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Publié par Edouard Boulogne

( 1 ) Ce gros toutou bavotant, est une des esquisses de l'homme futur, selon nos "utopistes actuels. ( 2 ) Réduire le langage à quelques mots, c'est le rêve des cadres du Brave New World, qui nous ecadre désormais dans des écoles où l'on désapprend à lire.
( 1 ) Ce gros toutou bavotant, est une des esquisses de l'homme futur, selon nos "utopistes actuels. ( 2 ) Réduire le langage à quelques mots, c'est le rêve des cadres du Brave New World, qui nous ecadre désormais dans des écoles où l'on désapprend à lire.

( 1 ) Ce gros toutou bavotant, est une des esquisses de l'homme futur, selon nos "utopistes actuels. ( 2 ) Réduire le langage à quelques mots, c'est le rêve des cadres du Brave New World, qui nous ecadre désormais dans des écoles où l'on désapprend à lire.

Sous le nom de « mondialisme » se dissimule une formidable, et redoutable, et méprisable, ambition, celle pour une petite minorité d'énormes entreprises économiques, de contrôler en vue de ses intérêts strictement affairistes et matérialistes, les hommes et les femmes, unis dans l'appartenance à une même espèce, l'espèce humaine, mais différenciée historiquement en une multiplicité de races, d'ethnies, de nations mono ou pluri-ethniques ( pluri-ethniques comme la France d'aujourd'hui ), dont la riche palette de coutumes, de croyances forment une palette chatoyante infiniment riche, que la raison humaine doit qualifier, juger et hiérarchiser selon une grille de valeurs.

Les Français comme les britanniques, les Bantoues, les Chinois, etc, sont des peuples qui sont chacun unique, et dont l'originalité n'est pas facilement réductible à l'uniformisation, des mentalités qui est, en revanche, le champ de manoeuvre idéal du marketing du monde nouveau, du fameux village planétaire dont on nous rebat les oreilles.

Pour les hommes du « grand marché », les nations, les religions, sont des obstacles à leur emprise mécanique, et totalitaire, sur des hommes qui ne doivent plus se différencier en fonction de leur nations, coutumes, religions, etc, mais doivent être normalisés, formatés en vue de la seule finalité qu'on leur accorde, celle de consommateurs élevés ( plus qu'éduqués ), conditionnés à acheter ce que la publicité envahissante du modernisme leur indique comme seul bien.

Cette idéologie apparaît, et se développe, surtout à partir du XVIII ème siècle, pour atteindre un sommet au moment où nous vivons. Elle est l'idéologie qui conçoit l'homme comme Homo oeconomicus, dont Raymond Barre donnait une excellente définition dans son Traité d'économie politique, il y a déjà 50 ans : «  Celui-ci est un être passif, homme mécanique, automate, robot construit en vue de la série d'actes qu'on se propose de lui faire exécuter» (B. Nogaro). Mû par l'intérêt personnel, il n'obéit qu'à la raison ; il ne subit pas l'in­fluence des contingences nationales ou locales ; il vit, sinon hors du temps, du moins dans un éternel présent. Il n'a qu'un comportement d'adapta­tion ; il suit les indications du marché et du prix, et les quantités de biens ou de services qu'il peut acheter ou vendre sont déterminées par le compor­tement de tous les autres homines œeonomici, qui sont ses égaux. Veblen a donné de l'Homo œconomicus un portrait célèbre : « C'est un calculateur général de plaisirs et de peines, qui, comme une sorte de globule homogène, / fait de désir de bonheur, oscille sous l'impulsion de stimulants qui le pro-I mènent un peu partout sans le déformer. Il n'a ni passé ni avenir. Il est un fait humain, isolé, immuable, en équilibre stable, sauf sous le contrecoup de certaines forces agissantes qui le déplacent dans un sens ou dans l'autre. Se plaçant lui-même au milieu des éléments naturels, il tourne régulièrement autour de son axe spirituel, jusqu'à ce que le parallélogramme de ces forces pèse sur lui, de façon qu'il suive la ligne de la résultante. Quand cesse l'action de ces forces, il revient au repos et n'est plus comme auparavant qu'un simple globule»

Voici pourquoi j'ai caractérisé cette vision de « l'homme idéal », selon les affairistes mondialistes en quoi il voudrait bien nous réduire, pour mieux faire leurs petites et grosses affaires, de "déshumanisatrice".

Je ne veux pas être plus long sur ce point, certain que mes lecteurs, qui ne sont pas des étudiants, préparant des examens, ne me liraient pas davantage. L'essentiel est dit cependant pour mettre en appétit et inciter à lire les deux documents suivants.

 

Le Scrutateur .

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( I ) Philippe de Villiers au micro de Jean-Jacques Bourdin : ( à écouter absolument ).

 

Villiers : https://www.youtube.com/watch?ebc=ANyPxKqjqSh3-IJi6y6v7nilBm2DLunERgOCpY9amof97J_Vr2i6f_iQCa0cY5CDRejypQ_HuuqUsH68NDWPUIhsbi_tECSYbw&v=croFKc0i8z4&app=desktop

 

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( II ) Un article expliquant comment parvenir à la destruction de l'homme ( Français notamment ) par l'épuration du vocabulaire.

