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Publié par Edouard Boulogne

( 1 ) Sarko et Bayrou. ( 2 ) La grosse bête avant son dressage par les "sophiste". (  3 ) Et après.
( 1 ) Sarko et Bayrou. ( 2 ) La grosse bête avant son dressage par les "sophiste". (  3 ) Et après.
( 1 ) Sarko et Bayrou. ( 2 ) La grosse bête avant son dressage par les "sophiste". (  3 ) Et après.

( 1 ) Sarko et Bayrou. ( 2 ) La grosse bête avant son dressage par les "sophiste". ( 3 ) Et après.

Ainsi donc Nicolas Sarkozy aurait dit, hier, à propos de François Bayrou : « Quant au bègue, je vais le crever ». Ce trait fait le bonheur des ( de certains ) internautes, qui le citent à tous propos pour en jouir et ridiculiser le président du parti des « républicains ».

De qui tient-on l'information? Du Canard enchaîné! Le journal d'une religion, celle de la gauche laïcarde la plus confite en sa « bondieuserie ».

Pour ma part, tenant Nicolas Sarkozy pour point trop bête en matière de politique électorale, en dépit des fortes réserves que je formule sur sa vision, je demeure sceptique sur la véracité du propos qui lui est prêté.

Point évidemment M. Bayrou qui, lui, prend pour argent comptant le canard du Canard, et explique que si Sarko le « hait » c'est parce que lui, Bayrou « n'a jamais eu peur de Nicolas ». Propos dignes de gladiateurs de cours de récré.

Personne ne semble s'interroger sur l'origine de cette parole, il est vrai assez idiote, si elle été tenue, même en privé, comme il nous arrive à tous d'en dire autant à propos de gens que nous n'aimons pas, sous forme de boutade.

Ce serait quelqu'un, en tout cas qui chercherait à nuire à l'ancien président de la République.

Dans son entourage? Il n'en manque pas. Fillon? Juppé, NKM? S'il en était ainsi, cette ( ou ces ) personne ne servirait que l'équipe au pouvoir et son matois président.

Impossible? Croyez vous!

Notez que ce même jour, plusieurs anciens collaborateurs de Sarkozy sont interpelés par « la justice » ( qui donc est ministre de ladite justice? ) sur des affaires d'utilisation de l'argent public ( du budget de la Présidence ) pour des commandes de sondages d'opinion, avant 2012.

Là encore, les radio télés vibrionnent de ces affaires.

A t-on oublié que l'ancien président lui-même, interpelé dans de multiples affaires, n'a jamais été condamné, bénéficiant même de nombreux non lieux?

Mais des semaines de harcèlements, abondamment commentés, suivies d'une minute d'information sur lesdits non lieu, ça ne pèse pas du même poids.

Fais-je du sarkozisme? Que nenni! Seulement mon travail d'analyste politique. Même quand je pose cette question, point naïve, je l'avoue : Qui donc bénéficie de ce climat délétère? Qui donc est à l'origine du harcèlement? En attendant, qu'en cas d'alternance, la situation se renverse.

Qui? Je n'ai nommé personne. Suivez mon regard.

Mais rien de nouveau sous le soleil. Dans tout régime politique qui se réclame de la démocratie ( je n'ai pas dit «dans tout régime démocratique », en admettant qu'il en ait jamais existé ) ces dévoiements de la pensée, de la morale et de l'honneur ont engendré les mêmes excès, les mêmes manipulations méprisantes ( mais, somme toute, efficaces ) du peuple dont on se réclame avec, en coulisses, un sourire de connivence entre les dompteurs, même de bords opposés.

Le « peuple » serait le Souverain. Il serait le patron dont on attend délégation.

De là, pour ce faire, les antiques manipulations méprisantes dont il est l'objet.

Le grand Platon avait décrit toute l'entreprise il y a déjà 2400 ans. Il avait, au Livre VI de son traité de la République, décrit les meeting de cette période ancienne de la Grèce. Lisons : « Lorsque, assis en rangs pressés dans les assemblées, les tribunaux, les théâtres, les camps, et partout où il y a foule, ils blâment telles paroles ou telles actions, et approuvent telles autres, dans les deux cas à grand tumulte et de façon exagérée, criant et applaudissant tandis que les rochers et les lieux d'alentour font écho, et redoublent le fracas du blâme et de l'éloge. Au milieu de pareilles scènes le jeune homme ne sentira-t-il pas, comme on dit, le coeur lui manquer? ».

