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Publié par Edouard Boulogne

La Guadeloupe après le pétrole. (Suite et fin).







( Voici la suite et la fin de la Tribune de L.Q Cincinattus. Il convient de la lire avec l'humour, et le demi sourire de l'auteur l'écrivant. Je rappelle que Le Scrutateur est disposé à publier des articles de ses lecteurs, dès lors que ceux-ci s'identifient par email, et/ou par téléphone, de façon crédible. Ces Tribunes n'engagent pas nécessairement le Scrutateur, mais doivent malgré tout participer en quelque manière de son esprit, loin donc de toute attaque méchante personnelle, de tout esprit de diffamation ou de haine. E.Boulogne. ).


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Prenant conscience que « La fête » était finie et qu’un nouveau Carême de privations allait suivre, celui-là certainement très sec au niveau de toutes les consommations industrielles, une autre fête commençait, celle de la « décolonisation » de notre imaginaire. Un extraordinaire enthousiasme s’emparait des groupes d’action commune dont la devise la plus belle qui soit, « Un pour tous, tous pour un ! », fut adopté et mise en pratique. Nous étions abattus et en même temps libérés : Fini l’emploi du temps mécanique cadencé au rythme des horloges administratives ! Plus de subsides de l’Etat. Fermeture des banques. La seule solution : l’entraide directe. Bienvenues alors aux journées coup de main, commencées pipirit chantant chez l’un et chez l’autre et se terminant au soir par des chants et du tambour ! Les jours gras reviendraient, cela était sûr. Mais il fallait s’organiser. Au niveau des familles, au niveau des sections et des quartiers, au niveau de l’île toute entière, de l’archipel et de toute la Caraïbe.


*


« Peak Oil !» Notre préparation n’a pas été vaine. Cela faisait quelques années que nous avions anticipé l’évènement annoncé : la fin du pétrole bon marché, état de fait qui a bouleversé nos modes de vie individuels, l’état social et politique… Fin d’une époque extraordinaire où la santé et l’existence même de l’humanité et de la planète toute entière furent mises en péril ; époque que nos historiens futurs regarderont peut être avec étonnement… à présupposer de leur bienveillance !



« Peak Oil ! » Début forcé d’une ère nouvelle pour notre humanité ?


Pour notre communauté insulaire, en tout cas, la poudre aux yeux des soi-disant « bio-techno-énergies » de substitution au pétrole s’est volatilisée devant la réalité d’une vision concrète et rigoureuse sur les priorités vitales de nos populations.


L’évidence des faits et de leurs enchaînements s’est révélée face aux vains enthousiasmes pseudo écologiques et aux discours fumeux sur l’énergie solaire, éolienne, ou sur l’hydroélectricité… En effet, la France s’étant désengagée complètement, rien de ce qui fut dépendant du temps d’avant n’était gérable à long terme : l’industrie nécessaire était inexistante sur l’île et défaillante ou remise en question partout où elle existait et le peu qui était encore produit ou en stock quelque part ne pouvait être transporté avec facilité. Il aurait fallu cent fois plus d’énergie pour se procurer une ampoule bien précaire sur une prise qui risquait de ne pas fonctionner, qu’à fabriquer de belles chandelles de cire de nos ruchers. Comment alors entretenir et renouveler des systèmes dépendants de sources absentes et d’autres taries ? Ceux qui avaient des installations solaires ou éolienne pouvaient espérer s’en servir un certain temps mais devaient se résoudre à les voir se détériorer et devenir inutilisables par l’usure et faute de matériel de rechange. Fabriquer des batteries avec de l’eau de coco ? Certains pouvaient y réfléchir ! Aussi quelle maintenance pour le réseau public de distribution d’hydroélectricité  sans matières premières importées ? Au premier cyclone un peu turbulent, à qui donnerait-on en priorité les derniers rouleaux de câbles en stock ?


Parenthèse : « La défaillance des technologies acquises ne pouvait-elle être résolue par de nouvelles technologies plus futées et élaborées ? » Où la vraie question était-elle : « Le progrès des relations humaines, du social, de la santé et de la culture, aidé par le temps ouvert offert par les machines arrêtés, peuvent-ils se passer de la technologie du début du XXIème siécle, pour réinventer un monde authentiquement humain sans pour autant revenir aux âges et usages archaïques ? »


Voici cher compatriotes, écoliers, et adultes responsables, un nouveau sujet de dissertation et surtout de discussion … pawol an bouch pa chag !!! Kra, kra, kra….



