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Publié par Edouard Boulogne

Angela Merkel face à la crise.

Angela Merkel a-t-elle cédé à la sentimentalité face au « drame » supposé de la migration telle que les grands médias la présente? A-t-elle ainsi rompu avec la direction lucide et froide, vraiment politique, qu'on lui connaissait , et qui faisait la force de l'Allemagne en Europe, et la popularité de la dirigeante?

Le charme semble rompu depuis les appels apparemment irréfléchis de la Chancelière aux migrants. Les sondages ne lui sont plus aussi favorables qu'il y a quelques mois, même si à 46% d'opinion favorables il y a de quoi rendre malade de jalousie un François Hollande.

Sur les actuels embarras de Mme Merkel, Nicolas Barotte publie un article très documenté et posé dans le ton, au Figaro de ce 05 février.

 

Le Scrutateur.

 

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Le mystère Angela Merkel

Alors qu’elle caracolait dans les sondages, la chancelière allemande a vu sa cote de popularité chuter pour sa gestion de la crise des réfugiés. Depuis six mois, l’opinion ne reconnaît plus celle qui était la femme forte de l’Europe. Et les observateurs se demandent comment une dirigeante réputée pour son froid pragmatisme semble laisser l’émotion et d’autres facteurs « irrationnels » guider sa politique. 

Nicolas Barotte

L’avenir de l’Allemagne se joue aussi à l’institut Fraunhoffer, de Halle, en Saxe-Anhalt. ­Angela Merkel, en scientifique de formation, en est persuadée. Ce nouveau centre de recherches va se spécialiser dans les matériaux de demain, et les PME allemandes, qui font le succès économique du pays, en profiteront pour conquérir des marchés, croit-elle. La chancelière, qui aime le concret, ne boude pas son plaisir en venant inaugurer le lieu, ce 25 janvier. « Des idées intelligentes seront transformées, ici, en produits nouveaux », se réjouit-elle.

Mais elle ne parle que depuis quelques instants lorsqu’une voix l’interpelle, qu’elle ne peut ignorer. Un homme se tient debout à quelques mètres, une pancarte à la main. Il est chimiste et il a dessiné des équations pour dénoncer « l’expérience » d’Angela Merkel. « J’ai peur pour l’avenir de mes enfants », accuse-t-il. Elle le fixe en retour. « Vous menez une expérience et vous ne savez pas ce qui va se produire. De vous, en tant que physicienne, j’attends des décisions plus responsables », poursuit-il. Imperturbable, polie mais agacée, elle encaisse. « O.K., je serai à la hauteur de ma responsabilité », reprend-elle tandis que la sécurité raccompagne l’individu, « et je veillerai à ce que l’Allemagne ait un bon avenir ». Elle poursuit son discours comme si de rien n’était. Mais elle a parfaitement compris.

Tsipras l’avait prévenue sur les migrants 


 

Lire la suite ICI : http://kiosque.lefigaro.fr/ouvrir-liseuse-milibris/le-figaro/b4e36f01-05c3-4389-a8aa-051cd83edc02

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