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Publié par Edouard Boulogne

Au moment où une gauche incohérente et pourrie, soumet la France à l'une des dérives les plus dangereuses de son histoire, comment ne pas applaudir aux propos pleins de rigueur, et de foi en la France de Christian Vanneste? Je publie ci-dessous sa Lettre ouverte aux dirigeants de l'UMP.

Que les lecteurs qui souscrivent comme moi, au propos de cet ancien ( et futur ) député, les fassent connaître aux maximum de leurs amis. Il y va de l'intérêt supérieur de notre patrie, comme dirait le général de Gaulle.

 

Edouard Boulogne.

 

Ceux qui veulent lire les commentaires à cette lettre peuvent cliquer sur le lien ci-dessous.

 

http://www.ndf.fr/poing-de-vue/27-06-2014/lettre-ouverte-aux-dirigeants-de-lump?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ndf-fr+%28Nouvelles+de+France%29#.U663PUCEygA

 

Après avoir rejoint le RPR en 1977 et l’UMP dès sa création, j’ai rempli plusieurs mandats électifs avec ces étiquettes. A l’Assemblée Nationale, durant trois législatures, j’ai adhéré au groupe formé par les élus de ces partis. J’ai quitté l’UMP en 2012 lorsqu’une campagne totalement indigne y a été menée contre moi. Préoccupé depuis longtemps par la dérive de ce mouvement, dans son fonctionnement et dans le choix de ses représentants, profondément déçu par sa perte de valeurs, son manque d’idées et son incapacité de mettre en oeuvre les réformes indispensables au pays, je pourrais aujourd’hui me réjouir de voir mes craintes vérifiées, et plusieurs de ceux qui m’ont injustement attaqué, apparaître sous leur vrai jour. Je souhaite au contraire que cette expérience désastreuse soit l’occasion d’une prise de conscience salutaire.

L’UMP réunissait trois familles de pensée honorables. Le gaullisme incarnait le patriotisme, le libéralisme exprimait une exigence d’efficacité économique, le centrisme plongeait ses racines dans la Démocratie Chrétienne. Ces trois sensibilités n’étaient nullement incompatibles, et en chacune se manifestaient des tendances conservatrices ou progressistes, des conceptions plus ou moins favorables à la construction européenne. D’un grand parti fondé sur des traditions fortes et dont la diversité aurait dû alimenter un fructueux débat, vous avez fait une « machine à pouvoir »: une machine à prendre des places, y compris la plus haute, une machine qui permet à ceux qui se sont emparés des commandes de traiter les autres en rouages. Une machine n’a pas d’âme. L’UMP n’a plus aucune valeur qui lui soit indissociable. Elle est devenue une firme commerciale, qui vend sa marque en faisant élire ceux qui la portent, en payant ses logos et ses spectacles au prix fort mais sans se soucier de l’identité du produit. Il doit seulement correspondre à l’attente du marché révélée par les sondages. Un candidat au profil porteur, des thèmes qui fluctuent avec le temps, une inconsistance camouflée en pragmatisme ou en refus compulsif du conservatisme, telles sont les recettes qui ont assuré des succès stériles, puisque le pouvoir n’avait d’autre objectif que lui-même. Dix ans de gouvernement, dix-sept de Présidence n’ont pas enrayé le déclin évident du pays. Le vide sidéral de réflexion politique à réduit votre action à une suite de manoeuvres tacticiennes. Une dissolution stupide, un immobilisme consternant, une ouverture à gauche après une victoire à droite, des velléités écologiques à contre-temps, une politique de faux-semblants en matière d’immigration et de délinquance, un accroissement continu des déficits et de la dette… La liste est longue des démentis infligés aux électeurs fidèles qui ont continué à croire face à la gestion calamiteuse de la gauche que la « droite » était plus sérieuse. Sans souci pour le Bien Commun, ce que de Gaulle appelait « l’intérêt supérieur de la Patrie », sans égard pour les valeurs chrétiennes inséparables de notre Histoire et de notre Culture, sans même d’attachement aux libertés fondamentales, vous avez tour-à-tour subi les influences et les pressions des lobbys à la mode, allant jusqu’à plier votre discours à leurs mots d’ordre : développement durable et taxe carbone, discrimination positive et repentance, théorie « scientifique » des genres et union civile des personnes de même sexe. Il n’y a guère de sujets sur lesquels les élus de vos formations se soient battus dont vous n’ayez sans vergogne abandonné ou inversé les arguments. Vive le PACS, bravo la loi Taubira sur l’esclavage transatlantique, non aux lois mémorielles de « droite », mais oui aux autres. Etre parlementaire UMP consiste à voter comme le veut le groupe, c’est-à-dire le parti, et à courtiser les puissants du moment en son sein. Attention à ceux qui aiment le travail et l’indépendance, les cadeaux vont cesser, l’exclusion menacer. Pour avoir fait en 10 ans une seule intervention de deux minutes contre l’introduction de l’orientation sexuelle dans la Loi créant la Halde, le « lobby gay »m’a poursuivi de sa vindicte. Au mépris de la liberté d’expression et de nos statuts, vous lui avez donné raison. Votre ignorance et votre légèreté vous ont conduits à me retirer l’investiture en 2012, sans me donner la possibilité de m’expliquer, alors que le Conseil National m’avait investi. Or ce que j’avais déclaré était rigoureusement vrai, et ma position, conservatrice sur les valeurs familiales, parfaitement compatible avec nos statuts. J’ai été sanctionné par le parti sans jamais avoir été condamné par la Justice.