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… Le plus grand fiasco idéologico-énergétique, celui du soi disant développement durable et des illusions techno scientistes, fut celui du démantèlement de la filière canne à sucre par abandon de fait; filière  en laquelle tant d’espoirs et de discours progressistes voire « écologistes » avaient cru : illusion de l’alcool-carburant  et de la bagasse combustible pour nos centrales électriques (une seule créée et nourrie au ¾ de charbon polluant qui était importé d’Afrique du sud ).

La canne à sucre fut bien sûr encore cultivée, mais sur de petites parcelles dispersées, chaque famille bricolant des broyeurs mécaniques pour en extraire le jus au grandes vertus nutritives et médicinales.


Les Guadeloupéens, pragmatiques, clairvoyants et fermes sur la question, ont refusé la confiscation de terres agricoles pour une nouvelle exploitation de la terre et de leur force de travail pour produire des agrocarburants aux dépens d’une agriculture vivrière destinée à nourrir la population. L’exemple du Brésil et de la Jamaïque à l’agriculture recolonisée par les banques, confisquée à la population affamée pour nourrir des moteurs, fut évocateur quelques années avant l’annonce de la coupure de nos ponts aériens et maritimes. Si du Rhum et du sucre furent encore produits sur quelques sites jusqu'à cette échéance, les ouvriers des champs de canne et des distilleries avaient progressivement fuit en masse les lieux de production pour œuvrer à leur jardin familial en chantant et en riant de leur sueur libérée !

 

Notre parc automobile et nos bateaux n’ont donc pas tourné au rhum ! Le Bruit Noir terminé, la musique verte fut enfin libérée !... Certes avec parfois quelques nostalgies, surtout quant à notre ancienne facilité à nous déplacer (vroum, vroum). Pourtant, paradoxalement, une nouvelle joie prenait le relais : celle de percevoir le pays plus grand, plus vaste qu’il n’avait été auparavant, lorsque tout allait vite. En effet, cela fut à nouveau une expédition de relier divers points éloignés de l’île. Le trajet de Pointe à Pitre à Basse-Terre pouvait prendre un à trois jours selon les options choisies : routière pédestre ou équestre, maritime, par étapes ou d’une seule traite… Il est inutile de préciser que les enfants de Pointe-Noire ne connaîtraient les plages du Gosier et la pointe des Châteaux que pour leur apprentissage d’adolescence qui incluait un tour de l’île à pied.


*


Le biogaz , issu de la décomposition des végétaux terrestres et marins ainsi que des excréments humains et animaux, facile à produire avec peu d’infrastructures notamment pour tous ceux retournés à leur jardin, a été le seul palliatif acceptable pour l’éclairage domestique et pour cuire les aliments. Du temps d’avant, ce procédé fut expérimenté avec succès dans des pays du tiers monde et démontrait en Afrique ou en Inde qu’avec les excrément d’une vache, une famille pouvait s’éclairer – bec de gaz à bricoler- et cuisiner. Ce dispositif fut mis rapidement en pratique dans nos îles grâce à quelques pionniers maîtrisant le procédé et le diffusant. Utilisant comme « combustible » la biomasse de végétaux verts très abondants sous notre climat , ou du varech (et non le bois), cette solution évita un haro sur nos arbres.

Nous nous sommes rappelés à temps les dégâts irréversibles commis en Haïti au XXiéme siècle sur les forêts pour fabriquer le charbon de bois destiné aux forges et aux cuisines. La désertification y fut immédiate et la misère humaine de tout ce malheureux pays en fut une conséquence terrifiante.

Nous avons pris conscience que notre bien être, notre joie et notre santé dépendait en grande partie de la santé de nos arbres et du soin à leur prodiguer. Des pépinières se sont constituées de toutes parts sur l’archipel. La monnaie d’échange de valeur supérieure est vite devenue un or vert et vivant : graines de toutes sortes et plants d’arbres précieux (pas seulement fruitiers !). La biodiversité est devenue la principale richesse notre île encore plus belle : richesse matérielle, culturelle, scientifique, médicale et spirituelle. L’arbre de Vie et de santé, l’arbre de la connaissance, l’arbre à palabres et aux contes, l’arbre du voyageur et d’hospitalité, voici quelques unes des nouvelles richesses nouvellement cultivées qui font aujourd’hui la fierté et la prospérité de nos compatriotes.


