Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Marine Le Pen renvoyée en correctionnelle pour… avoir tweeté

Ces jours derniers j'ai consacré peu d'articles à la politique politicienne qui, sur tous les bords déshonore la classe politique française. Le triomphe de Macron aux élections européennes peut sembler étonnant, à condition que l'on ait surestimé la santé de la droite classique, ce qui a été mon cas. Laurent Vauquiez avait fait le choix d'une ligne politique acceptable, et d'un jeune leader F-X Bellamy prometteur. Leur tort, à tous deux, surtout à Vauquiez plus « mûr »politiquement, avait été de récuser d'avance toute entente future avec le Rassemblement National pour des élections à venir. Ce qui est le piège tendu depuis des décennies par ceux pour qui la politique n'est pas de « servir » mais de se servir, entre copains/coquins

La chute des LR démontre que le « parti gaulliste » n'existe plus.

Des années d'indécision, de tergiversations, de reculades devant le politiquement correct a conduit la majorité des électeurs LR a rallier … Macron ! Le directeur de campagne de Fillon en 2017, le dénommé Morère, avait trahi et déserté en pleine campagne présidentielle.

Cette fois c'est le directeur de campagne de F-X Bellamy qui, la veille encore était sensé défendre la « ligne Vauquiez » qui trahit et lance l'anathème à celui dont il portait (était sensé porter) la parole 24 heures avant. Les mobiles du traître sont clairs : homme placé là où il était pour saborder, et aussi simplement le jaloux qui ne digérait pas d'avoir été subordonné à un plus jeune et plus brillant que lui.

L'histoire est remplie de ce genre de personnage, de Ganelons misérables et venimeux.

Voici qu'aujourd'hui se trouve citée en justice Marine Le Pen et maître Gilbert Collard sous les prétextes les plus fallacieux. ( voir plus bas).

Je crois que les Français n'ont pas encore compris que s'il y a un risque de dictature en France il n'émane pas du rassemblement National ou de ce qui demeure sain dane le parti des LR, (qui d'ailleurs devrait se refonder, sous une autre étiquette, avec plus de réalisme sur la situation présente, et plus de fermeté sur des principes politiques que les dernières décennies ont sali et abandonné.

Macron est un risque plus grand de totalitarisme que Marine Le Pen. Ce totalitarisme revêt une autre apparence que les faschisme et communisme d'autrefois. C'est le totalitarisme « doux » décrit par Tocqueville dont on ne parle (démocratie ! Démocratie!)qu'en termes lyriques et flateurs, mais qui ne fonde aucune société libre, et au contraire un monde aseptisé de d'esclaves contents de l'être: (cf Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley)

Voici le texte de Tocqueville :

« Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres. […]
Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire , qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre » ?

 

Est-il possible d'éclairer encore ceux qui se prennent pour des citoyens quand ils ne font que bêler avec les services spéciaux du pouvoir en place qous l'oeil ironique de Little brother ?

Le Scrutateur 

 

Marine Le Pen renvoyée en correctionnelle pour… avoir tweeté!

(https://www.causeur.fr/marine-le-pen-gilbert-collard-correctionnelle-twitter-162368 )

 

Il existe donc en Europe un pays où se multiplient gardes à vue, perquisitions et auditions de dirigeants du premier parti d’opposition !


Les ressources légales de ce parti sont déjà saisies. Sa présidente a aussi été convoquée pour subir une expertise psychiatrique (!), il y a quelques mois. Nous constatons maintenant que celle-ci est renvoyée devant les tribunaux, pour un grotesque prétexte.

A lire aussi : Marine Le Pen envoyée devant le psychiatre: on est chez les fous!

Nous avons en effet appris le 12 juin le renvoi devant le tribunal correctionnel de la présidente du premier parti politique de France ! Elle sera accompagnée sur le banc d’infamie par un de ses collègues parlementaires, l’avocat Gilbert Collard.

Mais, quel est ce pays ?

Mais quel est donc ce pays ? La Russie de Poutine ? La Hongrie de Orban ? L’Autriche ? Quelque autre pays où les lépreux votent mal ? Eh bien non, c’est bien la France d’Emmanuel Macron, vous ne rêvez pas. Les atteintes aux libertés fondamentales s’y multiplient et l’instrumentalisation de la justice à des fins de répression et d’intimidation politique progresse. Une foultitude d’exemples nous obligent à constater qu’une partie de la magistrature a décidé de veiller à protéger le pouvoir en place et à apporter sa pierre à la lutte contre la bête immonde…

Revenons sur le déroulement de cette histoire ahurissante. En décembre 2015, Jean-Jacques Bourdin interrogeant Gilles Kepel, avait trouvé astucieux d’établir un lien d’équivalence entre le FN et Daesh. Fous de rage devant l’insulte, Marine Le Pen et Gilbert Collard avaient surréagi et publié sur leurs comptes Twitter des photos d’atrocités de djihadistes accompagnées du commentaire « Daesh c’est ça ! », avant de les retirer.

Marine Le Pen a tweeté trop vite

Aubaine pour tous ceux qui s’en remettent à la police pour combattre le RN, quand c’est en fait les politiques qu’ils soutiennent qui le font monter ! Le parquet de Nanterre a été saisi de l’horrible crime, et a naturellement demandé et obtenu l’ouverture d’une information judiciaire pour délit « de diffusion message violent susceptible d’être vu ou perçu par un mineur », prévus à l’article 227-24 du Code pénal.

