Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Pages

Publié par Edouard Boulogne

François Fillon au Figaro : «Je serai au second tour»
François Fillon au Figaro : «Je serai au second tour»

Je ne reviendrai pas sur les raisons qui me font soutenir contre vents et marées, François Fillon. Mercredi encore je me suis exprimé sur ETV à ce sujet ( Voir : http://www.lescrutateur.com/2017/04/analysis-une-emission-etv-sur-l-election-presidentielle.avec-ericka-merion-georges-calixte-edouard-boulogne.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics ).

Je laisse donc la parole au candidat lui-même.

 

Le Scrutateur

________________________________________________

 

 

INTERVIEW - Dans un entretien exclusif à trois jours du premier tour, l'ancien premier ministre dénonce le programme d'Emmanuel Macron et met en garde les électeurs de droite : «S'ils votent Le Pen, ils auront Macron !» ( http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/19/35003-20170419ARTFIG00340-francois-fillon-au-figaro-je-serai-au-second-tour.php ).


 

LE FIGARO. - Emmanuel Macron préconise des «mesures fortes contre le terrorisme». En quoi vous distinguez-vous de lui?

François FILLON. - Sur la lutte contre l'islamisme comme sur tout le reste, Emmanuel Macron est flou. On ne sent chez lui aucune détermination à lutter efficacement contre ce danger, qu'il n'a même pas diagnostiqué. Pour Macron, l'islamisme n'est pas un risque totalitaire qui menace la paix mondiale. Il reste sur le discours antiterroriste classique, en ménageant en permanence ce qu'il pense être un électorat musulman. Il se garde bien d'affirmer, comme je le fais, l'existence d'un mouvement intégriste au sein de la religion musulmane, mouvement qui doit être combattu. On ne l'entend jamais dire non plus qu'il faut expulser ceux qui tiennent des discours antirépublicains, ou dissoudre les mouvements salafistes ou se réclamant des Frères musulmans, qui sont clairement dans la mouvance djihadiste.

«Les soutiens de Sens commun ont leur place dans une majorité et ils ont fait preuve d'une très grande solidité dans cette campagne. Ce qui n'a pas été le cas de tout le monde»
François Fillon

Que pensez-vous de la polémique au sein des Républicains à propos de Sens commun?

C'est une forme d'intolérance que je trouve regrettable, et c'est l'expression de ce politiquement correct que je combats par ailleurs. Je me souviens du gouvernement que j'avais composé avec Nicolas Sarkozy. Il y avait Alain Juppé, mais il y avait aussi Christine Boutin et Bernard Kouchner! Je n'ai pas le souvenir que cela ait choqué qui que ce soit. Je n'adhère pas à toutes les positions de Sens commun, mais ils le savent et me soutiennent parce qu'ils pensent que j'ai le meilleur projet, ce qui prouve qu'ils ne sont pas sectaires. Ils ont leur place dans une majorité et ils ont fait preuve d'une très grande solidité dans cette campagne. Ce qui n'a pas été le cas de tout le monde. Pour construire, il faut rassembler. En excluant certains au motif qu'ils ne seraient pas dans «le sens de l'histoire», on contribue à créer les conditions de tensions, d'affrontements et de communautarisme.

Quel est votre pronostic pour dimanche?

Je serai au second tour.

» Retrouvez l'intégralité de l'interview de François Fillon dans Le Figaro du jeudi 20 avril et dès à présent sur Le Figaro Premium.

»Découvrez les résultats de l'élection présidentielle 2017 dès 20h le jour du scrutin

»Trouvez pour qui voter avec notre comparateur de programme


À VOIR AUSSI - «Être président, ce n'est pas essayer de jouer la star» selon François Fillon:

 

La rédaction vous conseille

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article