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Publié par Edouard Boulogne

Pendant les mois de juillet et août la parution du Scrutateur sera de trois ou quatre articles par semaine. Le rythme normal reviendra en septembre.

 

 

 

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Le rôle des médias dans la vie quotidienne.

Malgré tous les contrôles, manger comporte des risques et peut être dangereux. Nous l'avons vécu ces dernières semaines. A peine les bactéries tueuses allemandes eurent-elles fini d'envahir les médias, que la fameuse e.coli refit parler d'elle dans un contexte différent et sous une forme différente. Malgré tous les contrôles, il peut y avoir une erreur à un niveau de la chaîne et cela peut aller du début de la chaîne jusqu'à une mauvaise hygiène chez le consommateur. Il ne faut pas que cela devienne une psychose qui nous interdise de vivre en pensant que le risque zéro n'existe pas dans ce monde ''coconnisé''. Nous acceptons, tous les jours, de prendre des risques beaucoup plus importants sans que cela ne nous gêne. La fameuse e.coli n'a produit que 3.500 cas en Europe, dont moins de 100 cas en France, et seulement 6 personnes sont mortes en Europe, soit 0,2%. L'automobile, la mer, la montagne et bien d'autres moyens font des pourcentages beaucoup plus importants à deux chiffres. Cette sécurité véhiculée par les médias à la rapidité de ''la lumière'' entraîne des catastrophes plus importantes dont on parle beaucoup moins. Par exemple, dans le cas de l’e.coli, ''la mort économique''de milliers d'agriculteurs européens n'a pas eu la même importance dans nos médias.De même, ''la mise à mort'' de DSK, sur la base des seules paroles d’une ''victime'' pour laquelle la véracité des certitudes reste à prouver. Le temps est l'ennemi des médias qui ne prennent plus le temps de vérifier la réalité des faits. En quelques semaines, nous avons vécu en direct, deux mariages princiers mais aussi la destruction de l'intégrité d'un homme et celle d'une filière agricole. Le pouvoir des médias est bien un des risques le plus important de notre siècle.

2.  La chasse à la fraude high-tech.

Tous les ans, l'année scolaire se termine par des examens. Parmi les candidats, il y a les sérieux et les autres, simples retardataires ou fainéants en tout genre qui sont tentés d'utiliser frauduleusement les nouvelles technologies pour décrocher leur diplôme. Fini les ingénieux fraudeurs qui, avec des élastiques, transportaient des antisèches dans leurs manches. L'avènement des smart-phones permet de se faire souffler les bonnes réponses par SMS ou par consultation de pages Internet. L'Education nationale a décidé de ''siffler la fin de la récréation'' en proscrivant les téléphones durant les examens. Ils doivent être éteints, rangés dans les sacs ou remis à l'entrée de la salle. Dans certains centres d'examens, le brouillage des téléphones a même été expérimenté, mais cela pose des problèmes juridiques et techniques. Depuis la révélation de la fuite du sujet de math du bac S, pas un jour ne se passe sans que de nouveaux soupçons circulent sur des fuites dans d'autres épreuves du bac ou d'autres examens. En France, la fraude bénéficie d'une grande tolérance et fait presque partie d'un comportement social pour lequel nous faisons preuve d'une grande indulgence. Chacun d'entre nous a fraudé dans sa vie de façon plus ou moins inconsciente car la fraude est un vrai sport national. On fraude à l'examen, sur son CV, pour ses impôts, ses prestations sociales, dans le bus, le métro, dans une queue et j’en passe. On considère que la triche est synonyme de débrouille. Que faire au niveau des examens? La tricherie a toujours existé et elle se développe à mesure que le nombre de candidats s'accroit. Il est nécessaire de mettre en place des moyens pour la limiter. La circulaire de l'Education nationale se veut un moyen de susciter le développement de la peur du gendarme. Mais la solution ne serait-elle pas le développement des procédures disciplinaires, voire une utilisation systématique et une plus grande publicité médiatique pour inciter les candidats à ne pas se laisser aller à tricher pour obtenir le sésame.

