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Publié par Edouard Boulogne

riner--1-.jpg

 

Je ne suis pas rivé à mon poste de télévision 24/24 heures, à l'occasion des jeux olympiques.

Mais je prends de l'intérêt au spectacle, à des moments choisis, selon mes centres d'intérêts, de cette jeunesse dont certains éléments méritent qu'on les considère et qu'on les estime.

Car leurs performances sont le résultat d'un long travail sur le corps et sur l'âme. Sur l'intelligence aussi.

Oui! Sur l'intelligence. Je ne parle pas seulement de l'intelligence scolaire et universitaire, cette aptitude à acquérir et à combiner, plus ou moins adroitement des notions abstraites, dont il n'est pas certain que tous les possesseurs soient véritablement intelligents, maîtres d'eux-mêmes au point d'être capables de reconnaître dans certains, ouvriers, paysans, « simples coureurs de cent mètres », des gens parfois plus fins, et plus dignes de respect et d'admiration que maints docteurs épais et abrutis.

J'ignore presque tout du Jamaïcain Usain Bolt, tout de ses idées politiques, s'il en a de personnelles, mais je l'observe avec intérêt. Ce météore des pistes n'est pas qu'une machine à courir. 

usain_bolt_MU.jpeg

Son sourire, son regard, révèlent une intériorité; une lumière en émane, pas celle de Descartes explorant son cogito, mais celle plus simple d'un garçon du peuple, qui veut émerger d'un monde pour lui insatisfaisant, qui pour cela pratique un sport, et, non seulement en maîtrise les éléments mécaniques, mais encore, et surtout, en profite pour s'élever à sa philosophie, et à une connaissance du monde, et des mondes, que rien dans ses origines sociales ne le destinait, spontanément, à connaître et maîtriser.

Observez ledit Usain, il tranche, par rapport à ses homologues de la piste. J'ai parlé de son regard; il faut évoquer aussi sa gestuelle même si les medias, par leurs répétitions compulsives, tendent maintenant à en banaliser l'originalité. Usain, avant la compét, après aussi, et parfois hors compét, nous amuse en s'amusant, en prenant des distances avec lui-même, en jouant consciemment, et pas si mal, mon Dieu, la comédie humaine, ce qui est une façon de la transcender.

A cet égard, j'ai le souvenir récent du jeune champion jamaïcain, jouant consciemment, avec simplicité et grâce, et le sourire LIBRE, respectueux mais sans complaisance aucune, jouant donc le rôle de professeur de course à pied du jeune prince Andrew, d'Angleterre, en visite à la Jamaïque, il y a quelques mois.

Usain, je vous le dis, quand la fatigue des muscles, et l'exténuation des réflexes, inévitablement, lui imposeront sa retraite sportive, sera «  quelqu'un ». Son intelligence est libre, libérée par l'humour, peut-être bien par une « grâce » , je parle ici, un peu, théologie, qui le met hors d'atteinte de certains prisons idéologiques très répandues ces temps-ci. Du moins je le pense, et l'espère.

 

Un autre des champions qui ont retenu mon attention, et que j'admire, et doublement mon compatriote, en tant que Guadeloupéen et en tant que Français, est Teddy Riner. .

Je ne commenterai pas ses prestations sportives qui ont fait de ce sympathique géant, un champion hors normes, le titulaire des plus hautes distinctions sportives, dont la dernière en date est cette médaille d'or de judo, dans la catégorie des poids lourds. D'autres, plus qualifiés que moi, l'ont fait ces jours-ci, ad libitum.

Ce qui me frappe chez Teddy, comme chez Bolt ( différemment, Riner est d'un milieu social plus élevé que son collègue jamaïcain ), c'est la hauteur de vue du personnage.

Certes ce n'est encore qu'un très jeune homme, 23 ans, et il s'exprime comme tel. Sa « hauteur » est décontractée, mais réelle.

