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Publié par Edouard Boulogne

 

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Un ami m'envoie, ce texte, et les liens qui l'accompagnent et qu'il faut absolument consulter.

Cherchant une photo de M. Berlusconi pour illustrer l'article, la première de lui sur laquelle je suis tombé est celle-ci, où on le voit en couple avec DSK. Bien malicieux serait celui qui trouverait un rapprochement à faire entre le bellâtre italien ( qui passe pour être de droite) et M.Dominique Strauss-Kahn, homme de gauche ( le parti du BIEN, de l'honnêteté et de la morale ).

La paresse aidant, et nulle autre raison, j'ai décidé de garder l'image. Bonne lecture, et surtout : bonne écoute ). LS.

 


 
 
Je vous invite  d'abord à lire, puis regarder et écouter ..... c'est le courage d'hier ...  et d'aujourd'hui !Le 12  mars dernier, Silvio Berlusconi a dû faire face à la réalité.
>  L’Italie fêtait le 150ème anniversaire de sa création et à  cette
 occasion  fut donnée, à l’opéra de Rome, une représentation de l’opéra le plus  symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi, dirigé par  Riccardo Muti.
>   
> Nabucco de Verdi est une œuvre  autant musicale que politique : elle évoque l'épisode de l'esclavage des  juifs à Babylone, et le fameux
 chant  « Va pensiero » est celui du Chœur des esclaves opprimés. En Italie, ce  chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans  les années 1840 - époque où l'opéra fut écrit - était opprimé par l'empire  des Habsbourg, et qui se battit jusqu'à la création de l’Italie  unifiée.
>   
> Avant la représentation, Gianni  Alemanno, le maire de Rome, est monté
 sur  scène pour prononcer un discours dénonçant les coupes dans le budget  de la culture du gouvernement. Et ce, alors qu’Alemanno est un membre du  parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi.
>    
> Cette intervention politique, dans un moment culturel des plus  symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu,
 d’autant  plus que Sylvio Berlusconi en personne assistait à la représentation…
>    
> Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d'orchestre, raconte  ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y  a
 eu une  grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra.  Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux  chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait  tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas  décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public  qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero  allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur.  On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation  des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue  ! ».
>   
> Alors que le Chœur arrivait à sa fin,  dans le public certains
 s’écriaient  déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie  ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (places tout en  haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages  patriotiques – certains demandant « Muti, sénateur à vie  ».
>   
> Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois  à La Scala de Milan en 1986,
 Muti  hésita à accorder le « bis » pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra  doit aller du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement  jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière.  », raconte-t-il.
>   
> Mais le public avait déjà  réveillé son sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef  d’orchestre s’est alors retourné sur son
 podium,  faisant face à la fois au public et à M. Berlusconi, et voilà ce qui  s'est produit :
>  Après  que les appels pour un "bis" du "Va Pensiero" se soient tus, on entend  dans le public : "Longue vie à l'Italie !"
> Le chef d'orchestre  Riccardo Muti : Oui, je suis d'accord avec ça, "Longue vie à l'Italie"  mais...
> [applaudissements]
>  
> Muti : Je n'ai  plus 30 ans et j'ai vécu ma vie, mais en tant qu'Italien qui a beaucoup  parcouru le monde, j'ai honte de ce qui se
 passe  dans mon pays. Donc j'acquiesce à votre demande de bis pour le "Va  Pensiero" à nouveau. Ce n'est pas seulement pour la joie patriotique  que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais  le Choeur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé  que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle  l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie,  serait vraiment "belle et perdue".
> [Applaudissements à tout  rompre, y compris des artistes sur scène]
>  
> Muti :  Depuis que règne par ici un "climat italien", moi, Muti, je me
 suis  tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant...  nous devrions  donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison,  le théatre de la capitale, et avec un Choeur qui a chanté magnifiquement,  et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez  bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.
>   
> C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur  des
 esclaves.  « J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est  levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment  magique dans  l’opéra. »
>  
> « Ce soir-là fut non seulement une  représentation du Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la  capitale à l’attention des
 politiciens.  »
>
> Voici une vidéo de ce moment plein  d'émotion
>  http://www.youtube.com/embed/G_gmtO6JnRs <http://www.youtube.com/embed/G_gmtO6JnRs>
>   Silvio  Berlusconi renversé par Giuseppe  Verdi                            http://www.youtube.com/embed/G_gmtO6JnRs <http://www.youtube.com/embed/G_gmtO6JnRs>    



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CH.FFRENCH 08/07/2011 13:00



Nabucco est un opéra magnifique! Et le chant" Va pensiero" m'a toujours beaucoup émue.


Mais là! Avec les acteurs sur la scène, j'ai pleuré!


Les politiques, surtout du genre de ces deux-là... Peuvent se cacher!