3.  La Grèce sous "protection" étrangère.

Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois et aussi président de l'Euro groupe, a indiqué que "la souveraineté de la Grèce sera énormément restreinte" en contrepartie de l'aide de 12 milliards d'euros qui lui est accordée. Bien qu'ils soient obligés d'aider le "mauvais élève", certains pays membres de l'Union Européenne veulent faire sentir à la Grèce qu'elle leur est redevable de leur soutien, tout comme le FMI qui conditionne ses aides à la mise en place d'un plan d'austérité. Voilà donc ce qui attend tous les pays qui feront appel à l’aide extérieure à la suite de leur mauvaise gestion. A bon entendeur, salut !

4.  Christine Lagarde au FMI.

Le Ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, Christine Lagarde a été désignée mardi dernier directrice générale du Fonds Monétaire International pour succéder à Dominique Strauss-Kahn. Elle devient la première femme à remplir cette fonction. Le FMI a précisé que son conseil d'administration était parvenu à cette décision "par consensus". Madame Lagarde a une longue expérience internationale puisqu’elle a fait sa carrière dans le cabinet d'avocats américain Baker & McKenzie qu’elle a dirigé aux Etats-Unis de 1999 à 2004. Sous sa présidence, Baker & Mckenzie a augmenté son chiffre d'affaires de 50% en clôturant l'exercice 2004 à 1.228 millions de dollars. C’est en 2005 qu’elle a rejoint le gouvernement français au poste de ministre déléguée au Commerce extérieur. Après plusieurs autres fonctions ministérielles, elle a été nommée Ministre de l'Économie en 2007. Selon des conseillers de l’Elysée son handicap majeur en politique était qu’elle se montrait trop technocrate, ce qui ne l'a pas empêchée d'être encensée par les médias. En 2009, le Financial Timesla couronnait "ministre des Finances de l'année"pour son rôle lors de la crise financière et l'Expressla désignait "meilleur ministre"du gouvernement Fillon. La crise financière et les problèmes européens qui s’en sont suivis ont sauvé sa réputation. Durant sa campagne pour prendre la tête du FMI, Madame Lagarde a compris qu'il ne fallait pas faire preuve de dogmatisme. Elle n'a pas hésité à s'inscrire dans le courant de réformes initiées par Dominique Strauss-Kahn afin de s'attirer les suffrages des pays émergents. Le choix de Madame Lagarde fait honneur à la France et ses qualités unanimement reconnues lui ont permis de réunir un très large consensus sur sa candidature grâce aussi à l'autorité dont elle jouit sur le plan international. Souhaitons qu’elle réussisse dans cette fonction de veille pour la poursuite d’une bonne stabilité financière, d’une croissance économique durable et de toutes les autres missions qui sont confiées au FMI.

5.   Les changements de juillet.

Comme d’habitude, au mois de juillet les augmentations fleurissent. 1. Le timbre poste passe à 0,60 euro contre 0,58 euro pour les lettres de moins de 20 grammes. L'électricité augmente de 2,9% pour les particuliers et de 4,4 à 4,9% pour les entreprises. Le gaz reste inchangé pour les ménages en raison du gel décidé par le gouvernement en avril dernier alors qu’il augmente de 3,2% pour les entreprises. En région parisienne, le forfait Navigo augmente en moyenne de 2,7%. Les zones 5 et 6 sont fusionnées et les seuls usagers qui ont un abonnement pour la zone 6 paient 11% de moins. Le ticket de bus passe à 1,90 euro l’unité et le carnet de dix à 12,50 euros. La SNCF augmente de 0,10 euro à 2,70 euros sur les billets deuxième classe des TER et des Corail Intercités, en fonction des destinations. 2. Légère baisse des communications avec un coup de fil passé d’un autre pays d'Europe qui coûte 0,05 euro de moins la minute. A l'inverse, un appel reçu d’Italie, d’Espagne ou de Belgique coûte 0,13 euro contre 0,18 euro auparavant. 3. La réforme des retraites entre en vigueur. L’âge légal de départ à la retraite passe progressivement de 60 à 62 ans à raison de quatre mois supplémentaires par an pour ceux qui sont nés après le 1er juillet 1951. Les personnes qui peuvent justifier d'une incapacité "au moins égale à 20%" peuvent continuer à partir à 60 ans. 4. Disparition de l'AER, allocation équivalent retraite, qui avait été instaurée en 2002 pour les demandeurs d'emploi de moins de 60 ans qui ont cotisé suffisamment longtemps.u06 07 2011

Henri Pauvert.

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