Ce procédé insoucieux de toute démocratie était révélateur d’un fonctionnement dédaigneux de toute morale. La machine se préoccupe d’une seule fin, le pouvoir, des quelques hommes qui en détiennent dans ses rouages, et des moyens pour en obtenir davantage, en ignorant l’éthique. L’un de vous a risqué, en connaissance de cause, le mot de mafia. Il est vrai qu’une « famille » qui exécute un de ses membres pour avoir déplu au chef, mais qui laisse ses portes ouvertes à ceux que la justice a condamnés, suscite un rapprochement. Vous avez présenté dans ma Région une liste conduite par un de ces exécutants dociles, servilement complices, et prêt à tout pour monter en grade. Mépris pour les électeurs nordistes, mépris pour le parlement Européen, mais récompense pour celui qui a participé aux manipulations comptables et électorales du parti ! Le coupable larmoyant fait un bouc émissaire idéal qui vous délivrerait de la peste à bon compte. Or la maladie est beaucoup plus répandue. Elle a touché la campagne présidentielle, le parti et le groupe de l’Assemblée. Cela fait plus d’un homme. J’avais déjà interrogé Jean-François Copé sur les comptes du groupe auquel je versais ma cotisation mensuelle. Je me demandais si le groupe n’offrait pas des facilités à « Génération France », le micro-parti qu’il avait créé. J’attends toujours sa réponse. Il est essentiel que les bénéficiaires des surfacturations soient connus. J’apprends aujourd’hui que mes cotisations ont été utilisées pour faire face au déficit des campagnes, donc de la législative menée contre moi. En 2011, j’avais participé à un colloque organisé par le Parlement Européen à Beyrouth, consacré à l’avenir des Chrétiens d’Orient. Présent à titre personnel, j’avais eu la surprise d’être le seul Français, et la joie de pouvoir y représenter mon pays et mon groupe politique, notamment en intervenant lors de la conférence de presse où l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie étaient présents. A mon retour, je me suis livré à un test en proposant que le groupe couvre une partie de mes frais. La réponse fut bien sûr négative. La comparaison entre cette anecdote et le financement du parti par le groupe, pour participer à des dépenses de campagne avec de l’argent public institutionnel non versé à cet effet, suscite une question : qu’est devenue la machine ? Un réseau de copains qui ne s’aiment pas et de coquins qui n’aiment pas la France qu’ils entendent seulement piller ? S’il y a le moindre doute que la réponse soit positive, alors mettez fin à cette imposture, cassez la machine et jetez les rouages défectueux, sans doute nombreux à son poste de commande.


