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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

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1.  Plus de lecteurs en ligne que de lecteurs papier, aux USA. 

Une page se tourne pour la presse américaine car pour la première fois le nombre de lecteurs de la presse en ligne a dépassé le nombre de lecteurs de la presse papier. Presque 50% des Américains interrogés par le ''Pew Research Center's project for excellence in journalism'' disent s'informer au moins trois fois par semaine sur Internet, alors que 40% se déclarent lecteurs des journaux papier. La migration vers Internet s'accélère, surtout avec le développement des tablettes et des smartphones. Les groupes de presse doivent ainsi composer avec une chute de leurs revenus publicitaires car les annonceurs ont suivi la tendance. D’autres secteurs, comme la télévision, profitent d'un rebond. La conséquence directe de cette chute des revenus publicitaires est que les journaux choisissent de plus en plus de rendre payant l'accès à leur contenu en ligne, alors que les utilisateurs ne semblent pas prêts à payer. Les conséquences sont ainsi catastrophiques pour l'emploi et les effectifs des rédactions se réduisent de façon significative.

2.  La théorie des dominos, suite sans fin…

La perspective d'un plan de sauvetage du Portugal s'est invitée au sommet européen de Bruxelles. L'Union Européenne pourrait accorder entre 60 et 80 milliards d'euros d'aide au Portugal si José Socrates, son Premier ministre démissionnaire, en faisait la demande. Le porte-parole du gouvernement a redit que le Portugal ne souhaitait pas faire appel à une aide extérieure. Mais les économistes, les analystes et les responsables européens sont convaincus que Lisbonne devra faire appel aux européens et au FMI après le rejet du dernier programme d'économies préparé par le Premier ministre par le parlement portugais et qui a entrainé sa démission. Le président de la république portugaise, après rencontre avec le premier ministre et le leader de l'opposition doit décider s'il dissout le Parlement et convoque des élections. Une telle décision gèlerait toute demande d'aide pendant deux mois, le temps minimum prévu pour qu'un nouveau gouvernement s'installe. Or le Portugal doit affronter une conjoncture difficile dans les prochaines semaines car elle doit faire face à neuf milliards d'euros d'échéances de refinancement de sa dette d'ici au mois de juin. De son côté l’Irlande, qui a changé de gouvernement, souhaite la renégociation à la baisse des termes du plan de sauvetage de l'économie du pays et discuter d'un soutien complémentaire pour ses banques. Dublin n'a pas encore pu s'entendre avec ses partenaires européens qui lui demandent, en échange de cette renégociation, de faire un geste sur son avantage fiscal pour les entreprises. Après la Grèce qui avait obtenu 110 milliards d'euros en 2010, les situations du Portugal et de l’Irlandaise sont une nouvelle ombre importante à la crise sur laquelle travaillent les Européens depuis des mois. La théorie des dominos va-t-elle se poursuivre et qu’en sera-t-il de la France…

3.  L’incroyable scénario de l’affaire Renault.

Renault défraye la chronique depuis le début de l’année, pas pour ses nouveaux modèles automobiles mais pour une affaire bizarre qui déstabilise un des grand constructeurs français. On a parlé d’espionnage, d’escroquerie, d’affaire d’Etat et finalement de rebondissements rocambolesques. Lorsque la presse a révélé que trois cadres de Renault ont été mis à pied, ils ont été soupçonnés d’avoir communiqué contre de l'argent des informations particulièrement sensibles sur les véhicules électriques du constructeur qui a porté plainte contre X. Des mois de débat, d’intervention des dirigeants évoquant des preuves multiples… Après une enquête interne opaque, la thèse de l’espionnage s’est effondrée début mars. Dès lors, tout s’est précipité puisque Renault a reconnu avoir versé 250.000 euros pour obtenir des renseignements auprès d’un mystérieux informateur. Le procureur de la République de Paris a révélé que les éléments transmis par un responsable de la sécurité de Renault sont inexacts. Quelles peuvent être les conséquences pour Renault ? Si les charges ont officiellement été abandonnées contre les trois cadres mis en cause, leur réintégration semble impossible car ils ne le souhaitent pas et le pourraient-ils vraiment ! Le conseil d’administration a reconnu que les accusations étaient infondées et a confirmé Carlos Ghosn dans son poste ; Renault est fragilisé par cette affaire rocambolesque et des voix s’élèvent pour demander des sanctions au plus haut niveau de même que l’Etat, actionnaire à 15 %, demande des comptes et réclame la mise en place d’un audit. Cette affaire pourrait encore connaître de nombreux rebondissements et mettre à mal la direction et l’image de Renault. En avait-elle besoin ?