Avec lui, nous avons affaire à l'un des représentants de cette génération de jeunes sportifs français dont le niveau culturel s'élève, et parfois considérablement.

Chez Teddy Riner, aussi, il y a cette décontraction qui cependant ne s'abandonne jamais à la familiarité.

Et puis, il y a l'humour, dont je répéterai ce que j'ai dit à propos d'Usain Bolt.

Teddy est un garçon équilibré, à l'aise dans ses baskets.

Comme Usain Bolt, c'est un noir, un nègre...ce que vous voulez. Comme d'autres sont blancs ou jaunes.

Bien évidemment il le sait. Intelligent, la tête bien faite, il va reprendre Sciences-po, il est au courant des idéologies racialisantes, de tous bords, et couleurs, qui polluent l'air que nous respirons, lui, moi, vous, gens de la société contemporaine polychrome.

Mon sentiments, est qu'il domine tout cela.

Ce champion semble un homme libre. L'humour, l'humour, ahh! l'humour! lui a suggéré cette petite démonstration complice avec son entraîneur, où on le voit respectueusement prosterné devant ce dernier baisant ses chaussures « d'or », de circonstances, et le visage, de biais, tourné vers la caméra, plein de malice. 

Riner.jpg

Riner n'est pas un imbécile, il savait bien quelle signification pourrie l'on pourrait donner de cette prosternation d'un « noir » devant un « blanc ».

Il s'en est moqué. C'est bien.

Mais les professionnels de l'embrouille, les amateurs de fétidités anciennes, les racleurs de grattelles, ont fait sonner trompettes et battre tambours.

Lecteurs, si vous avez lu Le comte de Monte Christo, d'Alexandre Dumas, vous vous souvenez peut-être, de ce passage, à Rome, au moment du Carnaval, quand le spectacle de la mise à mort de deux criminels va être donné à la foule avide de sensations fortes. Voici que, soudain, une grâce est accordée à l'un des deux.

L'autre, jusqu'alors très calme et résigné, va perdre toute dignité. « Pourquoi lui, et pas moi? ».

Il mourra dans le désespoir, et la vilenie, déplorant moins sa mort que le salut de l'autre.

La foule en a eu pour son argent, et Edmond Dantès est renforcé dans son pessimisme foncier sur la nature humaine. La leçon lui paraît claire : il y a des gens qui sont moins affligés de leurs propres malheurs que du bonheur des autres. 

N'aiment pas l'bonheur, ces gens là. Et le bonheur le leur rend bien.

Le bonheur actuel de Teddy Riner, sa réussite, son élévation au-dessus des petits complexes, des petites jalousies et des ressentiments, devait nécessairement offenser quelques malades.

C'est ce que révèlent les échos publiés par le site martiniquais Politiques-publiques.

 

E.Boulogne.

 

 

http://www.politiques-publiques.com/Le-geste-de-Teddy-Riner-fait.html

 

 

Publié le 06/08/2012

« Déjà cinq fois champion du monde de sa catégorie (plus de 100kg), le judoka guadeloupéen Teddy Riner est devenu le vendredi 3 août 2012 champion olympique de judo à Londres. Si tous saluent les qualités exceptionnelles et la réussite du sportif, la polémique se poursuit autour du geste qui a ponctué sa victoire, au bord du tatami olympique. Dès l’annonce de cette victoire, Teddy Riner s’est couché au sol et a embrassé la chaussure d’or de son entraineur, chaussée par ce dernier en honneur à son élève. Geste de jeu pour Riner et son entraineur, il est en quelque sorte interprété comme un acte de soumission par certains observateurs, qui voient là les séquelles de l’histoire, celle de l’esclavage et de la colonisation. Le champion et son entraineur ont du expliquer la spontaneïté et la simplicité de ce geste...la polémique elle, se poursuit sur internet et les réseaux sociaux ».

