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Publié par Edouard Boulogne

Cet article du député ( honoraire ) Christian Vanneste nous a paru intéressant, venant d'un homme qui connait ce parti de l'intérieur, et dont les positions politiques sont souvent dignes d'intérêt. LS.

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http://www.christianvanneste.fr/2012/08/25/ump-postures-et-impostures/

UMP : Postures et Impostures.

Les amis de Nicolas Sarkozy se réunissent à Nice tandis qu’une majorité de sympathisants du parti souhaitent son retour. Il a reçu plusieurs responsables de l’UMP au Cap Nègre et a fait entendre sa voix sur une question de niveau éminemment présidentiel, puisque du domaine de la politique internationale, la Syrie. Manifestement, Sarkozy, c’est pas fini. Le souvenir de l’ancien Président hante à tel point l’esprit de ceux qui rêvent de lui succéder que leur positionnement dans la course à la présidence du mouvement se situe essentiellement par rapport à lui.

On peut simplement s’interroger sur le chassé-croisé qui s’est opéré. Pendant la plus grande partie du mandat présidentiel, le Premier Ministre avait joué à la perfection le rôle de lieutenant fidèle, avec les qualités logiques d’une ombre, la discrétion, la sobriété, et une vision plus sombre de l’avenir. Aujourd’hui, il tente de transformer cette différence de style en atout de fond. Fort du soutien potentiel d’une majorité de sympathisants, il souhaite incarner une synthèse de ceux qu’il imagine volontiers comme ses prédécesseurs : un Président normal au service d’une politique efficace de réforme. En revanche, l’actuel Secrétaire Général, qui n’avait pas toujours été avare de petites phrases et de propositions dérangeantes pour le Président, s’est mué en héritier, gardien des reliques, prêt à tenir le sceptre jusqu’au retour. Ce jeu est révélateur de ce qu’est devenue la politique, dominée par ce que Milan Kundera appelle avec justesse, l’ »imagologie ». Les idées importent peu, leur mise en oeuvre, moins encore. Seule compte la posture, qui n’est souvent qu’une imposture. Nicolas Sarkozy avait compris cette évolution : posture de « droite », pendant les campagnes, afin de siphonner le FN, puis ouverture à gauche. Cela a failli fonctionner deux fois, ce qui prouve le talent.

Pour qui considère la politique dans une grande démocratie comme l’affrontement loyal entre des convictions opposées, mais capables de s’incarner dans la responsabilité du pouvoir, l’UMP représentait la chance de structurer la droite, dans le cadre logiquement bipartisan de notre système électoral dominant. En elle devaient se regrouper le Gaullisme et son souci national, le libéralisme et sa préoccupation économique, la démocratie-chrétienne et son exigence sociale. Pour ma part, je me sentais proche de ces trois familles et j’ai donc beaucoup espéré dans la naissance de l’UMP. J’ai toujours manifesté plus de réticence à la présence des radicaux. Ce parti fossile de la IIIème République est paradoxalement celui qui appartient le plus au règne actuel des images mouvantes et fugaces, des postures et des impostures. Prêts à toutes les démagogies et à toutes les alliances avant-guerre, il se situe aujourd’hui, comme son jumeau de gauche, au centre, là où prospèrent les ambitions et les carrières, dans le marais des coteries si présentes au sein de l’UMP. Lorsque le nom d’un parti est une antiphrase, cela devrait éveiller la méfiance !

La compétition qui s’ouvre pour la Présidence de l’UMP devrait être plus claire et devrait répondre à trois exigences :

Le Président, contrairement au Secrétaire Général, n’est pas un simple gestionnaire du mouvement. Il a vocation à incarner l’opposition durant le mandat présidentiel, et, s’il n’a pas déçu, à être le prochain candidat.

Le choix en sa faveur doit être fondé sur une orientation idéologique sincère et non sur une posture mensongère. La France réclame des réformes structurelles profondes. Il faut s’engager à les faire et pas seulement le temps d’une campagne  pour prendre ensuite comme ministres Fadela Amara, Bernard Kouchner ou Martin Hirsch…

La politique française ne peut pas se résumer à un chassé-croisé d’une gauche verbeuse et irréaliste et d’une droite avide de pouvoir et incapable de l’exercer. L’opposition, comme le renard de la fable, sans même se donner la peine de la flatterie, mais par la simple usure du pouvoir, dans une situation difficile, attend que les fromages des collectivités locales, lui reviennent dans deux ans, puis le Sénat , enfin les palais nationaux dans cinq. Les Français vont-ils se satisfaire de cette alternance, qui finalement, laisse toujours les mêmes professionnels de la politique au pouvoir, ou vont-ils exiger un vrai changement, une alternative plus franche disposant d’un soutien plus large. Voilà aussi une question à laquelle le futur Président de l’UMP devra répondre.

 

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castetsjj 27/08/2012 07:20


Bonjour Mr Boulogne,


Merci de relayer le point de vue de Mr Vanneste, moi j'irai beaucoup plus loin en disant que la Démocratie est en danger et que les Politiques restent optimistes alors que la maison brûle depuis
longtemps, si le bicamérisme anime les spécialistes, le bipartisme en place n'anime plus les foules et les messages de bonimenteurs professionnels ne font plus vibrer la totalité de l'électorat,
l'adhésion du peuple n'est que partiale et forcément partielle entrainant un état d'esprit déplorable et individualiste. Insuffler au peuple la devise des mousquetaires (pas celle d'intermarché!)
serait un plus pour  les prochaines Campagnes et surtout arrêter de naviguer à vue en permanence, même si le temps est gros, aucun cap de destination n'est défini pour un espoir de survie et
pourquoi pas faire rêver la descendance, les partis n'entraînent que les mordus. Quand on analyse le taux des abstentions à toutes les consultations, un réservoir de voix existe, mais il faut
aller le convaincre de se réveiller pour conserver son mode de vie. Il me semble plus qu'urgent de refaire une instruction civique modernisée et à la portée de tous et pourquoi pas reprendre une
conscription adaptée à nos temps modernes pour impliquer et inciter tous les citoyens à participer à l'effort commun... A la charge des législateurs (à mandat unique) de nettoyer en profondeur
tous nos codes, plus personne ne comprend plus rien à l'empilage redondant actuel, ce ne sont pas les spécialistes qui me contrediront !!! Eclaircir et fiabiliser la Démocratie, appliquer à tous
les principes de Laïcité, c'est peut-être cela que nous attendons de Politiques honnêtes, travailleurs et engagés pour autre chose qu'une gamelle toujours plus profonde...


Bonne journée Cjj


http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/7EB7E45F23E545629454F8FDF2A44E3F.aspx