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Publié par Edouard Boulogne

Souvenir roboratif : Robert Pentier.

Des nouvelles de Robert Pentier ( Boboss ).

Je suis heureux de publier cet article sur Robert Pentier paru dans le Ti journal. Je suis un ancien élève du lycée Carnot de Pointe-à-Pitre. Vers la fin des années 50, j'avais enfin le bonheur d'avoir comme professeur d'histoire M. Raymond Pentier. Les professeurs en cette discipline que j'avais eus étaient, à mes yeux du moins et selon mes critères personnels, ennuyeux bien que je fusse déjà passionné par l'histoire.
Des bribes de son enseignement me parvenaient pourtant dans ce lycée où l'isolation d'une salle à une autre était alors loin d'être parfaite. Je désespérais de l'avoir un jour comme maître lorsque, j'eus enfin ce bonheur. C'était en classe de seconde, dont le programme portait, notamment sur la révolution française.
Il fut tel que l'attendais, brillant, précis dans l'enseignement, autant que dans la manière. Boboss, - le petit surnom affectueux que lui donnaient les élèves, - était doué d'un tempérament d'acteur, d'orateur brillant. Ah ces discours de Mirabeau, de Danton, où l'on croyait voir revivre ces illustres personnages, pas nécessairement toujours très recommandables. J'ai gardé le souvenir savoureux du cours consacré à la nuit du 4 août 1789, où fut narré l'abolition des privilèges.
Dès novembre de cette année-là, hélas, pour nous, pas pour lui , monsieur Pentier nous fut arraché du fait d'une belle promotion comme le dit l'article suivant.


Les années qui passèrent depuis cette époque déjà lointaine me portaient à croire qu'il était défunt, lorsqu'à l'occasion d'une veillée mortuaire à Gourbeyre, il y a un an et demi, je pris langue avec un Pentier dont j'appris bien vite qu'il était l'un des fils de Boboss, et par la même occasion que son père n'était pas mort et vivait sa retraite en Martinique.
Il y est toujours, âgé maintenant de 97 ans.
Merci à Claude Guilliod pour cet article qui ranimera l'enthousiasme et l'amitié de beaucoup de garçons ( Carnot était alors, jusqu'en terminale, un lycée de garçons ) de notre génération pour ce professeur remarquable.

 

Edouard Boulogne.

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Robert Pentier, proviseur d’exception, politicien valeureux

 

( https://www.tijournal.fr/robert-pentier-proviseur-dexception-politicien-valeureux/ )

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Hélène Gressin 12/07/2017 15:52

Quand j'étais au Lycée Gerville-Réache, Monsieur Robert Pentier était notre Proviseur principal. J'étais assez curieuse et intéressée, d'assister aux réuni ons avec les surveillants Dupuy et Lurel, en tant que déléguée de classe, je défendais, les "bons élèves, mes camarades et amitiés, qui des fois étaient injustement mal notés, comme pour niveler les moyennes (une solidarité im bécile, dans une classe d'âge, frustrée, se préparant aux examens) Monsieur Robert Pentier, m'aimait bien, et c'était réciproque pour ma pertinence et sa concorde... un jour, j'avais dit lors d'un conseil de classe" l'éducation, c'est l'affaire de nos parents, l'enseignement, c'est votre affaire, les apprentissages et les connaissances, c'est notre affaire" ..bon, silence et sourire de Monsieur Pentier. J'ai eu envie de dire cela, car lors des réunions, on parlait des "com- portements et des tenues des élèves" (choses éphémères et sans intérêt, jugeant nos Parents )...et jamais des progrès, des efforts individuels, des intelligences et des savoirs collectifs des lycéens, de l'assiduité, de l'intérêt, et du suivi que procuraient nos Parents...dans ces années, en Guadeloupe, les Familles, la Société, donnaient, du sens, une identité, une image, un visage à l'Archipel guadeloupéen...Faire des Etudes supérieures, n'était pas un "com- bat, une lutte, une revanche contre la République, ce n'était pas, une réparati on, une obligation, un dû, contre la République"...comme on le voit hélas, au jourd'hui (un peu schizophrénique, dedans et dehors) Mais les Prêts et les Bourses, évoluaient et s'accordaient déjà, dans un champ particulier et singu- lier...(je reste polie!) J'ai remboursé manu militari, une 2ème fois, avec une menace de saisie à tiers détenteur, et par voie d'huissier, à l'adresse de ma- man, un prêt de 9000 francs soit 1369, 86 € en 1999 en Guadeloupe soit 27 ans après! J'ai gardé dans mon coeur d'adolescente et de guadeloupéenne, qu'un Jour viendra, où j'apporterai quelque chose, de magnifique à partager, avec toutes les Générations...170 ans après la commémoration de l'Abolition de l'esclavage, Nous fêterons la FETE de la LIBERTE, pour que les mots "es clavages et esclaves" ne soient plus l'alpha et l'oméga, des défis et des en- jeux, des confrontations et des grèves, des combats fratricides et des luttes intestines, pour qu'aucun (e) guadeloupéen (ne) quitte son île, parce qu'il (elle)se sent prisonnier (ère), esclave, soumis (e) à un système invisible, à une for- ce du mal, de la méchanceté et de la haine...Pour que tous nos Dirigeants et nos Elus, nous considèrent tous, comme des Personnes complémentaires. Le Territoire est français, les Citoyens sont français, notre Identité et notre Lan gue, françaises, nous avons eu la chance et l'intelligence, d'inventer un monde créole, unique et remarquable. C'est cela que j'ai appris, sur les bancs de l'Ecole, l'Externat Saint-Joseph de Cluny, l'Ecole communale des filles de Saint-Claude, au Collège d'enseignement général, puis au Lycée Gerville Réache, mes plus tendres années, mes plus belles années de découverte et d'apprentis sages de la Vie et de notre Histoire.

Xam Cirederf 12/07/2017 13:56

Comme cela rappelle des souvenirs8!! Il a été mon prof et aussi Censeur quand j'étais "pion3 au LGR à B-Terre. En plus il était devenu un ami en liaison avec des positions politiques communes à des valeurs qui sont introuvables aujourd'hui.
Les générations passent hélas, et les nouvelles ont du mal à comprendre pourquoi leurs positions de girouettes sont incomprises.