 

Ci-dessous l'une des protestations martiniquaises, les plus stupides, ( mais dont le couillonnisme prétentieux garantit la prétention de son rédacteur à appartenir à « l'élite intellectuelle » de l'île soeur ). Les autres commentaires peuvent être lus en cliquant sur le lien ci-dessus, renvoyant au site Politiques-publiques.

 

« Contrairement à certaines opinions, il est essentiel de susciter un débat à propos d’un geste qui n’a laissé personne indifférent.

Mais quelques précautions préalables me semblent nécessaires :

1-La question n’est pas le débat sempiternel et imbécile entre la Martinique et la Guadeloupe puisque les différences d’appréciations sur ce sujet existent tant en Martinique qu’en Guadeloupe. Et les Guadeloupéens ne sont pas nécessairement les plus tendres avec leur champion sur son attitude .

2-Il est malheureux d’observer que dès qu’un débat qui remet en cause le comportement de l’un des nôtres survient , on se voit accusé d’être dans le « nèg kont nèg ». Mais le « nèg pou nèg » n’est pas le silence devant des questions qui suscitent, légitimement, débat.

3-Nul ne remet en question le talent de Teddy Riner et les qualités de courage, de persévérance, d’abnégation qu’il lui a fallu déployer pour arriver au niveau qu’il a atteint aujourd’hui. De ce point de vue, il représente un exemple pour nos jeunes et, au-delà, pour tous les jeunes du monde qui l’ont suivi et l’admirent, avec juste raison.

4-En dépit de nos positions divergentes, nous sommes tous fiers de cette victoire.

Ceci étant souligné, est-il interdit de considérer comme profondément malheureux le geste de Riner, se couchant pour embrasser le pied de son entraîneur ?

- Je suis de ceux qui pensent que ce geste ne doit pas être salué par le silence, comme si on n’avait rien vu, comme si on n’avait pas noté que toute la presse-à de rares exceptions près-parle du « baiser du pied » et non de la chaussure « en or »…Hasard ? Non !

Si nous nous faisons semblant de ne pas avoir compris le symbole, d’autres l’ont compris. Et cela ne nous honore pas !

- Teddy Riner a-t-il cherché, de manière délibérée et consciente, à montrer qu’il était soumis à son entraîneur ? Je ne le pense pas. Je ne pense pas qu’il ait voulu exhiber une quelconque soumission .Ce geste semble lui être venu « spontanément ».

Mais les explications qu’il a tenté de donner montrent qu’il n’a pas pris la mesure de la portée qu’un tel geste pouvait avoir et de ce qu’il pouvait déclencher…ET PAS SEULEMENT CHEZ LES NOIRS !!!

A ceux qui considèrent qu’il n’y a rien à dire, rien à débattre et qu’il suffit juste de crier « il est le plus beau et le plus fort », je voudrais dire ceci :

1-Chacun a le droit de porter une appréciation sur celles et ceux qui, à un titre ou à un autre, nous représentent…Pour peu que cette appréciation soit soutenue par un minimum d’argumentation.

2- Oui ce geste nous déshonore et déshonore le sport. Il est chargé d’une histoire encore trop récente pour que nous fassions semblant de ne pas nous en souvenir en Martinique, en Guadeloupe, en Afrique ou sur toutes les terres de déportation de l’Amérique et de la Caraïbe.

L’une des humiliations auxquelles les africains maintenus en esclavage dans nos pays étaient soumis était justement l’agenouillement, la prosternation. Il est trop facile de faire comme si l’histoire venait de commencer et qu’aucun passif n’existait. Même les « blancs » qui ont vu cet agenouillement n’ont pas compris ou ont considéré cela comme le geste d’un grand enfant reconnaissant. Est-ce là ce que nous voulons que l’on pense de nos champions ? C’est un choix toujours possible, après tout…

3-A-t-on vu quelque part un sportif « blanc » embrasser le pied de son entraîneur « blanc » ? Nulle part ! Alors pourquoi un des nôtres ?

