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Publié par Edouard Boulogne

Samedi, 04 janvier 2014.   

 

Cher Eric Nogard,

 

Le 16 décembre 1793 s'ouvrit la dernière séance du procès de Louis XVI. Il fut condamné, tout le monde le sait dans des conditions particulièrement odieuses, avec cinq voix de majorité pour la mort. Parmi ces voix figurait celle du duc d'Orléans, cousin du roi, personnage douteux, corrompu par son immense fortune, et pas son ambition démesurée. Il se croyait malin, et se faisait fort, ayant éliminé le roi, de le remplaçer très vite au sommet de l'Etat. ( Il y a tellement de gens qui se croient malins et grands, parmi nos hommes de pouvoir! ). Quelques mois, plus tard, la logique révolutionnaire lui coupait la tête à son tour, ce qui ne fut que justice. Elle devait d'ailleurs emporter Robespierre lui-même.

Parmi les révolutionnaires qui survécurent et cueillirent les fruits de la lâcheté et de la fureur des autres, il y eut de ces gens sur qui, beaucoup n'auraient pas parié, même une roupie, ou pis,un assignat.

Ainsi, ce Fouché, curé défroqué, infiniment moins brillant qu'un Danton ou un un Robespierre, mais qui.......!

Sur Fouché, j'ai lu, très jeune, la belle biographie que lui a consacrée en 1929, l'écrivain Stefan Zweig.

Dans la préface de son ouvrage, cet auteur écrit : «Je sais que cette biographie d'un être absolu­ment amoral et d'une individualité aussi particu­lière et aussi importante que celle de Joseph Fouché ne répond pas aux désirs évidents de notre époque. Notre époque veut et aime aujourd'hui des vies héroïques, car dans la pénurie où elle est de chefs politiques créateurs, elle cherche dans le passé des exemples plus hauts. Je ne méconnais nulle­ment le pouvoir qu'ont les biographies héroïques d'élargir l'âme, d'accroître l'énergie et d'élever l'esprit. Depuis Plutarque elles sont nécessaires à toute génération qui monte et à chaque jeunesse nou­velle. Mais précisément, en matière politique, elles risquent de falsifier l'histoire, en laissant croire que jadis et toujours les véritables natures de chef ont dirigé effectivement le destin de l'univers. Il est incontestable que, par sa seule présence, une na­ture héroïque domine encore pendant des dizaines et des centaines d'années la vie spirituelle, mais seulement cette vie-là. Dans la vie pratique et réelle, dans la sphère du pouvoir gouvernemental, l'action décisive appartient rarement (et c'est ce qu'il faut souligner, pour mettre en garde contre toute crédulité politique)aux figures supérieures,aux hommes des idées pures, mais bien à une caté­gorie d'êtres de beaucoup moins de valeur, quoique plus adroits, je veux dire ceux qui travaillent dans la coulisse.En 1914 et en 1918, nous avons vu com­ment les décisions historiques de la guerre et de la paix étaient prises, non pas selon la raison et par les responsables, mais par des individus cachés dans l'ombre, du caractère le plus douteux et d'une intel­ligence bien limitée. Chaque jour nous constatons encore que, dans le jeu ambigu et souvent criminel de la politique, auquel les peuples confient toujours avec crédulité leurs enfants et leur avenir, ce ne sont pas des hommes aux idées larges et morales, aux convictions inébranlables qui l'emportent, mais ces joueurs professionnels que nous appelons diplo­mates, —- ces artistes aux mains prestes, aux mots vides, et aux nerfs glacés. Si donc, réellement, comme le disait déjà Napoléon il y a cent ans, la politique est devenue « la fatalité moderne », nous voudrions essayer, pour nous défendre, de découvrir les hommes qu'on trouve derrière cette puissance et ainsi le redoutable secret de leur pouvoir. Je pré­sente donc l'histoire de Joseph Fouché comme une utile et très actuelle contribution à la psychologie de l'homme politique ». ( Les passages soulignés du texte ci-dessus l'ont été par le Scrutateur .

Et ce que dit S.Zweig, vaut pour nos scènes régionales antillaises comme pour celles de la nation, ou du monde.

Ayant lu votre article de ce jour, j'ai senti votre ironie teintée d'amertume, et je l'aurais pleinement partagée si je n'étais depuis longtemps vacciné contre les virus de la politique, nichés depuis toujours dans les intelligences, et ce qui est pire dans les coeurs de ceux qui croient, mais partiellement à tort, diriger nos destinées.

D'ailleurs, mon cher ami, depuis quatre ans désormais que je vous lis, et ai le plaisir de vous publier assez souvent, j'ai appris à vous connaître, et je sais qu'un mouvement de mauvaise humeur, ou de colère ne dure pas longtemps dans votre âme de lutteur à la foi d'airain.

Vous êtes de ceux ( et j'aimerais bien qu'il en fut de même pour moi ) qui font que les peuples résistent aux corruptions, et conservent, tant bien que mal, difficilement, mais malgré tout, quelques-unes de ces vertus qui permettent que la foudre des dieux les épargne, et leur accorde encore quelques chances de salut.

Vous n'êtes pas de ceux qui font des entrechats dans les mauvais lieux, s'assurant de la sorte, honneurs ( au pluriel, au pluriel ! disait Péguy ), prébendes, et hochets divers.

