jean-Jacques Bourdin sur RMC, s'exposent à des poursuites judiciaires pour « diffamation à l'encontre d'Adama Traoré à qui ils ont attribué des faits de viol pour lesquels il n'a jamais été poursuivi », lit-on dans un communiqué de juin 2020 du collectif La Vérité pour Adama. Un policier, qui avait qualifié Adama Traoré de « violeur », en marge d'une manifestation et alors qu'il était filmé, doit également comparaître le 2 septembre prochain devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour diffamation et injure publique.

Lire aussi Ramata Dieng, Assa Traoré, Aurélie Garand… : au nom des frères

Une indemnisation de 15 000 euros

Selon nos informations, une décision a pourtant bien été rendue dans cette affaire, non par la justice pénale, mais par la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi), qui siège dans chaque tribunal judiciaire et qui est composée d'au moins deux magistrats professionnels. Le 28 décembre 2018, Kevin avait en effet saisi la Civi de Pontoise pour obtenir l'indemnisation de son préjudice, non seulement pour les faits d'agressions sexuelles qu'il dit avoir subis en mai 2016, mais aussi pour l'expédition punitive de février 2017.

Réunie en décembre 2019, la Civi n'a rendu sa décision que le 12 mars 2020. Selon cette dernière, Kevin n'aurait dénoncé les faits d'agressions sexuelles à la justice que le 6 septembre 2016, deux mois après la mort d'Adama Traoré et quatre mois après que sa mère s'était rendue au commissariat de Cergy pour dénoncer « l'extrême souffrance » dans laquelle son fils se trouvait. Kevin raconte aux enquêteurs avoir été contraint, plusieurs fois par jour, de pratiquer des fellations à Adama Traoré, qui le menaçait à l'aide d'une fourchette.

Menacé avec une fourchette

Selon la Civi, Kevin aurait remis « une lettre à un surveillant » et évoqué les faits « de façon particulièrement circonstanciée lors d'un entretien avec un chef de détention, ajoutant qu'il avait déconseillé à sa mère de dénoncer les faits par peur de représailles ; il rapportait à une première surveillante le 17 mai 2016 qu'il subissait des pressions et menaces le contraignant à faire rentrer des substances stupéfiantes par le biais des parloirs mais ne souhaitait pas communiquer les noms des auteurs des faits ».

Placé à l'isolement le 17 mai 2016, Kevin n'aurait ensuite plus répondu aux sollicitations du personnel et aurait, « en dépit d'une surveillance et d'un suivi par l'unité sanitaire », tenté de se suicider par pendaison. Et la Civi de conclure : « Il résulte de ces considérations de fait que la matérialité des infractions d'agressions sexuelles dénoncées doit être considérée comme établie. Le retentissement psychologique de ces faits commis sur une personne fragile et vulnérable au sein d'un établissement pénitentiaire justifie l'allocation d'une indemnité de 15 000 euros. »

Kevin est désormais considéré comme une « victime »

Kevin obtiendra également plusieurs milliers d'euros d'indemnités liées à l'expédition punitive. En prenant une telle décision, alors que le principal mis en cause – Adama Traoré – est décédé, la Civi n'a-t-elle pas empiété sur sa présomption d'innocence ? Cela ne revient-il pas à le déclarer coupable alors qu'il n'est plus en capacité de se défendre ? Interrogé, le Fonds de garantie des victimes répond : « Nous avons la possibilité d'indemniser sans condamnation pénale, et heureusement. Cela nous permet par exemple d'indemniser une femme qui se ferait violer dans la rue, sans que l'auteur ne soit jamais identifié. »

« Nous ne commentons jamais les dossiers, ajoute le Fonds de garantie. Mais nos décisions attestent bien du statut de victime. » Contacté, Me Yassine Bouzrou, l'avocat de la famille Traoré, nous a indiqué ne pas être au courant de cette décision. Le parquet de Pontoise n'a pas souhaité commenter.

 


 

 

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Djoahnanas 11/10/2020 20:27

La photo d'illustration c'est Adama traore joueur de football formé au fc Barcelone et evoluant a wolverhampton, un homonyme en fait...
Ça en dis long sur l'intégrité et les compétences journalistique de cet article meme si la réputation de la famille traore n'est plus a prouver

Ch ETZOL 22/07/2020 20:10

La ligue de défense noire est étrangement silencieuse sur les "faits d'armes" des frères Traoré, auxquels la cagnotte en ligne sera bien utile.
Elle a, d'ailleurs, été prolongée de 364 jours, soit jusqu’au 20 juillet 2021… de quoi continuer à amasser plusieurs milliers d’euros pour répondre aux diverses affaires, actuellement en justice autour du comité Traoré, parmi lesquelles « 3 procédures engagées contre Bagui Traoré », « 2 procédures engagées contre Yacouba Traoré », « 2 procédures engagées contre Youssouf Traoré »
Rien que du beau monde, donc, dans cette smala ! Et le "potomitan" qui vient nous donner des leçons !