L'épuration du vocabulaire : un rêve français ?

 

Comme on maîtrise de moins en moins le langage, on a de plus en plus peur des mots.

Nadine Morano aurait dû avoir peur de prononcer, dans le climat actuel, le mot "race" même si on a traité cette imprudence, s'abritant derrière le général de Gaulle dans un contexte ancien, avec une enflure politique et médiatique qui aurait pu laisser croire que la France n'avait pas d'autres chats plus graves à fouetter.

Laurent Ruquier avec honnêteté a reconnu l'avoir un peu poussée et, n'ayant pas à s'excuser de l'avoir invitée, a admis qu'il "l'aimait bien". Nadine Morano que beaucoup, avec une bonne conscience indécente, méprisent parce que, profondément, elle n'est pas de leur monde.

Le candidat François Hollande avait promis de supprimer le mot "race" de la Constitution et heureusement il n'a pas tenu son engagement.

Maintenant des députés et sénateurs du Front de gauche projettent de faire voter la suppression de ce substantif honni de tous les textes de lois où il se trouve.

Un ministre dont le bon sens paraissait indéniable, Michel Sapin, s'est lui aussi piqué de formuler une appréciation favorable sur cette obsession d'éradication.

Cette démarche est démagogique et absurde de même qu'en 2012, les velléités de François Hollande. Elles oublient, par exemple, que si en 1946, comme l'a rappelé Didier Maus, on a écrit le mot "race", c'était précisément au nom de la lutte contre le racisme et pour désigner l'ennemi.

Mais au fond, puisqu'on a pris le parti après la maladresse de Nadine Morano de condamner à mort, législativement parlant, le terme "race", pourquoi jouer petit bras, petit esprit et ne pas se pencher plus sérieusement, avec plus de rigueur, sur une entreprise plus vaste, en s'assignant une mission autrement plus ambitieuse ?

Epurer le vocabulaire de fond en comble. Voilà qui serait à la hauteur du rêve français et les complexités et tragédies internationales, malgré les apparences, ne feraient pas le poids au regard de ce nécessaire et salubre défi !

En effet, ce chantier est immense qui permettrait au progressisme impeccable et totalitaire de faire des siennes. Le langage est un outil trop dangereux pour être laissé à la disposition des esprits, des libertés et des bouches !

Quelques exemples qui démontreront qu'il n'est que temps de mettre bon ordre à cet intolérable désordre des mots, à cette périlleuse surabondance du vocabulaire.

Supprimons "sexe" parce qu'il pourra être qualifié de faible, "femme" parce qu'elle pourra n'être pas reconnue pour l'égale de l'homme, "différence" parce que des malappris pourraient douter de la richesse qu'apporte la pluralité, "couleur" parce que l'évoquer risquerait d'égarer et de faire prendre une réalité constatable pour une supériorité, "blanc" parce que cet adjectif est impérialiste et n'a été que trop utilisé, "mérite" parce que toutes discriminations sont à proscrire, "honneur" parce que notre modernité ne doit plus s'embarrasser de l'esthétique de l'âme et du comportement, "grandeur" parce qu'on pourrait offenser les petits, "religion" parce qu'on pourrait donner mauvaise conscience aux incroyants, "histoire" car d'aucuns pourraient ne se soucier que de celle de la France, "liberté" parce qu'à trop en user, elle pourrait nous détourner de l'égalité pour tous, "débat" parce qu'il pourrait nous conduire à écouter l'autre, "argent" parce qu'il y a des pauvres, "art" parce que certains pourraient ne pas se sentir visés, "identité" parce qu'on se laisserait aller à la nommer française, "tolérance" parce qu'il n'y a plus de maisons pour elle, "justice" parce qu'on craindrait de ne plus voir désigner la seule société comme coupable...

Et ainsi de suite. Si on s'obstine avec acharnement et constance, l'épuration aura de la tenue et ne ne laissera plus que quelques termes neutres, indolores, sans risque pour la pensée, validés par la bienséance et destinés à un usage courant. On gardera évidemment, malgré son parfum institutionnel et conservateur, "mariage" puisque, depuis la loi sur le mariage pour tous, ce mot a quitté la sphère bourgeoise pour rallier, autour de lui, une communauté, des exceptions qui se sont éprises de la règle.

Initialement je voulais intituler ce billet : un rêve de gauche ?

Mais il faut m'y résoudre : la controverse suscitée par Nadine Morano et tant de polémiques antérieures manifestent que l'épuration du vocabulaire est un rêve français et consensuel.

Dommage.

Rédigé le 04 octobre 2015 dans Actualité, Médias, Société | Lien permanent | Commentaires (31)

 

 

( 3 ) La botte du politiquement correct, écrasant Georges Orwell, ou Jean Raspail, Philippe de Villiers, et même ...le Scrutateur.

( 3 ) La botte du politiquement correct, écrasant Georges Orwell, ou Jean Raspail, Philippe de Villiers, et même ...le Scrutateur.

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