*


Plusieurs facteurs déjà présents du temps d’avant ont été des aides déterminantes à la transition pour notre petit pays. D’une part l’abondance et la maîtrise de l’eau potable fut précieuse, essentielle. En effet une bonne décennie avant les évènements qui ont isolé notre île du reste du monde, les institutions politiques régionales avaient encouragé par des aides financière la réhabilitation des anciennes citernes domestiques de récupération des eaux de pluie et la réalisation systématique de nouveaux réservoirs pour chaque habitation construite. Les procédés de filtration au sable et au charbon facilement adaptable avec les moyens du bord ont donné d’excellents résultats en terme de salubrité. La maîtrise domestique de l’eau à également eu une répercussion favorable sur la santé publique : chaque famille, en effet, responsable et prenant soin de ses installations vitales ( propreté des gouttières, des réservoirs et des écoulements) favorisa la disparition des zones propices au développement des moustiques vecteur de la dengue. Cette maladie fut de plus en plus rare depuis le retour à notre autonomie en eau.

Autre facteur de transition facilitée : Beaucoup d’outils manuels avaient été rassemblés sur quelques sites à travers l’île par des personnes et associations avisés des perspectives de l’histoire : outils, semences, ainsi que bon nombre d’objets précieux impossible ou difficile à fabriquer soi-même : des allumettes, du savon de Marseille, des bougies, des médicaments, des bâches, des cordes, des hamacs, des casseroles… Chacun, individuellement ou en réseau, selon son métier ou son activité, avait remisé discrètement en lieu sûr les objets de nécessité vitale car, en toute bonne logique, l’épée de Damoclès de la pénurie pétrolière ne tenait qu’a un fil. Seul restait incertain le moment précis où il allait se rompre : un an ? Cinq ans ? Vingt ans ? …?


Autre secteur déterminant : L’agriculture.

Hormis quelques micro initiatives louables mais insuffisantes pour préparer l’avenir qui nous attendait , l’état des lieux était catastrophique au moment de la crise de transition. La politique agricole locale engagée avant le pic pétrolier fut déclarée immédiatement obsolète de fait face à la crise mondiale et inadaptée aux nouvelles réalités locales imposées par les évènements. La réadaptation s’est ainsi faite dans la sueur et parfois les larmes en voyant dans quel état la terre et les rivières avaient été traités pendant des décennies. Dépotoirs sauvages de sac-bleu-banane et de bidons-tête-de-mort… engins à l’abandon, sols ravinés et intoxiqués…

L’exemple de Cuba qui avait subi l’embargo pétrolier une vingtaine d’années auparavant fut suivi en de nombreux points, non pas par idéologie mais par obligation, avec la nécessité d’appliquer des méthodes biologiques et un développement sans précédant de jardins créoles familiaux : Jardins vivriers, fruitiers, médicinaux, petits élevages, et vaches-à-gaz !


L’engouement propagandiste « écologique » (et récupérationniste) des dirigeants « d’avant », repeignant en vert  leur politique avec des micro mesures distillées en pointillé, celles-ci de toute façon trop tardives et timides pour changer quoi que se soit, fut révélé dans son erreur. Par exemple, la renaissance programmée de la filière café pour une production locale de qualité fut constatée comme une navrante perte de temps, un manque de clairvoyance évident avec le recul, étant donné la nature même de cette denrée non essentielle, voire toxique pour la santé. La population, privée de produits d’importation, n’a eu que faire de plantations de café pour survivre, sinon s’en servir comme tuteurs pour des ignames ou des christophines… Beaucoup de caféiers furent arrachés au profit d’arbres fruitiers nourriciers : avocatiers, arbres à pain, agrumes, cocotiers etc…

Les monocultures bananières et de canne à sucre furent également progressivement démantelées et transformées en plantations fruitières et maraîchères diversifiées. Seuls les jardins anciens et les pépinières privées et publiques déjà en place du temps d’avant, furent un réel investissement à long terme, profitable à tous. Les grandes surfaces de bananes et de cannes furent redistribuées à la population en parcelles familiale (les békés et les gros propriétaires ayant quitté la place ).