Plein de zèle, le magistrat instructeur avait sollicité la levée de l’immunité parlementaire de Gilbert Collard alors que sa procédure n’en avait nul besoin. Refusée ! Histoire d’être conséquent dans le combat contre la bête immonde, les convocations de Marine Le Pen – dans une affaire qui ne présentait aucune urgence – ont bien évidemment été délivrées pendant la campagne présidentielle… Le Parlement européen n’avait pas eu les pudeurs démocratiques de l’Assemblée nationale française et avait accordé la levée de l’immunité de la présidente du Rassemblement National.

L’instrumentalisation de la justice

Les résultats des élections européennes sont sans appel. Le RN est devant LREM, bien que Macron ait utilisé sans vergogne les moyens de l’État au profit de sa campagne et bénéficié du ralliement de la bourgeoisie apeurée. La gauche est effondrée et les écolos comptent pour du beurre. Alors, on nous dit à présent que vu ce qui s’est passé à la présidentielle de 2017, le parti de Marine Le Pen est le meilleur ennemi de Macron. La garantie de sa réélection !

A lire aussi : LREM-RN: les deux meilleurs ennemis du monde

Cela reste à voir : le risque de son arrivée au pouvoir en 2022 est une éventualité sérieuse. L’opération Macron de 2017, avec la fusion du bloc élitaire, la destruction des deux grands partis d’alternance, et la mise en œuvre d’une politique massivement impopulaire, est une stratégie de fusil à un coup.

Alors pourquoi prendre des risques ? L’exécutif utilise une technique qui a fait ses preuves et qui est une habitude du pouvoir : l’instrumentalisation de la justice. Comme pour la répression des gilets jaunes, et comme pour la protection judiciaire des amis d’Emmanuel Macron, celle-ci ne semble pas se faire prier…

Alors bien sûr, comme ils l’avaient fait au moment de l’invraisemblable convocation de Marine Le Pen chez le psychiatre, les syndicats de magistrats – forts muets sur les dérives liberticides récentes dont la France est le théâtre – vont nous affirmer la main sur le cœur que tout ceci est parfaitement normal et qu’il faut faire confiance à la justice. Les professeurs de morale et les juristes approximatifs ne manqueront pas de nous donner des leçons de droit pour justifier ce nouvel épisode.

Comment détourner la protection de l’enfance à des fins politiques

On demandera à tous ceux-là de cesser leurs hypocrisies, eux qui savent le scandale de cette procédure absurde par la qualification pénale utilisée.

Parce qu’il faut rappeler que les incriminations de l’article 227-24 du Code pénal que l’on souhaite appliquer à Marine Le Pen et Gilbert Collard relèvent dans le Code de procédure pénale, du « titre XIX : De la procédure applicable aux infractions de nature sexuelle et de la protection des mineurs victimes ». Il faut lire attentivement dans l’article 706-47 du CPP la liste des infractions concernées par ce titre. C’est édifiant. Tout ce qui relève de la protection de l’enfance y est détaillé et l’on perçoit à quel point les auteurs de ces faits font partie d’une humanité particulière que la justice entend, à juste raison, traiter de façon particulière. Pour être clair, c’est la criminalité des détraqués, des pervers, des psychopathes et autres dérangés.

C’est la raison pour laquelle ont été prévues pour ces gens-là, en plus de la peine, des obligations de soins. Tranquilles comme Baptiste, le parquet et le juge d’instruction saisi acceptent, au nom du droit, de psychiatriser l’opposition politique à Emmanuel Macron!

Marine Le Pen et Gilbert Collard : deux pervers à psychiatriser?

On rappellera que c’était dans la perspective des peines qui leur seront infligées que l’on avait demandé aux deux députés du RN de se rendre chez un psychiatre assermenté, afin que celui-ci se prononce, outre sur leur état mental, sur l’opportunité d’une injonction de soins. Assorti de la prescription d’un traitement inhibiteur de libido pour nos deux parlementaires ?

Il s’est bien trouvé un magistrat instructeur pour trouver tout cela normal et faire diligence. Alors qu’il suffisait de constater l’absence d’élément moral de l’infraction, c’est-à-dire de l’intention de la commettre, pour rendre une ordonnance de non-lieu. On pourra aussi compter sur un parquet diligent pour prendre à l’audience des réquisitions pour que soit appliquée à nos deux pervers enfin démasqués, une peine complémentaire d’inéligibilité !

Comment accepter que la justice ait impliqué Marine Le Pen et Gilbert Collard dans une procédure pénale où ils n’avaient rien à faire ? La protection des mineurs est une chose très sérieuse. Ce genre d’opérations se multiplient et leur caractère politique relève de l’évidence. Quelle que soit l’opinion qu’on puisse avoir de ce parti, la démocratie et les libertés publiques ne se divisent pas. Cette dérive dangereuse ne suscite chez les belles âmes aucune véritable réaction. On pétitionne pour le rapatriement des djihadistes, on tonne contre Poutine, Erdogan, Trump, ou Nétanyahou. On donne des leçons à la terre entière… Mais s’il n’y avait que ces antifascistes de pacotille prenant la pose « no pasaran » et applaudissant ces méthodes contre « la lèpre populiste » ! Le pire, c’est le mutisme de tous les parlementaires, élus et dirigeants de partis qui regardent cette dérive dangereuse pour la République. Et qui probablement ricanent de ce qui arrive à leurs adversaires, comme François Fillon en avait fait également l’expérience. Ils devraient prendre garde : dans ces atteintes aux libertés politiques, ce sera chacun son tour.

Régis de Castelnau.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

MOREL 19/06/2019 06:05

"C'est l'un des droits absolu de l’État de présider à la constitution de l'opinion publique."Goebbels