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Publié par Edouard Boulogne

C’est de Vladimir Poutine, que nous viendra « peut-être » le salut.

Entendons-nous bien, je ne suis ni Russe, ni « poutinien ». Je suis un citoyen français de la Guadeloupe, qui depuis très longtemps, s’est efforcé d’acquérir la formation ( philosophique, religieuse, juridique, et autre ) nécessaire, non pour asséner des propositions absolument certaines, de nature scientifique en quelque sorte, mais des avis se voulant éclairés, informés, échappant aux prêt à penser de la bouillie médiatique et des propagandes officielles.

J’ai acquis aussi, avec l’âge, qui n’a pas que des inconvénients quand on continue à s’entrainer, à s’informer, une expérience qui aide à la liberté de l’esprit, condition nécessaire ( mais non suffisante ) de la lucidité.

Oui, l’expérience méditée, contrôlée, est une chose nécessaire.

Je me souviens par exemple de la première guerre froide ( la première, - 1945/1991 -  car, ce que nous vivons présentement en ressemble fortement à une nouvelle forme, avec d’autres partenaires, et d’autres adversaires ).

De 1917 à 1991, la Russie changea de nom pour s’appeler l’URSS. Elle devint… ! Quoi donc ? Elle devint, disait-on « la Mecque » du communisme, une idéologie, et une pratique, pire encore que celles de l’Allemagne Nazie, dont elle fut d’ailleurs l’alliée de 1939 à 1941.

Hitler ayant rompu cette alliance, l’Angleterre et les USA, firent alliance avec l’URSS du camarade Staline. Ces deux puissances ne se faisaient pas d’illusions sur l’URSS ( du moins Churchill, car Roosevelt ! Pauvre, pauvre, pauvre Roosevelt ! ). L’urgence était d’abattre l’empire hitlérien, ce qui fut fait au prix des fleuves de sang que l’on sait.

La « paix » revenue, aussitôt, l’URSS devint, avec raison, « l’empire du mal » ( j’emploie les guillemets, car il ne faut jamais rien exagérer ) : le communisme international.

Là encore, des esprits lucides d’hommes d’Etat, comme il n’y en pas beaucoup présentement, ( provisoirement, il faut l’espérer ) refusèrent le manichéisme sommaire.

De Gaulle par exemple, de retour au pouvoir en France à partir de 1958, avec sa vaste culture générale, et historique, pensait que le communisme passerait. Il disait « que la Russie millénaire avalerait le communisme », que la Russie reviendrait.

Cela explique sa politique, hostile au communisme, fidèle aux intérêts de la France ( il apporta par exemple son soutien sans réserve aux USA dans l’affaire des fusées braquées contre l’oncle Sam, à partir de Cuba ), mais qui ne l'empêchait pas d’entretenir des rapports de cordialité lucide, parfois tendues avec l’URSS, et la Chine, qu’il fut le premier des chefs d’Etat occidentaux à reconnaître sur le plan international.

Les spécialistes de politique étrangère ont noté les rapports étroits de la pratique diplomatique du général avec la pensée d’un grand théoricien de ces questions que fut Charles Maurras, notamment dans un livre célèbre Kiel et Tanger.

De Gaulle s’était donné les moyens politiques ( sinon toujours économiques ) de cette politique française,( notamment en quittant l’OTAN ) pour que la France " puisse manœuvrer et grandir". Nicolas Sarkozy commit deux fautes ( à mes yeux ) : 1) Réintégrer l’OTAN, et de ce fait se retrouver soumis aux directives d’une organisation dirigée par les Américains. 2 ) Revenir de fait, par une entourloupe, sur les résultats d’un référendum, ou le peuple français droite et gauche confondues avait dit « non » à la trop grande subordination à l’Europe de Bruxelles, dont les dirigeants non élus ( de la Commission ) sont des technocrates soumis aux aléas du mondialisme dont présentement les USA tirent les ficelles.

Aujourd’hui la France est devenue une sorte de satellite de Washington où un Hollande reçoit quasiment des instructions d’Obama, comme on l’a vu au moment des bombardements programmés en Syrie contre Assad, où la France fut informée, seulement quelques heures avant le moment prévu, que les USA n’y allait plus.

Au moyen orient les USA jouent un rôle pour le moins ambigu, et cela depuis longtemps ( rappelons nous les guerres du golfe contre Sadam Hussein, ( et la suite ).

Ils vitupèrent, en paroles, contre les islamistes. Mais dans les faits, des indices sérieux donnent à penser qu’ils instrumentalisent ( à des fins peu avouables ) de façon tout à fait irresponsable, ceux-ci, dont Daesh est le symbole.

Nous déplorons le flux des immigrants dans toute l’Europe, les problèmes que posent ce tsunami humain. Mais ces malheureux fuient, du moins à ce que l’on dit, la terreur et l’épouvante engendrée par Daesh.

Le raisonnement conduit à la conclusion la plus évidente : attaquons nous à la cause, détruisons les islamistes, en prenant les moyens qu’il faut. Cela les Américains, sont la puissance qui seule, présentement en possède les moyens militaires et financiers.

