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Publié par Edouard Boulogne

1) Lucette en Majesté. 2) Attention, Lucette s'en va 'en Guerre. 3) Lucette en charmeuse de ...
1) Lucette en Majesté. 2) Attention, Lucette s'en va 'en Guerre. 3) Lucette en charmeuse de ...
1) Lucette en Majesté. 2) Attention, Lucette s'en va 'en Guerre. 3) Lucette en charmeuse de ...
1) Lucette en Majesté. 2) Attention, Lucette s'en va 'en Guerre. 3) Lucette en charmeuse de ...

1) Lucette en Majesté. 2) Attention, Lucette s'en va 'en Guerre. 3) Lucette en charmeuse de ...

On se souvient que dans les années 1970 Aimé Césaire professait l'autonomie pour la Martinique, et qu'en 1981, après l'élection à la présidence de la République de M. Giscard d'Estaing, l'illustre Martiniquais, désireux peut-être de n'être pas pris à la lettre par le nouveau pouvoir demanda un moratoire sur cette question épineuse.

Lucette Michaux-Chevry, jusq'alors miltante socialiste, travaillant sur un projet césairien, mais pour la Guadeloupe s'était, anticipant sur la nouvelle attitude de l'auteur du Cahier d'un retour au pays natal, et attentive aux sondages d'opinion qui donnaient, fin 1980 Giscard réélu, y alla de son moratoire mis à la sauce Lucettienne, en quittant le PS pour s'inscrire au parti de Giscard d'Estaing.

Hélas c'est Mitterrand qui gagna l'élection.

En dépit de sa grande souplesse dialectique, Lucette ne pouvait réintégrer le PS. . C'est ainsi que pour la première fois elle devint présidente du conseil Général de la Guadeloupe, car le peuple n'avait pas voté aux élections pour Mitterrand.

Lucette devint alors, et pour plusieurs années une militante ardente de la départementalisation.

J'interrogeai monsiuer Lucien Bernier, personnalité importante du monde politique de l'époque.

Il me répondit en deux points. Le premier, que je ne ferai qu'évoquer, était sévère pour la nouvelle départementaliste. Le deuxième peut être résumer ainsi : « Dans la conjoncture actuelle, c'est elle qu'il faut soutenir. Mais il faudra être très prudent ».

Je suivis le conseil. Je pris contact avec la présidente. Nous nous rencontrâmes souvent, notamment pour des entretiens destinés à être publié par le journal Guadeloupe 2000 que j'animais.

Madame la présidente me téléphonait même assez souvent, le matin toujours vers les sept heures, avant que je ne parte assumer mes cours de philosophie. C'était pour me demander de menus services. L M-C n'avait pas besoin de moi pour ce genre de choses, mais, fine psychologue elle pensait sans doute flatter mon ego, ce qui est toujours utile, surtout en politique.

Puis elle devait devenir maire, député, ministre, présidente de région. Valéry (Paul) disait que « tout pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

Soyons honnête, Lucette n'accéda point au pouvoir absolu. Mais l'exercice de son pouvoir fut entravé peu à peu par de multiples « petites affaires ».

Aidée par d'illustres avocats de talent, elle se maintint au pouvoir jusqu'à une date récente.

C'est un cancer (de la gorge) qui en vint à bout.

Si j'ai souligné certains des défauts de la dame de fer, ce n'est pas par plaisir, mais parce que m'intéressant à la politique, j'ai du mal à supporter les sortes de grand-messes solennelles qui succèdent aux décès des « personnalités ». Car un éminent praticien de la chose publique, le grand cardinal de Richelieu l'a bien exprimé : La politique, surtout au delà d'un certain niveau est une pratique qui met en danger le salut de l'âme.

Pour ce que j'en sais ce jugement ne devrait pas concerner la grande dame de la Guadeloupe qui n'est pas monté assez haut.

Pas plus que mes compatriotes et amis, ce n'est pas ce destin funeste que je lui souhaite.

Le Scrutateur.

Lucette Michaux-Chevry a tiré sa révérence

(Aticle de France-Antilles.).


De son vivant, elle a su concilier carrière politique, vie professionnelle et familiale. Femme de poigne, engagée pour son pays, la plus célèbre femme de Guadeloupe s’en est allée, après avoir lutté conre la maladie
Aimée par certains, décriée par d’autres, Lucette Michaux-Chevry, « Cecette » pour les intimes ou encore « la Dame de fer » a quitté sa terre natale, ce 9 septembre 2021.
La plus grande femme politique guadeloupéenne de ces 60 dernières années, est décédée à l’issue d’une longue maladie. Avocate, épouse et mère de famille, elle parvient à défendre la veuve et l’orphelin en prêtant serment au barreau de Basse-Terre en 1954, tout en menant une carrière politique de front. Entre 1959 et 2019, elle a été élue successivement : conseillère municipale de Saint-Claude en 1959, conseillère générale de Gourbeyre en 1976, présidente du conseil général en 1982, conseillère régionale en 1986, maire de Gourbeyre en 1987 puis de Basse-Terre de 1995 à 2014. Présidente du conseil régional de la Guadeloupe depuis 1992, elle a été reconduite dans ses fonctions en 1998.

Parallèlement à ses mandats locaux, Lucette Michaux-Chevry entame une carrière nationale. En 1981, elle quitte définitivement le parti socialiste et soutient le candidat Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle.En 1995, elle est chargée par le Président de la République d'une mission de réflexion sur la coopération.

Le 24 septembre 1995, Lucette Michaux-Chevry est élue sénatrice (RPR puis UMP). Au Sénat, elle siège au sein de la commission des affaires étrangères. Leader incontesté de la droite guadeloupéenne, elle a su en rassembler les principales composantes au sein du mouvement qu'elle préside, « Objectif Guadeloupe ».

 

Dernier mandat et démêlés judiciaires

 

Son dernier mandat sera marqué par la gestion de la direction de la Communauté d’agglomération du Sud Basse-Terre de 2014 jusqu’en 2019 où elle prend la décision de se retirer de la vie politique. Un mandat sans doute d trop. En 2020, à 91 ans, cette grande figure politique est malgré tout jugée coupable de non-respect du code de l’environnement et de la santé et de délit de favoristime. Ce jugement la frappe d'inéligibilité pendant 5 ans.

 

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