4.  Ce qui nous attend pour l’impôt 2011.

François Baroin, ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, porte-parole du gouvernement, précisera bientôt que la déclaration des revenus sur Internet sera encore plus facile cette année. Ses services ont assuré que l'effort de lisibilité entamé les années précédentes par la DGFIP, Direction générale des finances publiques, va se poursuivre en 2011 avec des adaptations prévues pour faciliter la compréhension des rubriques par les contribuables. Les améliorations porteraient cette année sur "une saisie simplifiée et une offre de service plus complète". De plus la campagne 2011 a pour objectif d'amplifier la déclaration sur internet puisque plus de dix millions de déclarations ont été réalisées en ligne en 2010. Cette déclaration intervient en pleine préparation de la nouvelle réforme fiscale, notamment sur la fiscalité du patrimoine. Gageons qu’il sera plus facile de déclarer ou télé-déclarer.

5.  Le changement climatique inquiète les Français.

Selon deux tiers des Français, l’augmentation des températures représente une menace au niveau mondial. Ils accusent l’industrie d’être la cause des rejets de gaz à effet de serre. Mais ils ne se remettent pas en cause dans leur utilisation des transports routiers, de l’agriculture intensive ou autres moyens alors qu’ils pèsent beaucoup dans le bilan carbone de tout un chacun. La catastrophe au Japon montre à quel point les choix énergétiques engagent les pays. Les associations écologiques réclament un "Grenelle de l’énergie" et prônent le développement des énergies renouvelables qui sont encore très coûteuses. Les Français sont-ils prêts à remettre en cause leur modèle économique de développement !

6.  Les fausses économies de carburant.

Pour contrer la flambée du carburant, les Français utilisent des stratagèmes pour réduire leur consommation et qui sont loin d’être efficaces. Ainsi remplir son réservoir à moitié pour alléger son véhicule ne permet aucune économie car les quelques kilos de moins comptent peu dans le poids d’une voiture dont le poids dépasse la tonne. De même, couper son moteur au feu rouge ne permet aucune économie sinon les entreprises ne dépenseraient pas des dizaines de millions d’euros pour développer le système "stop and go". Par contre, l’adoption d’une conduite souple en évitant les accélérations soudaines permettrait de faire de réelles économies de même que limiter l’utilisation trop importante de la climatisation. Ne pas utiliser sa voiture et développer des transports en commun "corrects et propres" permettraient des économies encore plus importantes.

7.  Et pourquoi continuer le changement d’heure…

Tous les ans en cette période de l’année, les médias se posent la question de l’intérêt du passage à l’heure d’été car nous passons une heure de moins sous la couette. Mis en place en 1976 pour la France, après le premier choc pétrolier, le changement d’heure a été généralisé à l’Europe. Si ces changements de printemps et du début de l’hiver sont bien installés dans nos habitudes, quelques groupes continuent à polémiquer à ce propos. L’heure d’été permet d’économiser de l’électricité à hauteur de 4% de la consommation nationale soit l’équivalent de la consommation d’une ville comme Reims. Dormir une heure de moins nuirait-elle à notre forme ? Les avis divergent mais on peut quand même dire que notre organisme s’adapte plutôt bien à ces changements. Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, l’Ademe considère que ce changement permet des économies non négligeables de CO2. Et puis pourquoi se priver de la possibilité de profiter de soirées plus longues et plus douces.

 

Henri Pauvert.

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