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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe. 

  1. Qui sont les pauvres en France?

Les familles monoparentales sont les plus touchées. Un tiers des personnes qui vivent au sein d'une famille monoparentale est confronté à la pauvreté. Cela représente 1,6 million de personnes, soit une proportion 2,3 fois plus importante que dans l'ensemble de la population. Dans 85% des cas, les familles monoparentales sont constituées par une mère et ses enfants. Avec un taux de pauvreté de 35,4%, les chômeurs sont aussi les plus atteints par la pauvreté monétaire. De même, près de 10% des retraités, soit 1,2 million de personnes, ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Enfin 9,8% des personnes actives, c'est-à-dire celles qui occupent ou sont en recherche d’un emploi, ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Il faut savoir que la pauvreté économique relative est évaluée à 880 euros en 2006 et concerne 7,9 millions d’individus. Parmi ces gens, une moitié à un niveau de vie inférieur à 720 euros par mois. La pauvreté est un mal qui existe aussi chez nous en France, pas seulement ailleurs !

  1. Le pari de madame Royal.

Encore une fois, Ségolène Royal veut être la première. Elle a obtenu du conseil régional de Poitou-Charentes le feu vert pour tenter un coup inédit ! Elle veut investir l'argent d'une collectivité locale dans une entreprise privée. Le plan de madame Royal est de créer, avec une partie du groupe Heuliez, une nouvelle entreprise qui ne produirait que des véhicules électriques. Cette nouvelle société, qui bénéficierait de 5 millions d'euros de la région garderait le nom d'Heuliez, et réserverait un siège d'administrateur au représentant de la Région. Mais l'affaire n'est pas encore faite, car les lois de décentralisation du début des années 1980, votées par la gauche, édictent qu’une collectivité locale peut mettre de l'argent dans le capital d'une société d'économie mixte mais doit obligatoirement passer par un décret dans les autres cas. En clair, la région Poitou-Charentes doit demander au gouvernement de prendre un décret qui doit être ensuite soumis à l’approbation du conseil d'État. Mais celui-ci risque de rejeter le projet afin d’éviter la création d’un précédent dommageable. Autre obstacle plus politique, le président de la République doit donner son feu vert. Laissera-t-il l'une de ses principales opposantes sauver une partie d'Heuliez, dont elle a fait l'emblème de ses combats ? Il sera intéressant de suivre le résultat de cette bataille sauf que l’emploi de dizaines, voir de centaines de salariés est en jeu !

  1. Les pièges du coaching

Le coaching est une pratique devenue très à la mode pour les dirigeants. Le but de ce système est de pousser les gens à s’adapter à leur environnement sans pour autant le remettre en question. Bref il participe au formatage de l’individu coaché dans l’intérêt de la fonction qu’il occupe dans l’entreprise. De plus il est très souvent pratiqué par des professionnels autoproclamés. L’efficacité du coaching reste à démontrer et cette pratique demande du temps et coûte très cher, environ 2.000 euros HT par séance. Attention aux dérives !( Je ne peux m'empêcher, lisant cette information, au mot de Bernard Shaw : « l'homme intelligent s'adapte au milieu, l'homme inintelligent essaye d'adapter le milieu; c'est pourquoi tous les progrès sont l'oeuvre d'imbéciles »!Le Scrutateur).

  1. L'Europe est inquiète et redoute une "crise sociale".

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, pronostique "une crise sociale" en Europe, potentiellement "explosive". Il appelle les chefs d'entreprise européens à éviter "les licenciements massifs et prématurés", en ayant recours en priorité au chômage partiel. Il leur demande aussi de faire preuve "de responsabilité sociale". De même, les ministres des Finances de la zone euro, s’ils se sont voulus rassurants sur l'activité économique dans l'Union européenne, ils se sont montrés inquiets de l'évolution négative du chômage, quelques heures après une forte révision à la baisse des prévisions de la Commission Européenne. Ils ont par ailleurs rappelé que le traitement des actifs toxiques qui sont encore détenus par les banques doit rester une priorité pour que les effets des plans de relance soient pleinement ressentis sur le territoire européen. Comme déjà indiqué, voila un sujet à traiter au niveau du G20 et qui demande de la solidarité…

