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Publié par Edouard Boulogne

Utiles renseignements historiques sur la Nouvelle Calédonie .
Utiles renseignements historiques sur la Nouvelle Calédonie .

Je remercie la lectrice amie qui, m'a renvoyé à ce que dit Wikipedia de la Nouvelle Calédonie, qui m'a paru équilibré dans son récit historique. (LS)

 

« La Nouvelle-Calédonie est une collectivité sui generis française composée d'un ensemble d'îles et d'archipels d'Océanie, situés en mer de Corail et dans l'océan Pacifique Sud. L'île principale est la Grande Terre, longue de 400 kilomètres et mesurant 64 km dans sa plus grande largeur.

Proche de son extrémité sud, l'aire urbaine du chef-lieu Nouméa compte les deux tiers des habitants du territoire et se situe à 1 407 kilomètres à l'est-nord-est de l'Australie5, à 1 477 kilomètres au nord-nord-ouest de la Nouvelle-Zélande6 et à 130 kilomètres au nord du tropique du Capricorne. Le Vanuatu7 se trouve à 539 km au nord-nord-est8.

Distante de la France métropolitaine d'environ 16 740 kilomètres et d'une superficie de 18 575,5 kilomètres carrés, cette collectivité (anciennement territoire d'outre-mer, TOM) située en Mélanésie et en Océanie lointaine relève de la souveraineté française depuis 1853. La zone économique exclusive (ZEE, normalement fixée à 200 milles des côtes) a été étendue à 350 milles en 2015 après l'avis favorable de l'Organisation des Nations unies9.

La richesse de son sous-sol (notamment en nickel), les transferts financiers de l'État et de l'Union européenne ainsi que les politiques de rééquilibrages territoriaux et ethniques menées depuis la fin des années 1980 ont permis à la Nouvelle-Calédonie d'atteindre un niveau de développement très élevé (IDH de 0,813 en 201010), surtout comparativement au reste du Pacifique insulaire et même de la France ultramarine.

Cependant, les inégalités restent fortes et les potentialités de l'archipel qui permettraient d'explorer des alternatives aux activités minières, à commencer par le tourisme, sont encore insuffisamment valorisées11.

Elle dispose d'un statut sui generis au sein de la République française, instauré par l'accord de Nouméa et lui conférant une large autonomie, différent des collectivités d'outre-mer (COM)12,13. Au niveau de l'Union européenne, elle a le statut de pays et territoire d'outre-mer (PTOM).

Elle dispose de signes identitaires qui lui sont propres, aux côtés des emblèmes nationaux français (un hymne, une devise et une graphie spécifique des billets de banque). La question de son drapeau et de son nom font en revanche débat, les indépendantistes utilisant généralement l'appellation de « Kanaky » (en référence au peuple kanak) et disposant de leur propre drapeau depuis 1984, deux options rejetées généralement par les non-indépendantistes qui peuvent défendre pour leur part des positions assez diverses (statu quo, association des emblèmes indépendantistes à ceux de la France, ou invention de nouveaux symboles communs à l'ensemble des communautés vivant dans l'archipel).

Un référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, le premier des trois prévus par l'accord de Nouméa, est organisé le 4 novembre 201814,15. À la question « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? »16, les Calédoniens ont répondu « non » à 56,4 %, avec un taux de participation de plus de 80 %17. Lors de la seconde consultation, organisée le 4 octobre 2020, le « non » l'a également emporté, avec 53,26 % des voix. Le troisième référendum a eu lieu le 12 décembre 2021 et s'est conclu par une victoire du non avec 96,49 % des voix, résultat marqué cependant par le boycott des indépendantistes.

L'accord de Nouméa précise que « La consultation portera sur le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes, l'accès à un statut international de pleine responsabilité et l'organisation de la citoyenneté en nationalité ». Ainsi s'offre à la Nouvelle-Calédonie un ensemble de choix sur son futur statut (État associé à la France, indépendance, autonomie au sein de la République française, départementalisation, etc.).

Peuplé depuis au moins 3 200 à 3 300 ans, l'archipel était habité avant l'arrivée des Européens par des Mélanésiens aujourd'hui appelés Kanaks, mot d'origine hawaïenne précédemment orthographié « canaque », qui forment le peuple autochtone et constituent la première communauté de la Nouvelle-Calédonie, avec en 2019 41,2 % des Néo-Calédoniens (47,2 % en comptant également les Kanaks métissés)18. On sait aujourd'hui que des populations venues du nord-est de la Nouvelle-Guinée ont peuplé l'île entre 1500 et 900 av. J.-C. Les poteries de cette culture portent des motifs caractéristiques. Les premières poteries ont été découvertes à Lapita et ont donné son nom à cette ethnie antérieure aux peuplements kanak.

La colonisation de peuplement, tant pénale (avec la présence d'un bagne de 1864 à 1924, la déportation s'étant arrêtée en 1894) que libre, est à l'origine de la population d'origine européenne, fortement métissée, 24,1 % des habitants se déclarant « Européens » en 2019 (natifs ou non), auxquels peuvent s'ajouter 5,6 % d'Européens métissés18.

Enfin, le développement économique, surtout à travers l'exploitation minière du nickel et les secteurs liés (la métallurgie mais aussi le bâtiment et l'énergie) a entraîné l'apport de main-d'œuvre asiatique d'abord (indonésienne, vietnamienne et japonaise) à partir de la fin du XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe siècle (leurs descendants représentant 2,7 % de la population locale en 2019), puis polynésiennes (essentiellement wallisienne et futunienne) depuis les années 1950 (10,3 % des habitants en 2019)18.

L'accord de Nouméa reconnaît dans son préambule une double légitimité d'une part à la population kanake (celle du « premier occupant ») et d'autre part aux autres communautés au titre de leur participation à la construction de la Nouvelle-Calédonie contemporaine, devant « poser les bases d’une citoyenneté néocalédonienne, permettant au peuple d'origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine affirmant son destin commun »19, et ce quelle que soit la solution institutionnelle finalement adoptée.

Son chef-lieu ou capitale, Nouméa, en est aussi la principale commune et la seule grande ville. Elle compte 94 285 habitants au recensement de 20193. Le Grand Nouméa (avec les communes voisines de Païta, Dumbéa et Mont-Dore) compte 182 341 habitants, soit les deux tiers des 271 407 personnes peuplant l'archipel.

Son organisation territoriale, mise en place en 1989 et confirmée par le statut de 1999, repose sur un « fédéralisme interne » dit « asymétrique » (d'après Robert Bertram)20 ou « gigogne » (selon Jean-Yves Faberon)21, incarné par trois provinces (Nord, Sud — qui est la plus peuplée et la plus développée — et Îles Loyauté). Ces provinces disposent de champs de compétences très étendus et possèdent chacune le statut de collectivité territoriale de la République française.

Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, formé par la réunion d'une partie des élus des assemblées provinciales, est un parlement local disposant depuis 1999 d'un réel pouvoir législatif (préparant et votant des lois du pays) et de contrôle sur l'exécutif néo-calédonien incarné par un gouvernement collégial. »


 

Pour en savoir davantage : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle-Cal%C3%A9donie?fbclid=IwAR1zTQjwCI667T4W89DTrwce9wUOzujPqAET6y2prkZox92I7ieC6aAGEoc#Premiers_contacts_avec_les_Europ%C3%A9ens_(1774-1853)

 

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