Voici pour les meetings. Cela n'a guère changé. Mais la technique met aux mains désormais des manipulateurs, que Platon appelle « sophistes » les moyens bien plus étendus et efficaces que sont la radio, la TV et d'une manière générale les médias.

Le peuple, de plus en plus déstructuré, de moins en moins instruit et cultivé ( problème des « réformes de l'éducation ), tout en étant persuadé du contraire, il le caractérise par une comparaison avec un GROS ANIMAL.

Avez-vous assisté à ces numéros de cirque où un dompteur place sa tête dans les gueules largement ouvertes de trois fauves, tigres ou lions, - qui d'un seul claquement de mâchoires lui broierait le crane, - se sortant à son avantage d'un péril évident. Mais l'animal, le peuple, est puissant. Et le sophiste ( politichien ) est plus malin.

Voici ce qu'en dit le célèbre Platon : « Tous ces particuliers mercenaires, que le peuple appelle sophistes et regarde comme ses rivaux, n'enseignent pas d'autres maximes que celles que le peuple lui-même professe dans ses assemblées, et c'est là ce qu'ils appellent sagesse. On dirait un homme qui, après avoir observé les mouvements instinctifs et les appétits d'un animal grand et robuste, par où il faut l'approcher et par où le toucher, quand et pourquoi il s'irrite ou s'apaise, quels cris il a coutume de pousser en chaque occasion, et quel ton de voix l'adoucit ou l'effarouche, après avoir appris tout cela par une longue expérience, l'appellerait sagesse, et l'ayant systématisé en une sorte d'art, se mettrait à l'enseigner, bien qu'il ne sache vraiment ce qui, de ces habitudes et de ces appétits, est beau ou laid, bon ou mauvais, juste ou injuste; se conformant dans l'emploi de ces termes aux instincts du grand animal; appelant bon ce qui le réjouit, et mauvais ce qui l'importune, sans pouvoir légitimer autrement ces qualifications; nommant juste et beau le nécessaire, parce qu'il n'a pas vu et n'est point capable de montrer aux autres combien la nature du nécessaire diffère, en réalité, de celle du bon. Un tel homme, par Zeus ! ne te semblerait-il pas un étrange éducateur?
Certes! Dit-il. ».

Ainsi sont les peuples quand les politiciens ne sont que des sophistes manipulateurs, indifférents à ce qu'il faudrait faire pour que la société aille mieux, mais se contentant, pour accéder au pouvoir et à ses avantages ( luxe et volupté , argent, tune, oseille, notoriété, ), de flatter le peuple, pour le posséder à la manière du dompteur vis à vis de ses fauves.

J'en sais parmi vous lecteurs, pour qui j'ai de l'indulgence parce que vous êtes jeunes, et mes amis, qui pensent que le FN , et Marine, mettront de l'ordre « dans tout çà ».

Je le voudrais bien, mais j'ai des doutes.

Lisons par exemple cet entrefilet de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles de le semaine dernière.

Il est assez surprenant.

Marie Caroline Le Pen à Sarkozy. In Valeurs actuelles du 28 mai 2015

« Nicolas Sarkozy a raconté l'histoire en petit comité mais peine encore à y croire. En pleine crise interne au Front national, l'ancien président de la République a reçu une lettre signée... Marie-Caroline Le Pen, fille de Jean-Marie Le Pen et sœur de Marine Le Pen. «Je vous soutiens. Il n'y a que vous qui puissiez sauver la France de ces fous », lui écrit l'aînée de la fratrie Le Pen, sans préciser explicitement si elle parlait de la crise qui secouait son ancien parti et sa famille. En rupture avec son père depuis la scission du Front national, en 1998, Marie-Caroline Le Pen avait alors rejoint Bruno Mégret, provo­quant la colère du fondateur du FN. Plus récemment, son époux, Philippe Olivier, s'est présenté sous l'étiquette Debout la France (le parti de Nicolas Dupont-Aignan) lors des élections départementales de 2015 en Essonne. Pour la petite histoire, Marie-Caroline avait défié Nicolas Sarkozy à trois reprises, lors des élections cantonales à Neuilly-sur-Seine en 1985, puis lors des élections législatives en 1993 et 1995, toujours à Neuilly. À l'époque, Charles Pasqua, l'ancien ministre de l'Intérieur, en froid avec Sarkozy, avait prêté discrètement main-forte à la fille de Jean-Marie Le Pen ».