Ce n’est pas ce que font ces messieurs, Obama en tête.

Qui préconise une politique raisonnable est voué aux gémonies, sali, calomnié, traité de fasciste, etc, etc? C’est V. Poutine. Un des articles qui suivent en parle longuement ( l’autre article nous montre l’entrainement des « soldats du prophète », que les USA connaissent, et qu’ils ont les moyens de réduire ; ce qu’ils ne font pas ).

En concluant, je reviens au début de cette introduction, sur la complexité de l’histoire et sur la relativité des choses comme disait de Gaulle.

Un homme de mon âge aura connu l’époque où le maître du Kremlin était l’ennemi mortel de la liberté, ou le combattre était, mieux qu’une nécessité, un devoir.

Aujourd’hui le locataire du Kremlin est, peut-être, notre planche de salut, le leader d’une « croisade » utile et peut-être inévitable. Mais, d’ores et déjà, ceux qui veulent penser la politique, doivent savoir que les alliances peuvent changer. Je ne suis pas « poutinien ». Cela ne veut rien dire de sensé.

Dans la galaxie politique, peuvent se produire, des changements, dans les rapports de force, les intérêts, qui peuvent conduire à des révisions politiques plus ou moins déchirantes.

Ce qui importe pour nous, c’est la France, son sol, sa culture, ses enfants, sa permanence. C'est à l'aune de ses intérêts et de sa permanence que doit être pensée une politique française

On comprend l’inquiétude, l’angoisse de ceux qui pensant ainsi, considèrent les élites interlopes, et tout ce qu’on veut, sauf françaises, qui ont fait main basse sur l’ex fille aînée de l’Eglise, et la livrent aux prédateurs, dont tous ne sont sur les barques des passeurs en Méditerranée.

 

Le Scrutateur.


 

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Syrie : Le coup de maître de Vladimir Poutine qui va définitivement ruiner la plan de domination US

( http://breizatao.com/2015/09/21/syrie-le-coup-de-maitre-de-vladimir-poutine-qui-va-definitivement-ruiner-la-plan-de-domination-us/ )


 

BREIZATAO – ETREBROADEL (22/09/2015) La montée en puissance de la Russie sur le théâtre syrien ne fait plus de doute : chaque jour qui passe donne la mesure d’un déploiement constant de matériel et de personnel. Ce virage stratégique, qui a visiblement pris de court les USA mais aussi la France, a été salué par un tir de mortier contre la représentation diplomatique russe à Damas. Pas de quoi perturber Moscou qui s’apprête à infliger une défaite stratégique d’ampleur inédite aux USA et à leurs vassaux dans la région.

Le déploiement s’intensifie

L’arrivée continue de matériels militaires russes dans la région de Lattakié, le bastion du président syrien, prend chaque jour une nouvelle ampleur. A cette heure, les USA estiment que la Russie a déjà déployé 28 avions de combat, 20 hélicoptères et, pour assurer la sécurité immédiate de la base aérienne russe de Jableh, 9 chars d’assaut et des centaines de soldats d’élite.

Moscou livre déjà du matériel de guerre et de l’armement à la Syrie, mais l’intervention de l’armée de l’air russe va radicalement changer la donne sur le front. C’est ce qu’a indiqué le ministre des Affaires Etrangères syrien à la télévision russe. La presse belge s’en fait l’écho (lire ici) :

“La participation de la Russie dans le combat contre Daech (acronyme arabe de l’EI) et le Front al-Nosra (branche syrienne d’al-Qaïda) est encore plus importante que la fourniture d’armes à la Syrie”, a déclaré M. Mouallem à la chaîne de télévision Russia Today. Ses propos sont rapportés dimanche par les médias syriens.

Un désastre stratégique pour Israël

Et il est loin d’être le seul à partager cet avis puisque le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, s’est précipité aujourd’hui à Moscou pour tenter de négocier avec Vladimir Poutine les conditions de déploiement de l’aviation russe. Sans grand succès.

Rencontrant le président russe dans sa datcha aux côtés d’une délégation militaire israélienne de haut niveau, Benjamin Netanyahou a du faire face au fait accompli, sans obtenir de garantie sur la conduite des opérations russes en Syrie (source). La crainte principale de Tel Aviv est de ne plus pouvoir agir librement en Syrie sans affronter l’aviation russe, laquelle assure la sécurité de l’armée syrienne ainsi que celle de ses alliés.

De fait, Israël va devoir agir prudemment et, pour une large part, ne sera plus en mesure d’agir en Syrie. C’est une évolution stratégique catastrophique pour Tel Aviv. Et ce revers s’ajoute à la montée en puissance de l’Iran, désormais en paix avec les USA et les Occidentaux.

L’aviation russe sur le pied de guerre

Comme nous le rapportons aujourd’hui, l’aviation russe est déjà à pied d’oeuvre. Des chasseurs ont été ravitaillés en vol au dessus de Homs, comme le montre une vidéo réalisée par les islamistes de l’ASL soutenue par la France (voir ici).