 


 


 

Note: 4.8/5 (53 votes enregistrés)

Lettre ouverte aux dirigeants de l’UMP…, 4.8 sur 5 basé sur 53 votes

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Lettre ouverte aux dirigeants de l’UMP…par Christian Vanneste.
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L
impossible de ne pas adhérer à l'analyse de Christian vanneste. l'UMP a beaucoup déçu, non pas à cause de sa philosophie politique ,ou encore de l'adhésion à une droite décomplexée capable de s'imposer enfin face à une gauche déconnectée des réalités . je crois que personne n'a reproché à l'UMP de porter les valeurs que Nicolas Sarkosy a défendu lors de la campagne électorale qui a précédé sa victoire à la présidence de la république. Personnellement j'ai adhéré à cette volonté de rupture avec un immobilisme voire un attentisme mortel pour tous. il fallait bousculer les idées reçues d'une gauche à la rose flétrie, sclérosée, pour définir des priorités, redonner à l'individu le goût d'entreprendre," l'envie d'avoir envie" , bref parler de l'avenir ,des mutations du monde et la place de la France dans ce monde là. à cet exercice ,Nicolas Sarkosy a sans nul doute été le leader incontestée d'une nouvelle droite qui a su relever la France, la mettre face à ces vieux démons pour mieux les exorciser.
il fallait choisir son camp et il a su le faire mieux que ses prédécesseurs. choisir son camp à être pour la victime et contre son coupable, engager la responsabilité des juges comme pour les autres professions, multiplier la libre concurrence pour faire baisser les prix et augmenter le pouvoir d'achat ,laisser entrer les investisseurs (même étrangers) plutôt que recevoir les venus d'ailleurs du RSA improductifs, expérimenter l'embauche des chômeurs au RSA...
Hélas, moi comme beaucoup avons vite déchanté, je crois que l'homme était sincère, quant à sa vision d'une France qu'il voulait la meilleure pour tous, même pour les SDF! profondément humain et généreux, mais aussi ancré dans la réalité des rouages du pouvoir. Une machine ou le chef qui la contrôle ne devait pas défaillir.Et c'est à ce moment là que le chef a défailli! pas sur la certitude de mener a bien son programme pour lequel il avait été élu mais sur le temps qu'il fallait pour changer ce que 30 ans d'échec de ses prédécesseurs avait pérennisé.
on ne change pas en profondeur une société figée .il fallait du temps pour cela , même Mitterrand l'avait reconnu avec son fameux "il faut laisser le temps au temps"
je crois que Nicolas Sarchosy le savait , qu'une mandature réduite à 5 ans était insuffisante, qu'il fallait 10 voire quinze ans pour "réparer" la france .la mettre sur les rails de la modernité.
on connaît la suite, l'UMP de l'après Sarkosy s'est enlisé dans les "affaires" et avec elles ses lieutenants. l'UMP a vécu. Même une refonte avec un autre nom ne pourra faire oublier la chute de ses dynosaures!
quant à Nicolas Sarkosy ,parions qu'il est hors course pour l'échéance de 2017, trop abîmé par les stigmates de la défaite et des affaires en cours. c'est dommage ,nous avons cru en lui.
la question se pose aujourd'hui de savoir quelle autre formation reprendra le flambeau?

wait and see...
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F
Ultime solution pour sauver la droite française en déshérence, une alliance avec le front national.
Remettre à droite le curseur de ce parti.
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L
Christian Vanneste a mille fois raison!
Il faut arrêter très vite les anti-droite! Juppé; Fillon, Bertrand etc... Ils se fichent éperdument de la France et ne s'occupent que de leurs petits oignons!
Et puis nous apprenons que Fillon fricote avec hollande, comment veut-il après cela qu'on lui fasse confiance et que l'on vote pour lui ???
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