Intéressant, n'est-ce pas? On pourra dire que V.A est sans doute Sarkoziste. Mais c'est pourtant dans un numéro qui consacre un dossier fort stimulant, et sympathisant, à la jeune Marion Maréchal-Le Pen que cette anecdote a paru.

D'autre part, j'apprends ce jour, que Jean-Marie Le Pen attaque en justice le comité directeur du parti qu'il a fondé et que préside sa fille. Les tenants de la ligne dure sont contents. Ils feront comme Jean-Marie, et resteront au FN après l'inévitable conciliation qui aura lieu. Croyez m'en.

Jean-Marie n'aime pas M. Philipot. Mais celui-ci est devenu incontournable. Marine le conservera. Satisfaction pour la « gauche » du FN et les adversaires du « mariage pour tous » qui resteront au parti et voteront Marine.

Idem pour Marion, jeune, belle, intelligente, et proche des manifestants du mariage pour tous, ( qui n'aiment pas Philipot ) elle restera au parti et ses partisans voteront, grâce à elle ».... pour Marine.

C'est un peu la grande manip dont parle Platon, celle du gros animal, de la grosse bébête, qui marchera comme d'habitude.

Nul moins que moi ne cherche à décourager personne, même si je reconnais que le tableau ci-dessus tracé est sombre. Il faut agir, s'instruire pour agir efficacement, avec MATURITE. Mais il faut se garder des illusions. Il faut se garder des partis pris qui sont les pires conseillers, et nous conduisent à élire bêtement les pires des hommes ( et des femmes ) imparfaits qui s'offrent à nos suffrages ( ou contribuer à la réélection des pires qui sont actuellement au pouvoir ).

Avez-vous remarqué que de Gaulle terminait toujours ses discours ainsi : «  Vive Fécamp, ( par exemple ) port de pèche ( et qui entend le rester ), Vive la République, et Vive la France »! Mais jamais «  vive la démocratie ».

Moi aussi.

Le grand Charles fut sans doute le dernier de nos rois.

 

Le Scrutateur.

 

En Bonus ce petit texte d'un philosophe contemporain, digne d'intérêt, sur la démocratie. Ce philosophe, juif d'origine allemande, Eric Weil, devenu Français, disciple original de Kant et de Hegel, écrivait ce qui suit sur la démocratie : « Le terme de démocratie est tellement difficile qu'il vaudrait presque mieux renoncer à son emploi. Pris dans son sens étymologique, il ne recouvre aucune réalité : le peuple, opposé aux institutions sociales et politiques qui lui donnent une structure et la possibilité de réfléchir et d'agir, n'existe pas en tant qu'unité et, à plus forte raison, ne décide de rien . Les décisions, la réflexion, l'action sont l'affaire des institutions – et c'est à ces institutions que le terme de démocratie , dans l'acception indiquée, et qui, n'est pas celle des seuls philologues, oppose le peuple. C'est le gouvernement qui réfléchit et agit, et il peut le faire avec l'aide et le concours d'une représentation du peuple, non du peuple ( même dans une démocratie directe, c'est une partie qui représente le peuple ). Si, en revanche, on nomme démocratique tout gouvernement qui jouit de l'adhésion des citoyens, les différences de forme n'entrent plus en ligne de compte, et le gouvernement le plus autocratique peut-être plus démocratique que tel régime constitutionnel ».

 

 

 

De Sarkozy à Bayrou, jusqu'à...la grosse bébête .
De Sarkozy à Bayrou, jusqu'à...la grosse bébête .
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Commenter cet article

RPS 05/06/2015 15:45

Duel entre un bègue et un nain! j'en connais un autre dans le genre (nain) qui finit ses phrases par un heu..heuuu et des cillements de l'oeil dignes du plus grand des RPS!
2 ou 7 ans dans la cour des miracles? affaire à suivre.

livia 04/06/2015 10:52

C'est la foire d'empoigne! Les journaleux, aux bottes du pouvoir socialos, s'en donne à coeur joie, ils adorent la m...e! Pauvre France, a-t-elle mérité cela ? Sans doute, nous avons les chefs que nous méritons c'est pour cela que nous sommes tombés en hollandie!