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Publié par Edouard Boulogne

Après le 18 juin.

 

 

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Cohésion Sociale et Libertés Républicaines

 
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Ce 18 juin 2010, le mot le plus répété dans toute la France, sur toutes les ondes, dans tous les journaux est bien celui de « résistance ».

 

Certes, l’Appel du 18 juin 40 contient-il cette phrase : « …la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ». Mais bien plus que cela, c’est un appel à « l’effort » qui est lancé aux français. « l’effort » qui ne peut être sous-tendu que par « l’espoir ». « … rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. » Et le Général dira encore : « C’est uniquement l’espoir de vaincre qui soutient l’effort des peuples ».

Cette leçon devrait être entendue par les dirigeants de notre pays.

Car avant le 18 juin, il y a eu le 17 juin.

Le 17 juin 40, c’est l’appel du Maréchal Pétain : nous n’y reviendrons pas. Il marque une page noire de l’histoire de France qui a durée quatre ans et  même plus à certains égards. Il est l’appel type au désespoir et au refus de l’effort. Bref, à la capitulation.

Le 17 juin 2010 c’est l’échec de l’équipe de France et pour nous Guadeloupéen, l’appel de Basse-Terre 2.

Mais l’échec de l’équipe de France, n’est-il pas l’échec de la France ?  Une équipe nationale, ne reflète-t-elle pas un peu la société qu’elle représente ? Cette France à qui durant les trente dernières années on a inculqué que travailler moins peut faire gagner plus, qu’au goût de l’effort on peut substituer celui des loisirs, comment peut-elle attendre autre chose de ses champions que la simple application de la loi du moindre effort. A la valse-hésitation de nos dirigeants qui ne trouvent pas le courage de régler les problèmes de déficits budgétaires chroniques, répond en contre-point, le manque de réussite de nos athlètes.

Et puis, un pays qui permet qu’on siffle son hymne nationale et que l’on se « torche le cul » dans son drapeau tricolore, ne donne pas l’impression de se respecter lui-même, et ne peut attendre quelque fierté que ce soit de ses citoyens. De même quel signe le pays donne-t-il lorsqu’il fait remettre, au sommet de l’Etat, la croix de Commandeur de la Légion d’Honneur à un Préfet, même méritant par ailleurs, trois mois à peine après l’avoir vu enfiler le tee-shirt rouge des insurgés martiniquais en mars 2009. Et l’on pourrait continuer ainsi, longtemps, en multipliant les exemples, comme le « cass’ toi pauv’ con »,  qui  pré-figurent le « va te faire …, fils de … » du joueur de foot.

Le 17 juin 2010 c’est aussi, la déclaration de Basse-Terre seconde du nom.

 

Comme un mauvais « remake » du 01 décembre 1999, où l’on a vu les trois Présidents de Guyane, Martinique et Guadeloupe, se congratuler après avoir signé un accord demandant une assemblée unique en lieu et place des deux assemblées départementale et régionale de leur Région-monodépartementale.

Si Messieurs LETCHIMI et ALEXANDRE se sentent quelque légitimité à le faire, cela ne peut pas être le cas du Président de la Région Guadeloupe qui ne peut ignorer :

-         que la consultation de décembre 2003, avait apporté une réponse clairement négative à ce projet

-         qu’il doit son élection de 2004 au fait d’avoir pris fait et cause pour le NON à la consultation précitée,

-         qu’il doit sa splendide victoire de mars 2010, (il n’y a qu’à peine trois mois) au fait que, contrairement à lui, les représentants de la droite nationale s’étaient prononcés pour un changement institutionnel et que, de ce fait, une grande majorité des électeurs de droite ont choisi délibérément et en dernier ressort de voter pour lui,

-         Qu’enfin, il a multiplié les déclarations expliquant que ce n’étaient ni au Martiniquais, ni aux Guyanais de décider pour les Guadeloupéens et que les affaires de la Guadeloupe seraient réglées par les Guadeloupéens.

 

Si donc, le Président de la Région Guadeloupe a changé d’avis, et s’il considère qu’il a été choisi par les électeurs pour mettre en place – par simple suivisme- une assemblée unique, il est clair qu’il faut qu’il le dise. Et dans ce cas nul doute que les électeurs de Guadeloupe sauront en tirer les conséquences. Mais nous voulons croire encore qu’il s’agit d’un quiproquo, d’une erreur de rédaction des services. ( Souligné par le scrutateur).

 

La déclaration de Basse-Terre 2 ressemble trop à celle de Basse-Terre 1 pour qu’elle ne subisse le même sort.

La Guadeloupe n’a sûrement pas besoin, avec une seule assemblée et un seul Président, d’un pouvoir monarchique au sens étymologique du terme. Cela, Victorin LUREL  devrait le savoir !

En final :

Une France en grande difficulté dans un monde qui se renouvelle !

Des politiciens locaux à la recherche d’un pouvoir monarchique dans les DOM !

Faut-il baisser les bras ?

 

Nous laisserons la conclusion au Général :

« le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non. »

 « Les exigences d’un grand peuple sont à l’échelle de ses malheurs. »

« La justice sociale se fonde sur l’espoir, sur l’exaltation, non sur les pantoufles. »

Amédée ADELAIDE
Président de CSLR
18 juin 2010

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