Permettez moi de vous en féliciter, et de vous assurer de ma solidarité fraternelle ( dans la foi de J-C, bien sûr, et le précise parce que dans notre époque troublée on ne sait jamais, en dehors de cette foi qui nous est commune, où vont se loger les étranges cocottes qui se présentent au public comme figures de la fraternité ).

Cordialement,

 

Edouard Boulogne.

 






" ACCEPTEZ MA CONTRITION  SI J AI PECHE ", par Eric Nogard.

 

 

 

 

MARTINIQUE

PROVINCE

FRANÇAISE

                                                                                     Amie du Canada

 

 

Fort-de-France, le 04 Janvier 2014

 

Acceptez ma Contrition, si j’ai péché.

=====

 

Nous nous rappelons, rappelez-vous de même, du temps sera gagné.

 

Rappelons-nous le Mouvement insurrectionnel qui faillit embraser la Martinique, tout comme la Guadeloupe, en Février 2009.

 

Un Mouvement dont le guadeloupéen DOMOTA et la guyanaise TAUBIRA sont le Symbole assorti de la gentillesse adressée aux Békés qui les en eurent « mollettes » :

 

« Nou ka fouté yo Déro, Péïa sé ta nou ».

 

 

Domota et Taubira :TAUBIRA aux bras de DOMOTA.

 

 

Des États Généraux furent décrétés, la Martinique et la Guyane firent le choix de l’Article 73 quand à Martinique Province Française d’Amérique, nous étions seuls à préconiser l’Article 72 de la Constitution française, ne varietur par rapport à son application en France Hexagonale.

 

 

La Réunion s’en tint à l’article 72, elle ne semble pas s’en plaindre.

 

La Guadeloupe, aussi prudente qu’intelligente, prit le parti d’attendre pour faire son choix, l’apaisement de son climat social.

 

Peut-être fût-elle bien inspirée d’attendre, son choix porta sur le 72.

 

 

Bref.

 

Les évènements de 2009 et une situation des plus inconfortables pour les Békés qui, effectivement, risquaient gros.

 

Et nous qui avons pris parti sans ambages, devenant Chroniqueur du même coup.

 

 

De l’avis unanime, nous avons risqué gros.

 

Mais qu’importe, car depuis, beaucoup d’eau est passé sous les ponts et même par-dessus.

 

De même, bien des pas, depuis, se sont effacés sur le sable.

 

 

Et puis quoi ?

 

Juste le ciel qui nous tombe sur la tête :

 

Maîtres Békés et Maîtres Nègres en leur Messe Basse plantant l’arbre de l’amitié Urbi et Non Orbi en 2001, avec Commémoration rendue Publique pour la Célébration de l’interminable Centenaire du Prince de la Négritude, en 2013.

 

 

F2-Le-Cheftain--le-poulain-et-le-chapelain---Amen-1.jpg :Le Cheftain, le Poulain et le Chapelain… Amen.

 

 

En vérité, quelle idée avons-nous eue de fourrer le nez dans le Compérisme Béké-Nègre, cette galère qui, malgré les apparences, tient aussi bien l’eau en plongée qu’en surface, que de jour, que de nuit.

 

 

F3-La-photo-de-famille-1.jpg:Tous pour la photo de Famille.

 

 

Dieu veuille que dans leurs simulacres de zizanie nous nous tenions désormais à notre place, les laissant à leurs litanies au pied de leur arbre de l’amitié béatifiée et du Compérisme Solidaire.

 

Qu’ils acceptent notre Contrition d’avoir fourré le nez dans leur Sacro-Compérisme.

 

Et qui vivra verra

 

Éric E.G. NOGARD

 

***     ***     ***

 

Avis de vente de Mémoire.                                                                     

 

 

Nous voilà heureux d’annoncer à nos aimables lecteurs la mise en vente de notre Mémoire et Annexes, d’Ante Bellum (1939-1945) à Novembre 2013, à Monsieur le Président du Conseil Régional de la Martinique, aux conditions suivantes :

 

·        Prix Franco de port par courrier ordinaire.

 

-          Mémoire préfacé, sans annexes ni illustrations (une quarantaine de pages) :…..25,00 €uros.

 

-          Mémoire tel que remis à son destinataire (plus de 300 pages) :..........75,00uros.

 

·        Participation Forfaitaire par Courrier A.R. Suivi 10 €uros.

 

·        Règlement par tout moyen de paiement à l’Ordre de :Eric E.G. NOGARD.

 

D’avance Merci pour le soutien à « Martinique Province Française d’Amérique » pour sa contribution à l’information et au débat d’opinion.

 

Et à tous, Bonne Année 2014.

 

Éric E.G. NOGARD

 

P.S. :- Pour le paiement, un arrangement peut être envisagé.

 

 

 

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Ch.Etzol 05/01/2014 13:12


Dimanche 5 janvier 2014,jour de l'Epiphanie de Notre Seigneur


Je confesse à Dieu tout-puissant,je reconnais devant mes frères que j'ai péché, en pensée,en parole,par action et par omission.


Oui,j'ai vraiment péché,c'est pourquoi je supplie la Vierge Marie,les Anges et tous les Saints, et vous aussi mes frères, de prier pour moi le Seigneur Notre Dieu.


Que le Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde,qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduisent à la Vie Eternelle.   Amen