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Publié par Edouard Boulogne

La guerre de 14 18 : Une tragédie effroyable, et l'amorce d'un suicide européen ( avec Stefan Zweig et Benjamin Britten ).
La guerre de 14 18 : Une tragédie effroyable, et l'amorce d'un suicide européen ( avec Stefan Zweig et Benjamin Britten ).

Le trois août 1914, la guerre commençait qui allait durer quatre ans. Quatre années d'épouvantes, sans doute les plus effroyables de l'histoire des guerres, jusqu'à cette date. ( Ici l'article dans son intégralité : ( sélectionner le lien puis cliquer ) http://www.lescrutateur.com/2014/08/aout-1914-une-tragedie-effroyable-et-l-amorce-d-un-suicide-europeen-avec-stefan-zweig-et-benjamin-britten.html

En vacances à Baden, par un clair après midi d'été, l'écrivain Stefan Sweig raconte dans ses mémoires, LE MONDE D'HIER, Souvenirs d'un européen ( éditions Belfond ), la façon dont il apprit la déclaration de guerre, de cette guerre qui devait engendrer celle de 1940-1945, lesquelles devaient entraîner la fin de ses illusions, et en 1943 son suicide, et celui de son épouse.

Sweig fut de ces grands intellectuels cosmopolites, « pourris » de ( vraie ) culture, dans la tradition des lumières, qui croyaient au progrès, pas seulement technique, mais des moeurs, consécutifs, précisément à l'expansion du savoir.

C'est l'effondrement, au moins apparent, de cet idéal qui devait entraîner également son désespoir, et sa mort.

Le dossier que je propose à votre attention commence par la proposition d'un lien qui nous conduit à Paris, il y a trois jours, où retentit, à Notre Dame de Paris, le tocsin ( qui s'éleva comme une plainte désespérée, en 1914, aux clochers de toutes les églises de France).

Il se poursuit par la publication d'un extrait des mémoires de Sweig, qui méritent d'être lus dans leur totalité.

Il s'achève par un extrait musical du Requiem de Benjamin Britten, qui vous est abondamment présenté plus loin, musicalement, mais aussi par des textes que je vous laisse découvrir.

Certains de ses documents sont photographiés. Pour les agrandir, il suffit de cliquer sur les images.

Je conseille de lire et écouter l'ENSEMBLE de cet article. Pour ceux qui n'en auraient pas le temps, je suggère d'écouter seulement le Libera me de l'oeuvre de Britten en cliquant sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=O06a7sspY3c

 

 

E. Boulogne.

 

 

 

 

 

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Ch.Etzol 10/11/2018 21:55

Sans prétendre me référer à toute la littérature sur ce sujet depuis les tragédies grecques, théâtre, poèmes ou prose, en un bref commentaire de cette évocation, pas plus le suicide que l'image de la "fleur au fusil" ne me semblent correspondre à la réalité de la guerre, à l'horreur légitime qu'elle devrait inspirer, mais sans omettre l'exigence morale à laquelle l'Homme chrétien ne peut parfois déroger, à moins de faillir à l'honneur.

J'y pensais en revoyant récemment le film "Le Discours d'un Roi", dans lequel le roi Georges VI informait le peuple anglais de la Déclaration de guerre de la Nation à l'Allemagne, lui rappelant qu'après des tentatives infructueuses d'accord, elle est : "la dernière issue pour sauvegarder ce qui nous est cher" et qu'"il est impensable que nous refusions de relever ce défi."

Pleinement conscient de la gravité de la situation, pour l'Angleterre comme pour le Monde,
le premier Ministre Winston Churchill, ne promettait que "de la sueur, du sang et des larmes".
… Auquel fait écho ce discours du Général de Gaulle, sur l'Avenir de la France et la vitalité puissante de la Nation :
" On dirait que chaque larme ajoutée à ses larmes, chaque combat joint à ses combats, ne font
qu'affermir la conscience de ce qu'elle vaut. Et sa Foi dans ses destinées." (site de l'INA)

Peut-être deux strophes des "Préparatifs de victoire" d'Edmund Blunden exprimeront mieux le déchirement intérieur et la vision d'Espérance .

Mon âme, ne redoute pas ce fléau qui flétrit
La campagne ; et toi, mon jeune corps, ne craint pas
Le mugissement immense des fumées, l’éclat bestial
Du fer ardent : car le dé n’est pas encore jeté
Qui clamera ta vie. Avance comme un homme
Parmi les ruines et ce que tu dois faire, fais le bien.
Vois ces jardins, ces branches moussues où pendent, vermeils,
Des pommes à l’éclat sans pareil,
Et là, cette maison indemne à l’abri des obus.

« Je ferai de mon mieux, dit mon âme chagrine,
Je verrai cet arbre que rien encore n’assassine,
Les vestiges des chères maisons qui flattent l’œil,
Pourtant je ne les vois pas comme je les voudrais voir.
Car entre eux, le pâle ennemi empoisonne
La lumière, tandis que lasse et déshonorée,
La moins viciée se tourne vers moi avec désespoir.
Mon corps, pauvre Caliban dont personne n’a pitié
S’acharne et sue et grogne pour mériter le nom d’Homme ».