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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Cette terrible bataille des Dardanelles. 2 ) Théodore Bernier. 3 ) Diverses médailles militaires de notre compatriote.
1 ) Cette terrible bataille des Dardanelles. 2 ) Théodore Bernier. 3 ) Diverses médailles militaires de notre compatriote.
1 ) Cette terrible bataille des Dardanelles. 2 ) Théodore Bernier. 3 ) Diverses médailles militaires de notre compatriote.

1 ) Cette terrible bataille des Dardanelles. 2 ) Théodore Bernier. 3 ) Diverses médailles militaires de notre compatriote.

On ne compte pas les hommes de l'Outre-mer, et de la Guadeloupe en particulier, qui de 1914, à 1918, dans un élan d'enthousiasme s'engagèrent dans l'armée pour sauver la patrie en danger et qui mêlèrent leur sang à ceux des autres Français de tous âges conscients d'accomplir une tâche sacrée. Ils furent près de 1200 à n'en pas revenir sur 6345 engagés.

Notre compatriote Théodore Bernier fut de ceux qui purent en revenir, après avoir été laissé, un temps, pour mort lors de la bataille des Dardanelles, en 1915 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_des_Dardanelles ).

Reconnu comme encore vivant parmi une foule de ses camarades morts, gravement blessé à la tête il fut opéré, trépané, et s'en sortit de justesse avec des cicatrices et un morceau d'oreille en moins. Sa plus grande peur, alors qu'il gisait à demi conscient au milieu d'une foule de défunts avait été de s'endormir et d'être ramassé avec les morts et jeté vivant dans une fosse commune.

Théodore, qui acheva sa carrière comme Trésorier payeur général de la Guadeloupe, fut le frère aîné de Lucien Bernier que tout le monde en Guadeloupe connaît encore, avocat, sénateur de la Guadeloupe, président du Conseil Général de notre département, maire de Saint-François et personnalité forte.

Quant à Théodore il vécut jusqu'en 1960.

Je remercie sa nièce Laurence Abare d'avoir confié au Scrutateur cet hommage, en prose rimée et rythmée, qu'elle a consacré à son oncle à l'occasion des fêtes commémoratives du 11 novembre 1918.

 

Le Scrutateur.

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DE LA GUADELOUPE AUX DARDANELLES

L’ONCLE THEODORE

 

Il devança l’appel Pour sauver sa patrie,

Dans sa tenue de zouave rejoignit la Serbie.

Il était vraiment beau sur la photo vieillie

Qu’il avait envoyée à sa meilleure amie.

 

Il n’imaginait pas ce jeune homme fougueux,

Qu’il marcherait bientôt dans la boue comme un gueux.

C’est soumis aux ordres, suivant le commandant,

Qu’il voulait accomplir sa mission en gagnant.

 

Face aux ennemis la vie n’était pas belle,

Il devait résister dans les DARDANELLES.

Avec ses compagnons il creusait des tranchées,

Où les troupes accroupies n’avançaient que penchées.

 

Afin de se sauver ils avaient chacun mis ,

Au bout d’un fusil pour repérer l’ennemi ,

Un casque brandi haut, sur lequel abusés

Ceux d’en face tiraient, aussitôt débusqués.

 

Chaque jour apportait sa dose de malheur,

Après chaque combat ceux qui tremblaient de peur,

Voyaient désespérés diminuer les vivants ,

Qui à bout de force repartaient en avant.

 

Porté Volontaire pour chercher des renforts,

Il partit en courant les canons grondaient forts.

Alors qu’il s’éloignait il entendait des cris,

Un obus explosa, détruisit les abris.

 

 

Un éclat de l’obus planté dans le cerveau,

Il tomba sur le sol assommé comme un veau.

Pour ses frères de guerre plus besoin de secours,

Ils avaient rendu l’âme après ce vilain tour.

 

Pourtant ce message qu’il devait transmettre,

Placé contre son corps il allait le remettre.

Ramassé inconscient parmi les autres morts,

Le destin n’avait pas décidé de son sort.

 

Après l’opération et la trépanation,

Il retrouva l’esprit, une résurrection.

Un vrai miraculé rescapé de l’enfer.

L’Oreille découpée,blessé mais encore fier

 

Tous espéraient la fin de cette horrible guerre

Mais Il fallait aussi que ce soit la dernière.

Il reçut les honneurs ayant vécu l’horreur,

Médaille Militaire et la Légion d’Honneur.

 

Dès l’arrivée chez lui, au milieu de la cour,

Déshabillé rasé, lavé avec amour, 

Trucidant la faune qui était du voyage

Ses vêtements brûlés, il retrouva son âge.

 

Le retour au pays fut rempli d’émotion,

Famille et amis l’entouraient d’affection.

A la GUADELOUPE on fêta les héros.

Nous ne l’oublions pas, ce cher oncle Théo

. .

Laurence ABARE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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