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Publié par Edouard Boulogne

 

P1060023.jpeg ( Une photo toute récente de Dominique Bimont ). 

 

Guadeloupe 1ère a consacré, jeudi, un reportage ( trop court pour les amis de Dominique ) à Dominique Bimont qui vient de mourir à l'âge de 81 ans.

Dominique Bimont arriva en Guadeloupe en 1959, avec son épouse Liliane, danseuse, ancienne première étoile à l'Opera de Paris. Voir le portrait qu'en fit Gérard César, notre ami commun, dans la galerie des Figures du Scrutateur ).

Tandis que Liliane s'installait comme professeur de danse classique, Dominique aux talents très divers, explorait la Guadeloupe sociale et économique.

Il se fit connaître surtout, au fil des années comme journaliste, surtout de radio et de télévision. ( à FR3, RFO. Les dernières années avant la retraite ce fut sur Canal X ).

Sur Canal X il devint l'interviewer quasi permanent de maître Félix Rodes, dans ses émissions historiques, dont il admirait la faconde, le toupet, le talent oratoire aussi. Quand je risquais quelque doute sur la parfaite objectivité du maître, Dominique se contentait de répondre par le sourire malicieux que tous ses amis lui connaissaient.

Il m'aida, gratuitement, de 1977 à 1982/83, dans la rédaction de Guadeloupe 2000.

Dominique était bourré de talents multiples. C'était aussi, un vieux baroudeur, qui avait, très jeune, m'a t-il dit, participé à la résistance à l'occupant, dans la région bretonne de Saint quai Portrieux sa ville natale ( Dans Guadeloupe 2000 il signait d'ailleurs tantôt de son nom, tantôt Jean-Jacques Portrieux ). Cameraman sportif, et déjà plus tout jeune, il suivait, par exemple, le Tour Cycliste de la Guadeloupe, par monts et par vaux, sous un soleil accablant, sur une moto et en ramenait des images de feu, inoubliables.

Dominique-14.jpeg ( Dominique, dansant avec Diane Bordérieux, sa fille ). 


Je l'avais vu pour la dernière fois, dans la grande galerie du super marché Carrefour à Baie-Mahault. Il y prenait son petit déjeuner, épicuriennement, si je peux dire. Il m'invita à le partager. Il était très fatigué, et à la veille de l'accident de santé qui devait l'emporter. Mais tel qu'en lui même, parlant des évènements, des gens, avec une gentillesse tempérée quand même par la lucidité, avec détachement.

J'ai été rendre hommage à sa dépouille lors d'une veillée mortuaire, hier soir.

Je serai à la cérémonie religieuse qui aura lieu lundi, en l'église de Petit-Bourg à 15 heures.

J'adresse mes condoléances à ses enfants, à sa fille Diane Bordérieux, qui suit les traces de sa mère, et est aujourd'hui l'un des professeurs de danse réputé de la Guadeloupe.

Au revoir Dominique.

 

Edouard Boulogne.

 

 

( ci-dessous, un des billets, choisi au hasard, que donna Dominique Bimont à Guadeloupe 2000-Magazine en mars 1979, sous le pseudonyme de Jean-Jacques Portrieux. ).

 

 

Le Clin d'Œil de Jean-Jacques Portrieux

Du nouveau à la Télé

 

Si la télévision n'apporte pas tou­jours toutes les satisfactions que chacun est en droit d'attendre d'elle/ la faute n'en revient pas en totalité aux gens de la profession. La difficulté vient qu'il y a prati­quement autant de goûts variés qu'il y a de téléspectateurs. A partir de cette con­troverse, il apparait comme extrêmement difficile de satisfaire tous les soirs l'ensemble des consommateurs d'images télévisées. Quoiqu'il en soit, sur l'ensemble des programmes d'une semaine, voire d'une quinzaine, chacun peut y trouver sa part de bonheur.

Mais il est un point qui à mon sens doit rassembler un grand nombre de suffrages, et c'est ce qui fera l'objet de mon clin d'œil de ce No 60.

Je l'adresse à une jeune femme qui depuis le mois de décembre nous apparait à l'écran. Certes nous connaissions sa voix sur les antennes radio, mais maintenant nous avons le plaisir de l'avoir à l'image. Elle est venue apporter la note féminine qui nous manquait parmi les journalistes qui ont toujours été des hommes depuis que la télévision existe en Guadeloupe. Il s'agit vous l'avez deviné de Marie-Christine LE DU qui, soit au journal de 19 heures 30, soit à celui de 20 heures, trois ou quatre fois par semaine, nous fait part et nous commente les événements qui se sont déroulés dans le monde. Voilà une promotion féminine fort bien venue et qui doit satisfaire l'ensemble des téléspectateurs. De semaine en semaine nous la voyons prendre l'assurance qui sied à un bon journaliste. Aussi je ne pouvais cacher plus avant ma satisfaction en tant que téléspectateur et j'ai tout lieu de penser qu'elle est générale.

Marie-Christine-Le-Du-site.jpg ( Madame Le Du, récemment ). 


Souffrez que je vous dise. Madame, que vous passez fort bien l'écran et ceci avec autant de maîtrise que vos collègues masculins, avec toutefois une petite note en plus : le charme, mais ceci est normal puisque vous êtes «Femme».

Tout le mal que je vais souhaiter dans ce clin d'œil, c'est une longue et brilllante carrière à Marie-Christine LE DU.

 

Jean Jacques PORTRIEUX

 

 

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