Par ailleurs, la Russie a lancé ses premiers vols de drones dans le pays pour identifier les cibles islamistes.

Une intervention qui ne plait pas aux islamistes qui ont envoyé un message à Moscou sous la forme d’un tir de mortier contre son ambassade de Damas. Ce qui a suscité la fureur de la Russie qui a appelé “à l’action” contre les insurgés et les djihadistes :

Débâcle occidentale, humiliation française

Il s’agit d’une débâcle géostratégique majeure pour les USA mais également pour la France. Cette dernière a soutenu sans faiblir les insurgés islamistes en partenariat avec le Qatar, la Turquie et l’Arabie Séoudite. L’intervention russe – largement inattendue par les Occidentaux – bouleverse la donne.

Difficile en effet de condamner la Russie qui, plutôt que de parler, entreprend la destruction de l’Etat Islamique et d’Al Qaeda.

L’insistance récente de François Hollande à “neutraliser” le président syrien soulignant davantage, s’il en était besoin, l’impuissance de Paris à influer sur les événements.

Coup de maître de Vladimir Poutine

Vladimir Poutine, par ailleurs, est en train de ruiner toute la stratégie américaine d’isolement de la Russie, consécutivement à l’affaire ukrainienne.

Les Occidentaux se retrouvent devant un choix cornélien. Soit ils soutiennent la Russie dans son action militaire en Syrie et aident, de facto, le gouvernement syrien à gagner la guerre. Ce qui signifie une défaite complète au Moyen-Orient avec, pour corollaire, un nouveau nouveau statut d’arbitre des relations régionales pour la Russie. Un scénario cauchemardesque pour les Etats-Unis.

Soit les Occidentaux refusent et ils démontreront, aux yeux de l’opinion publique mondiale, qu’en réalité ils n’ont aucunement l’intention de neutraliser le djihadisme. Ce qui confirmerait ainsi que, dès l’origine, Washington, Paris et les puissances régionales s’en servent à des fins inavouables. Mais pire encore, ce serait laisser au seul Poutine tout le prestige d’une victoire contre la barbarie islamiste.

La perspective d’un Vladimir Poutine “protecteur du monde libre et civilisé” qu’induirait l’écrasement de l’EI par la seule Russie n’est pas de nature à enchanter ceux qui s’échinent, depuis 15 ans, à le dépeindre en tyran.

Vladimir Poutine entend donc formaliser, à l’ONU, son intervention en Syrie contre l’Etat Islamique. Et proposer aux Occidentaux de le rejoindre dans son effort. S’ils s’avouaient contraints d’accepter, les Occidentaux devraient admettre que le mythe de “l’isolement de la Russie” ne tient pas. Ils connaîtraient par ailleurs des difficultés grandissantes pour légitimer, auprès de leur opinion publique, leur politique de sanctions contre un allié…

Et c’est là un tour de force de Vladimir Poutine : rompre l’isolement occidental, contraindre les USA à soutenir leur effort pour permettre à Bachar Al Assad de gagner la guerre, faire de la Russie une puissance incontournable au Moyen-Orient et par là même, faire de la Russie une grande puissance avec laquelle on devra compter.

Poutine, grand amateur de judo, sait que son principe essentiel est le suivant : retourner la force du mouvement de l’ennemi contre lui. Il ne fait pas autre chose en utilisant l’islamisme alimenté par ses ennemis pour renforcer sa position.

Réactions françaises

Difficile donc, surtout en France, de critiquer le pays qui entreprend de détruire un “Etat Islamique” qui a fait assassiner des citoyens français. Si la Russie parvient à détruire l’Etat Islamique, ce sera pour Vladimir Poutine une victoire qui lui vaudra une admiration et une reconnaissance universelles. Deux choses dont il jouit déjà en Russie après avoir “sauvé” la Crimée.

Ce désastre imminent pour Paris explique la décision du gouvernement socialiste de “bombarder la Syrie” et ainsi faire croire à l’opinion publique française qu’il est au moins aussi “efficace” que Moscou lorsqu’il s’agit de garantir la sécurité des citoyens français.

Cependant, les 5 années de soutien à l’insurrection islamiste constitueront un fiasco géostratégique et diplomatique complet dont Paris n’a pas fini de mesurer le coût.

 

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Obama n’a jamais frappé un seul des 60 camps de Daesh

http://www.memritv.org/clip/en/4547.htm

 

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Commenter cet article

pierre 25/09/2015 04:34

si les forces sino russes pouvaient ensuite monter sur Paris renverser le p'tit malfaisant ce serait sublime!

Dissident 24/09/2015 21:18

ZH annonce aujourd'hui l'arrivée prochaine de troupes chinoises en Syrie :

http://www.zerohedge.com/news/2015-09-24/chinese-military-personnel-aerial-assets-allegedly-en-route-syria

Et ca n'est pas pour renverser Bachar.