Juridiquement et politiquement, on aurait pu craindre le pire mais ce fut finalement assez simple et facile : Il n’y eut pas d’autorité centrale ni d’armée pour l’archipel mais une fédération de mairies chacune fédérant des sections autonomes, mairies qui géraient leur circonscription territoriale toutes d’un commun accord à partir des lois républicaines en vigueur du temps d’avant et prenant la liberté d’en modifier, d’en supprimer, ou d’en décréter de nouvelle à partir de votes directs de leurs administrés. Un conseil fédéral de toutes les communes se réunissait en congrès annuel ou extraordinaire selon le besoin chaque fois dans une mairie différente. Une cour de justice et des juges de paix étaient nommés par élections dans chaque commune. Les prisons furent abolies ; l’ex-île fut décrétée comme la condamnation la plus sévère.


Yé mysticric !


*


… Notre jardin est à présent magnifique. Nous récoltons et troquons des plants, nous recevons des apprentis. Divers centres de vie, « biengré » leur polyvalence obligée, se sont spécialisés dans une excellence (3) où nous envoyons nos jeunes en séjour, étudier des savoirs et savoir-faire concrets pour la communauté humaine dont ils font partie et dont ils sont le levain. Ayant connu enfant le grand chambardement, porteurs du souvenir des récits de leurs aînés, ils auront la responsabilité de la mémoire de ce temps particulier pour leur pays, leur île belle, temps où le vent tourna pour l’humanité entière.


Nos enfants en bas âge et jusqu'à douze ans, enfance qui est le ferment du monde, est aussi au cœur de nos préoccupations : la première valeur de sociabilité et d’ouverture au monde étant la famille harmonieuse et non une école extérieure, nous sommes particulièrement attentifs à garder dans notre proximité notre fragile et pourtant décisive progéniture, telle une précieuse pépinière. Celle-ci n’est donc pas située dans les fonds reculés du jardin et peut chaque jour bénéficier de notre attention directe et active. Au libre soleil de notre maison ouverte où il y a toujours quelqu’un en activité, bien veillant; nos enfants sont protégés de tout excès et de toute agitation et de tout déplacement fréquents et déstabilisants. Plus nos enfants grandissent, plus leur vision et leur champ d’action s’élargit. Différente est leur nourriture. Ils voyagent d’abord en observation et sens ouverts, puis en contes, vagabondent dans les mondes infinis des fourmis, de la pluie, des fruits offerts par l’environnement immédiat.

A partir de sept ans ils reçoivent progressivement les enseignements culturels et ceux de la pensée abstraite, tout imbibés d’art permanents, selon les capacités de leurs parents, et par des enseignants itinérants.

Leurs mains sont agiles, leur pied alerte. Il grimpent aux arbres, Il chantent et deviennent musiciens car nous connaissons la valeur du proverbe : « Là où l’on chante, n’aie crainte de t’arrêter, car les mauvaises gens n’ont pas de chansons ».


La grande et difficile initiation au monde élargi, les voyages d’apprentissage, sont alors promis aux « jeunes plants » devenus vigoureux. Cette initiation sera ardemment attendue ! Elle sera toutefois souhaitée et profitable une fois seulement reçue, dans tendres années, amour et limites structurantes, bienveillance, douceur, mais aussi simplicité, fermeté; et des valeurs, temps ouvert à la découverte spontanée, au jeu et à la contemplation de la nature et des adultes en action alentour du foyer.... Nous considérons ainsi cette attitude comme le meilleur parti pour révéler les talents secrets, motiver notre jeunesse et lui donner confiance en la vie, force et intérêt pour grandir. L’abolition de l’école enfantine en recentrant notre travail sur notre lieu de vie, a été notre plus grande reconquête. Nous avons compris les erreurs et les leçons du monde d’avant qui, déléguant l’éducation en dehors du cercle de chaleur, tirant sur les jeunes pousses pour les faire pousser plus vite, les affaiblissait et en faisait des jeunes et des adultes blasés, déprimés, maladifs, inconstants, inconséquents, sans intérêts pour la rencontre et l’échange.

