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Publié par Edouard Boulogne

Stances à l'Hollande.

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Une parodie est, nous le savons, l'imitation d'une oeuvre, sur un mode plaisant ou dérisoire. Les chansonniers s'y essayent souvent, et se taillent, quand ils ont du talent, de francs succès, du moins pour ceux, dans le public, qui gardent des lettres, et leur culture.

Il existe des parodies d'Homère, de Pierre Corneille, du général de Gaulle, etc.

Rien de plus comique que de voir transposer, un récit héroïque et grandiose, dans un ton burlesque, et dans la vie quotidienne de MM Prudhomme, ou Dupont/Dupond.

Pierre Corneille, l'auteur de tant de tragédies héroïques, a été souvent une mine inépuisable pour les parodistes.

Par exemple dans sa célèbre tragi-comédie ( une tragi-comédie est une tragédie dont la fin est heureuse ), du Cid, autrefois bien connue des élèves de quatrième des collèges. Et notamment ( acte I, scène 5 ) le célèbre monologue de Don Diègue.

L'action se déroule à la fin du « moyen-âge », à la cour du roi d'Espagne qui doit désigner un précepteur pour le Dauphin, son fils. Concourent à ce poste prestigieux et importants, plusieurs candidats reconnus pour leur valeur, leur prestige, leur rang social, et les services rendus au royaume.

L'heureux élu du monarque est Don Diègue, immense personnage, mais devenu vieux, une sorte de maréchal Pétain, en 1940, et "la vieillesse est un naufrage", disait un célèbre don Gormas de 1940.

Bien plus jeune, dans la force de l'âge, et qui, par ses mérites pouvait tout à fait légitimement prétendre à cette dignité, le Comte Don Gormas, qui s'estime lésé, victime d'une injustice. Il s'adresse à don Diègue et lui dit de son poste : «  vous l'avez eu par brigue, étant vieux courtisan ».

En ces temps là la noblesse ne plaisantait pas sur le point d'honneur. Le vieux don Diègue dégaine, mais est bientôt désarmé par Gormas.

Alors s'élève la plainte de Don Diègue, chenu, qui a été déclamée ( c'était le temps des « récitations, et du « par coeur », en classe ) par des légions de gaminets de 13 ans, ( dont le futur scrutateur ) sans un poil au menton, avec une conviction des plus comiques ( rétrospectivement ), mais sympathiques :





« Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras, qu'avec respect toute l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
Œuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité, fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
Faut-il de votre éclat voir triompher le Comte,
Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur :
Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;
Et ton jaloux orgueil, par cet affront insigne,
Malgré le choix du Roi, m'en a su rendre indigne.
Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
Fer, jadis tant à craindre et qui, dans cette offense,
M'as servi de parade, et non pas de défense,
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger, en de meilleures mains ».

Pierre Corneille. 





Peut-être ces vers ont-ils ranimé quelques vertus guerrières chez nos lecteurs, surtout les plus....( euuhh, enfin, les moins âgés ! ) lettrés.

J'ai voulu ranimer les souvenirs, et peut-être susciter l'envie de lire Corneille, avant de proposer cette parodie de la tirade qu'on vient de lire, et que m'a envoyée un lecteur.

Imaginons qu'un jeune combattant de la politique française, digne d'un Cid ( il y en a, je ne les nommerai pas pour éviter à Hérode les tentations infanticides de son célèbre modèle antique ) rencontre « qui vous savez », et que je ne nomme pas ( que je laisse nommer, plus bas; mais mon discours restera posé.....pour une fois !! ), un jeune chevalier donc rencontre l'... (illisible ). C'est un an après mai 2012, de sinistre mémoire. ( Rappelons que « sinistre » vient étymologiquement du latin « senester » qui signifie « gauche ». A Rome, déjà, les augures – devins- estimaient que ce qui était «  à gauche » ne préjugeait rien de bon ).

Voici ce qu'il dit, sans en être entendu, à l'Hollande, sur une certaine place de la Bastille. Il est vrai que le Turlupin avait à se dépêtrer de la surveillance étroite d'une certaine Valoche, particulièrement vigilante, Ségolène n'étant pas loin. clash-trieweller-royal-guignols-info-2.jpg


Le Scrutateur.





Hollande-descendu-aux-USA.jpg

 

 

 

Hollande, Ô désespoir, Ô stupide énarchie,
N’avons-nous tant voté que pour cette infamie ?
Et ne sommes-nous blanchis à tant et tant œuvrer
Que pour voir en dix mois fleurir tant d'insuccès ?

 Nos cœurs qu’avec ardeur faisons battre « français »
Nos cœurs sont las de vous et de tous vos compères.
Blessés, trahis, usés, l’ambiance est délétère ;
Une affaire survient et fait tout exploser.

 Ô cruel souvenir d’'une gloire passée
Œuvre de tant d’histoire décimée le 6 mai
Nouvelle hiérarchie fatale à nos espoirs,
Précipice abyssal où nous allons tous choir.

 Faut-il, par votre faute, voir ce pays crever
Et souffrir sans un mot ou souffrir de dégoût ?
Hollande ! Il est grand temps de redonner à tout,
Une  grande exigence et un plus grand projet.

 Président, la fonction n'admet point d’à peu près.
Et les faux pas nombreux que vous accumulez
Les erreurs, les mensonges et cette suffisance
Font déborder la coupe de notre tolérance


Le moment est venu où tout peut basculer
Évite la débâcle, sauvegarde la paix.
Va, quitte  l’Élysée, en voiture ou en train
Et laisse le pouvoir en de meilleures mains.


 

 

 

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Frère jean 19/09/2013 14:34


So british. Valse hésitation à Paris, entre musique et poésie


 - A tout "seigneur" tout honneur, invocation  (d'alfred ou d'alphonse?)


     "No man delights me, no woman neither"  ( un peu misanthrope? )


 - La Périchole  ( ni la Touraine,...ni, surtout la Taubira)


     " Mon Dieu !!! Que les hommes sont bêtes !"