  1. Benoît XVI veut conforter les chrétiens d’Orient.

Pas moins de sept inaugurations en huit jours. Le pape, habituellement avare en gestes, veut montrer que le christianisme, dans cette région du globe, a un avenir, à la construction duquel il entend contribuer. Le voyage de Jean-Paul II en 2000 avait insisté sur les relations entre l’Église et le judaïsme. Celui de Benoît XVI est d’abord destiné aux communautés chrétiennes pour, comme il l’a dit "leur faire sentir la proximité et le soutien de toute l’Église". Benoît XVI vient aussi rappeler qu’il ne peut y avoir de règlement de la question du Proche-Orient sans tenir compte des chrétiens. La dimension politique du voyage est aussi essentielle. "Mon premier souhait", a redit le pape le 6 mai dernier au terme de l’audience hebdomadaire, "est de prier pour le don de la paix et de l’unité". Les divisions entre Hamas et Fatah côté palestinien, la menace iranienne, les bombardements sur Gaza et les orientations du nouveau gouvernement Netanyahou en Israël sont autant de pièges posés dans un Proche-Orient qui font que le pape a entre ses mains une vraie carte à jouer : celle de l’équilibre et de la réconciliation. Ce voyage est aussi une main tendue aux frères musulmans que le successeur de Pierre rencontrera. Mais c’est cependant sur les relations avec le judaïsme que le pape est le plus attendu. Benoît XVI espère faire mieux connaître le christianisme à une population juive dont la majorité est née en Israël et ignore cette religion. "J'y vais en tant que pèlerin de paix", a déclaré le pape Benoît XVI au seuil de son voyage. Souhaitons qu’il soit un succès et que les médias en fasse une bonne "lecture" pas comme pour l’excellent voyage qu’il a effectué en Afrique et qui a valu une polémique franco-française !

  1. Deux ans à l'Elysée !

Le président de la République refuse qu'un bilan de son action soit établi avant la fin de son mandat de cinq ans. La crise économique et financière "du siècle", comme il l'a qualifiée, a bousculé ses priorités et plongé tous les indicateurs dans le rouge. Mais elle n'a pas changé la "méthode Sarkozy". Pas question pour lui de donner l’impression qu'il modifiait sa politique. Nicolas Sarkozy est plus que jamais en première ligne et sur tous les fronts. La conduite des réformes reste empreinte de cet alliage de volontarisme et de pragmatisme qui lui permet d'être en mouvement tout en évitant l’opposition frontale de la rue. Il utilise un pilotage à plusieurs vitesses pour réformer. S’il promet la poursuite des réformes dans tous ses discours, il n’hésite pas à temporiser, voir à faire machine arrière, dès lors que la situation devient trop tendue. L'idée est d'intervenir suffisamment tôt pour ne pas laisser le conflit s'enliser et de relancer d'autres réformes dans la foulée. Son objectif est de ne pas laisser s'installer l'idée d'un recul. Reste que pour "l'essentiel", ces mois de crise ont conduit le chef de l'Etat à prendre une série de décisions comme, l’aide aux banques et au secteur automobile, des mesures de soutien aux personnes les plus fragiles, un plan de relance par l'investissement, etc... Mais tout cela pèse très lourd sur les dépenses publiques. Elles rendront plus difficile la présentation d'un bilan conforme aux promesses qu’il s’était fixé pour la fin de son mandat. La crise est venue torpiller son programme et retarder les résultats. Souhaitons qu’il réussisse car au-delà de la politique politicienne, il reste que notre pays est dans une situation difficile. Nicolas Sarkozy ose prendre des décisions, ce qui n’a pas été le cas de ses deux derniers prédécesseurs !

 

Henri Pauvert.

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