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Publié par Edouard Boulogne

Rencontre d'un sans-abri qui attend la visite du pape François.

L'agence de presse Zenit.org publie ce texte qui montre que derrière les aspects officiels des voyages de papes, relancés dans l'époque moderne par la pape Paul VI, il y a ce que les téléspectateurs ne voient pas ( parce qu'on ne leur montre pas ) à savoir une foule de « petites choses » de rencontres, de prières, d'opérations quasi mystiques, dont les effets sont durables, et l'action profondes sur l'âme des hommes.


 

LS.


 

Deborah Castellano Lubov

Washington, 24 septembre 2015 (ZENIT.org)

À la veille de la visite du pape François dans un centre caritatif catholique, ce jeudi 24 septembre, Charles, victime de l’ouragan Katrina, s’est dit « honoré d’approcher le pape François ».

Comme d’autres, ce mercredi soir, Charles attendait la camionnette du Centre caritatif catholique qui devait passer le prendre pour le conduire dans un logement. Debout sur le trottoir, devant le Centre caritatif catholique de Washington, D.C., l’homme originaire de Louisiane a évoqué pour Zenit son difficile parcours de vie et comment le Centre caritatif catholique et le pape François lui ont donné des raisons de se considérer comme « tellement béni ».

« Je serai honoré d’approcher le pape François », dit Charles, qui explique qu’il rencontrera le pape en visite au Centre caritatif catholique de Washington, D.C., pour rencontrer les pauvres et les sans-abri, ce jeudi 24 septembre.

Le Centre caritatif catholique subvient aux besoins de 120 000 personnes de tout Washington, à travers différents services comme l’hébergement, les soins médicaux et dentaires, et les repas. Il fournit 1 800 lits par nuit et quatre millions de repas par an.

« Si vous avez un problème ou une situation à régler, c’est le bon endroit, raconte Charles. Ici, on ne vous dit pas "non". »

Tous les mercredis, explique-t-il, les pauvres reçoivent un repas dehors, grâce à un programme nommé « Les repas de Sainte Marie » : une fourgonnette apporte de la nourriture à ceux qui ont faim. Charles souligne que l’organisme ne sert pas seulement les catholiques, mais tout le monde.

Déplorant la façon dont de nombreuses femmes et de nombreux enfants de la zone ont été battus et ont besoin de protection et de soins, l’homme reconnaît que le Centre caritatif catholique fait ce qu’il peut pour les protéger.

« Une fois arrivés là, ils savent qu’ils sont en sécurité », poursuit-il. C’est très précieux pour ceux qui ont perdu leur travail, quitté un foyer brisé ou même pour ceux qui ont une maladie mentale grave ou d’autres problèmes médicaux.

Charles parle aussi de la camaraderie parmi ceux qui reçoivent ces services. « Il n’y a pas d’esprit négatif, ici », déclare-t-il, en soulignant que ce centre aide d’une façon différente des autres. « Je me suis fait de bons amis ici, et de même que le Centre veille sur nous, nous veillons les uns sur les autres. » Et d’ajouter : « Je suis reconnaissant. »

« Personne n’est mécontent, dit-il encore, je dirais que 90 % des habitants de Washington connaissent le Centre caritatif catholique, ils connaissent ce bâtiment. Même si vous n’aviez que la peau sur les os, on ne vous chasserait pas. »

Après l’ouragan Katrina, Charles s’est retrouvé sans domicile et « dans une situation vraiment insupportable ». Mais le Centre caritatif catholique l’a aidé. Il ne peut pas encore rentrer chez lui, mais quand on lui aura assigné une maison, il pourra rassembler sa famille. « Je suis grand-père, ajoute-t-il, et je suis impatient de voir mes petits-enfants. »

Quant au pape François : « Je l’aime, déclare-t-il. Il m’étonne beaucoup. »

Lors de sa rencontre avec les pauvres, ce jeudi, explique Charles, le pape François sera accueilli par une femme sans-abri qui lui lira un poème qu’elle a écrit pour lui. « Mes copains qui se sont inscrits avec moi pour voir le pape ne peuvent pas attendre. Nous ne pouvons pas croire que nous serons bien plus près de lui que ceux de la basilique nationale. »

« Même ceux qui ne verront pas le pape sont aussi contents et fous de joie de savoir qu’il vient ici et qu’il sera dans notre cour, précise-t-il. Grâce à l’amour que le pape François nous témoigne, nous ne nous sentons pas déprimés comme avant, mais plus en paix et dans la prière. »

« Je ne peux rien demander de plus. Je suis tellement béni », conclut Charles.

© Traduction de Zenit, Constance Roques

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