Donner le temps au temps, vivre à nouveau lentement, préférer l’intensité des choses simples et fondatrices à la nouveauté et à la dispersion des forces, fondent à présent notre nouvelle alliance, donnent l’impulsion régénérée à notre humanité en chemin.


Yé mysticric !...


A suivre ! L’histoire est en devenir …


***


EPILOGUE :


Ma grand-mère me disait : « An tan Sorin, nous manquions de tout, mais ce fut la plus belle période de ma vie car tout le monde s’entraidait… »


Il fallait se rappeler de cela pour comprendre et se donner le courage nécessaire à tout repenser et réinventer. Grâce au ciel et la terre, certains avaient ouvert le chemin de cette rééducation à notre pays. De nombreuses années avant le grand saut, ils avaient posés des germes et nombreux étaient ceux qui pouvaient déjà récolter et en partager les fruits. …


RENVOIS & COMPLEMENTS


(1)Sorin était le nom du gouverneur de la Guadeloupe pendant la deuxième guerre mondiale. La Guadeloupe était alors coupée du monde. Très peu de bateaux circulaient entre les îles et la France métropolitaine. Les importations comme les exportations avaient été interrompues. La population était donc privée de tout ce qui ne pouvait être fabriqué ou cultivé sur place. Le manque de farine France et de pain blanc, redonnait aux insulaires le goût de la cassave issue de la culture locale du manioc. Il arrivait que les stocks de sucre entreposés sur les docks de Pointe à Pitre explosent sous l’effet de la chaleur, soumis à une trop grande exposition au soleil.


(2) Le Peak Oil est l’expression anglophone qui signifie le moment où la demande en pétrole va dépasser l’offre et donc devenir de plus en plus chère en vertu de sa rareté. L’équivalent francophone est le « Pic de Hubbert ». Selon les sources, les « spécialistes » annoncent des perspectives différentes quant à sa réalité et à sa date supposée. Certains nient sa proximité voire affirment l’ abondance perpétuelle, d’autres proclament que ce pic de production a été atteint en 2008 et qu’en fonctions des stocks, il faut deux ans pour que les répercussions se fassent sentir auprès des populations. Certains pays ont déjà connu où sont en train de connaître des états de crise grave face à ce phénomène : Madagascar touché en 2007, l’Inde en 2008 ainsi qu’en Amérique centrale où les carburants ont atteint des prix inabordables pour le commun des mortels : désorganisation des transports et donc de toute l’économie ; tensions sociales et politiques, climat d’insécurité et d’insurrection ; abus de la répression. Le lecteur devra se faire une opinion avec les sources contradictoires et faire marcher sa pensée et son ressentit vis-à-vis de cette question. Car qui croire ? trop d’informations = pas d’information…


Documents connus parcourus par l’auteur :

La vie après le pétrole édition Autrement.

Pétrole Apocalypse d’Yves Cochet.

Journal indépendant : La Décroissance

(…)

Site internet : ASPO

Moteur de recherche : Peak Oil = nombreux sites en Anglais référencés.


(3) Les « centres de vie » ou se sont développées des « excellences » sont répartis sur tout l’archipel et au delà dans la caraïbe « Yé Cric ! … est-ce que la foule dort ?... ». Il sera seulement question ici des centres de l’archipel guadeloupéen et d’un exemple en Martinique à Antigua, en Dominique... En voici une petite liste ( prévisionnelle ?! ):

Avertissement : ceci est une fiction à l’heure de l’édition !

(année 2008 )


« Nombreux sont ceux qui ont transporté et adapté l’idée chez eux après avoir visité les pionniers anticipateurs de la « décolonie pétrolière » : le centre du Cœur Flamboyant dans les hautes vallées de Bouillante et celui de Marie galante furent les premiers à s’organiser.

Le premier, en côte sous le vent, fondé par un architecte philanthrope, s’est caractérisé par sa vocation d’enseigner et de pratiquer les arts & sciences du bien être et de la santé active, de l’architecture bio-climatique autonome, à partir d’une base qui est devenue commune à tous les centres de l’île : la quasi autonomie en ressources vitales : eau potable, agroécologie vivrière, fruitière, jardin médicinal…

Regardé comme une réalisation d’utopistes et de  « survivalistes » anachroniques avant les évènement mondiaux qui ont isolé l’archipel des grands centres d’industrie, le centre du Cœur Flamboyant est devenu un carrefour de ralliement et d’échanges culturels, de formation aux arts et aux artisanats vitaux. Beaucoup d’insulaires ont, depuis l’ère post-pétrole, fait le chemin à pied pour assister à ses séminaires de formation et ses célèbres rencontres de la pleine lune.