Comment notre conscience peut-elle accepter qu’un entraîneur tende le pied, dans une posture narcissique, pour que le sportif qu’il suit l’embrasse ? Où est l’humilité de cet entraîneur ? Quel respect a-t-il pour Teddy Riner, cet immense champion ? Quelles valeurs cherche-t-il à transmettre à travers une telle mise en scène ? Quel rapport cherche-t-il à entretenir avec las centaines de millions de gens qui verront cette image ? Le monde sportif peut-il tolérer en silence complice le comportement de cet entraineur ?

4-Certains se demandent ce qu’il en serait « si l’entraineur avait été noir »…Je dis qu’il aurait aussi fallu condamner sans état d’âme un geste contraire au respect de l’autre, à l’esprit sportif et à l’humilité dont doit faire preuve et que doit transmettre un entraineur.

Le maitre ne demande pas l’humiliation de son élève mais le respect, la confiance, la discipline, l’humilité…qui n’est pas l’humiliation !

Que l’entraîneur soit blanc et Riner noir, cela prend une dimension encore plus dramatique parce que la problématique de l’esclavage ressurgit et ce comportement ne peut pas être analysé en l’excluant de l’histoire…Pas de « blanc », pas de « noirs », pas « d’esclavage », pas de « colonisation »…

UN MONDE ABSTRAIT ! TOUT NEUF ! JOLI TOUT PLEIN ! BREF ! UN MONDE NE DE L’IMAGINAIRE D’UN NEGRE DOMESTIQUE DONT LE PRINCIPAL RESSORT DE VIE EST L’OUBLI ET LA QUETE DE L’INVISIBILITE !

5-Ce débat, avec tous ses excès, n’est pas seulement nécessaire et sain. IL FAIT PARTIE INCONTOURNABLE DE NOTRE PROCESSUS DE GUERISON. Il montre que nous sommes encore attentifs, que nous avons la capacité de repérer ce dont nous ne voulons plus, que nous sommes en mesure de mettre en relation ce présent et notre histoire. C’est pourquoi il faut remercier et féliciter, ceux qui, dépassant le « noirisme » primaire ont osé dire, pour que Riner et tous nos représentants entendent :

« Nous vous aimons, nous vous soutenons, nous sommes fiers de vous…MAIS RESTEZ TOUJOURS DIGNES ! ET NE NOUS DECEVEZ PAS ! »

CELA CASSIUS CLAY L’AVAIT COMPRIS ! USAIN BOLT L’A COMPRIS ! RINER NE L’A PAS COMPRIS ! NOUS DEVONS L’AIDER A LE COMPRENDRE... »

 

Le « grand intellectuel »qui a éructé ce torrent de sanies, se trompe, je crois, sur Usain Bolt, pour les raisons que j'ai déjà dites.

Pour conclure, je me permet de renvoyer à un petit article que j'avais proposé aux lecteurs du Scrutateur il y a quelques années.

 

http://www.lescrutateur.com/pages/La_pensee_du_jour_280809_Humour-1675616.html

 

C'est, il me semble, un bon antidote au mal que le geste plein d'humour et de santé décomplexée de Teddy Riner, et de son entraîneur, a suscité chez quelques malades et quelques possédés.

Le Scrutateur. 

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Eric E.G. NOGARD 11/08/2012 22:41


Good Old Edward, 


Félicitations pour l’Article du Scrutateur de Guadeloupe sur Teddy RINER et Merci pour le Rappel qui
Concerne DANTES. Pardon aussi pour ma négligence injurieuse envers la rime. Bien à vous.


Warmest Greetings.


Eric


 


Fort-de-France, le 11 Août 2012


 


Teddy RINER, le Noble
WINNER.


Commentaire suscité par le Scrutateur d’Édouard Boulogne.


====


 


Je te baise le pied, toi qui as fait de moi


Le Champion que je suis, au plus haut du Podium.