Celui de Capesterre, le premier à Marie Galante, à cultivé son excellence dans le traitement des végétaux marins en compost- engrais organiques pour l’agriculture en milieu aride.


D’autres ont par la suite essaimé et exprimé leur excellence dans les domaines suivants :


  • Le centre de Malendure : formation en géographie maritime & formation de skippers navigation – transport grand large.

  • Le centre de Montrepos St Robert : spécialiste de la mangue, des fruits rares et plantes et aliments médicinaux.

  • Les centres jumelés de la Désirade, de Kawann et Roche percée à Terre de Haut : arts maritimes, pêche et gestion des ressources en eau en milieu aride.

  • Le centre de St Louis de Marie Galante : unité de déssalement d’eau de mer et d’architecture autonome.

  • Le centre de Terre de Bas : poterie, distillation des huiles essentielles médicinales et fabrication d’indigo.

  • Le centre Petit Canal : ressources de la mangrove

  • Le centre de l’Habituée, Capesterre Belle-Eau : art floral et eaux naturelles ; ressources de la forêt primaire humide.

  • Le centre Papa yaya de Capesterre B-E, spécialiste en matière de pédagogie humaniste. Formation d’enseignants

  • Le cendre de Gourbeyre palmiste : pépinières fruitières plantes rares & agrumes

  • Le centre de la grande Vigie : chevaux & bouriquettes

  • Le centre de Ste Anne -St François : filière coco

  • Les centre de PaP & St Claude Hopitaux : spécialiste en chirurgie globale et dentaire

  • Le centre de Matouba : maraîchage

  • Le centre de Choisy : filière Bambou

  • Le centre de Goyave : construction navale

  • Le cendre de Capesterre Ste marie : Kassav, et farineux

  • Le centre de Sainte Rose : Langues vivantes

  • Le centre de Petit Bourg : Biogaz-composts

  • Le centre Fonds Cacao à Capesterre : Bananes

  • Le cendre du fort napoléon de Terre de Haut : Astronomie et bibliothèque d’archives historiques

  • Le cendre d’Anse Bertrand : Médecins aux pieds nus

  • Arboretum régional de Pointe Noire et filière bois.

  • Le cendre du fort fleur d’épée : Musique-théatre

  • Le cendre de la Coulisse à Trois Rivière : collection botanique, semences rares.

  • Le centre Roches Gravées de Trois rivière : histoire

  • Les centres « pigeon vol’ » (pigeons voyageurs) de Deshaies et de Gosier.

  • Le centre du fort Delgrès à Basse Terre : Taille de pierre & bibliothèque des sciences et techniques.

  • Centre de formation des juges de paix de St Claude

  • Centres « nutri’kan « de Baillif , du Lamentin et de du Moule de production artisanale de mélasse de canne

  • Le centre Zome-bioénergies , Petit bourg

  • Le centre Aloé vera de Vieux Fort

  • Le centre de Morne à l’Eau: cultures et filatures coton & Chanvre

  • Les centre de Changy et d’Anse Bertrand : sciences ayurvediques

  • Le centre de St François : Huile sésame, olive

  • Le centre des grands fonds : Distillerie alcool conservation et teintures mères médicinales.

  • Le centre pêche de Port Louis : fabrication de nasses et filets

  • Le centre de Baie Mahault : Forges & outils

  • Le centre du Moule : Sel

  • Le centre de Deshaies : huile coco

  • Le centre de Vieux Habitant : Glace

  • Les centres de santé thermale de Matouba et du Lamentin

  • (…)

  • Le centre de Salibia, Dominique : Vannerie

  • Le centre Crossroad d’Antigua : santé mentale

  • Le centre du Carbet en Martinique : poterie

  • Le centre kido de Carriacou (Grenadines) : cétacés & biologie marine



Rajoutez le votre qui manque à la liste … et ceux oubliés, de votre connaissance ...



L.Q Cincinattus.








































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