Que ta chaussure soit d’or, que tu aies le pied nu,


Est-ce une humiliation, pour qui a Foi en Dieu,


Qu’en toute humilité, malgré les préjugés,


Je rende ainsi hommage au mot du Créateur :


 


Qui s’humilie s’élève, sans élever le poing.


Qui s’élève s’humilie, car il n’a rien compris.


A me faire à l’image, ou de l’un ou de l’autre,


Que l’un soit blanc ou noir, pied nu ou chaussé d’or,


Je fermerais les yeux, tant les yeux sont trompeurs


Et je dirais Bon Dieu, de Grâce que je sois humble.


 


De grâce que je le sois, même à me prosterner,


Et baiser la poussière que foule le miséreux.

Dissident 11/08/2012 04:33


Le monde entier et meme, dit-on, la Galaxie, sait que l'intello martiniquais est en vérité un Pov' kouillon. Quesse que vous voulez, ils tentent vainement d'égaler leur Maitre Césaire, mais ne
sont finalement, et tous comptes faits, que des loques risibles.

castetsjj 09/08/2012 11:35


Bonjour Mr Boulogne,


Après ce point de vue inter-îles, j e voudrai donner mon point de vue hexagonal, si tant est qu'il intéresse quelqu'un ?


L'exploit est indéniable et l'aboutissement de sacrifices et de renoncement à une vie de jeune telle qu'elle se manifeste de partout dans le monde occidental (tout pour le moindre effort et le
loisir), rien que ce sacerdoce dans la durée est  exceptionnel (même s'il ne s'accompagnait pas d'or) tous ces jeunes sportifs méritent notre reconnaissance pour représenter  la France
avec tant de talents, bravo donc à Teddy sans oublier les autres, blessés ou moins chanceux, ils ne sont pas moins méritants ; à contrario du foot où le sport est dévoyé, perverti par le pognon
et le star système qui fait tourner les têtes les plus solides !


De toutes les espèces, l'homme est le seul qui se pose la question de la couleur de sa peau, dans la nature elle s'adapte à l'environnement, c'est une loi immuable. Personne ne choisit son point
de chute ni sa couleur d'enveloppe ; c'est la loi du hasard et de la génétique, les éleveurs d'animaux de tous poils jouent avec cette science qui n'est pas encore exacte, et les apprentis
sorciers sont nombreux à être déçus...


Teddy trimbale apparemment sa négritude sans états d'âme, comme moi ma blanchitude ! Si Teddy est bien noir de peau, on peu dire que son âme est éclatante de couleurs et de pureté, il rayonne de
joie et est en accord avec lui-même et ses proches ; ce qui n'est pas forcément la cas de trop nombreux journalistes, dont le mal-être et l'aigreur perpétuelle transpire à chaque ligne, espérons
que la sauvegarde de l'emploi et la carte de presse ne sont pas leurs seules motivations,  et tant pis pour eux s'ils pensent vraiment ce qu'ils écrivent, les Parfaits ont disparus des
Corbières voici très très longtemps !


Bonne journée, Cjj

Mottet Marc 08/08/2012 21:27


Il y a et aura toujours ces indécrottables nostalgiques de l'esclavage!!


J'ai adoré l'analyse du scrutateur et son admiration pour ces deux super champions.


Teddy Riner a t'il des leçons à recevoir de ces "animaux malades de la peste"??

Franck De La SALETTE 08/08/2012 18:45


Bonjour,


J'ai beau avoir l'esprit tordu, je ne l'avais pas vu venir celle là...j'ai même éclaté de rire lorsque le champion a fait ce geste!


Dis donc Teddy, la dernière fois qu'on s'est croisé, tu m'as pris dans tes bras, il y avait des journalistes pas loin, j'espère que la photo ne va pas sortir...En tout cas, j'ai déjà prévenu ma
femme, on sait jamais!