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Publié par Edouard Boulogne

 Une semaine à la loupe.*



  1. *La théorie des vases communicants s’applique à notre avenir économique !

Durant le XXème siècle, le monde occidental a connu une période de croissance sans précédant. L’après deuxième guerre mondiale, avec la reconstruction de l’Europe, a vu une augmentation du pouvoir d’achat des pays occidentaux dans ce qui a été appelé les "30 glorieuses". Durant trois décennies, nous avons bénéficié d’une augmentation importante de la situation économique et sociale des salariés. Les "30 glorieuses" se sont terminées dans les années quatre-vingt. Certains pays l’ont compris et ont alors commencé à revoir leur développement économique. En France nous avons continué sur la lancée et, pour paraphraser une célèbre formule publicitaire des années soixante-quinze, nous "n’avions pas de pétrole mais nous avions des idées" pour dépenser ! Nos dirigeants politiques et nos syndicats ont continué à se battre pour nous obtenir toujours plus, ce qui en théorie est louable mais en pratique est désastreux. Aujourd’hui après deux fois "30 glorieuses" passées, la France, comme tous les pays occidentaux, est confrontée à une crise financière et économique mondiale sans précédant avec des marges de manœuvre nulles, voir négatives. Des décisions importantes sont actuellement prises par les dirigeants politiques au niveau mondial pour juguler des dérives qui ont été créées par leurs prédécesseurs. Doit-on aider le système financier à sortir de la "mélasse" dans laquelle elle est ou doit-on laisser le système s’assainir de façon naturelle sans rien faire ? Sauf à faire de la démagogie, comme le montre l’opposition, il serait suicidaire de laisser le système s’apurer seul sans intervenir. Le XXème siècle a été celui de la croissance des pays occidentaux au détriment des autres nations. Le XXIème siècle sera celui du développement des pays émergeants qui ont, en grande partie, les ressources naturelles et qui savent maintenant comment les exploiter financièrement. Nous fabriquons dans des pays ou la main d’œuvre est beaucoup moins chère. Leurs habitants, comme nous, aspirent à une vie plus agréable et veulent une augmentation de leur pouvoir d’achat. Nous devons nous préparer à un réajustement important de l’économie mondiale : Le gâteau de la croissance devra être partagé avec ces nations émergeantes. Mais ce gâteau n’est pas extensible. La part des pays occidentaux devra donc être réduite au profit des autres pays. Nous ne pouvons pas nous en offusquer. Nous devons donc accepter que notre pouvoir d’achat n’augmente plus ou se réduise un peu. Certains pays l’ont compris et ont déjà pris des mesures qui leur permettront de moins souffrir. Nous Français, nous avons continué à dépenser, nous voulons toujours plus et nous continuons à gaspiller ! Stop ! Arrêtons de nous battre les uns contre les autres. Mesdames et messieurs les politiques, de gauche comme de droite, médias, syndicats, unissez vous pour mettre en place et expliquer les mesures qui permettront que tous les Français puissent vivre le mieux possible ce passage d’un monde d’abondance à un monde de partage.

  1. La publicité, Internet et la crise.

La publicité devrait être la première victime de la crise économique mondiale qui prend une ampleur inédite. Les prévisions de dépenses publicitaires sont à la baisse sauf pour Internet qui semble plus protégée et tirer son épingle du jeu. On observe un déplacement des gros annonceurs des médias traditionnels vers le Web parce que de plus en plus de nouveaux annonceurs passent sur le "on-line", séduits par la performance qu'apporte le média Internet.

  1. Combien coûte un Smicard ?

Entre les abattements, les réductions et exonérations légales, il faut être un fort en mathématiques pour calculer le coût d’un salarié payé au Smic ! Pour doper l’emploi, depuis 30 ans, les gouvernements successifs ont multiplié les incitations financières. Les cadeaux fiscaux varient selon les secteurs d’activités, la taille de l’entreprise, l’implantation géographique et contribuent à complexifier le système. Rémunérer un salarié au salaire minimum peut coûter 30% plus cher que le montant du Smic car il ne faut pas oublier les frais liés à la gestion administrative et à l’établissement du bulletin de salaire qui contribuent à faire grimper le coût du Smic. A l’époque de la mise en place des 35 heures, il existait cinq Smic qui ont été remplacés par un seul qui, bien évidemment, a été aligné sur le plus haut niveau ! Le Smic finit donc par devenir élevé pour les TPE, alors qu’il n’est pas très motivant pour les salariés. Il concoure donc à former des trappes à bas salaires avec des seuils que les entreprises n’ont pas intérêt à dépasser au risque de devoir payer des charges supplémentaires. C’est donc un vrai casse-tête pour s’y retrouver !

  1. Comment être repéré par un chasseur de tête ?

Pour attirer l'attention des chasseurs de tête, il ne faut pas compter sur la chance mais plutôt utiliser des moyens simples mais efficaces : 1. Il faut utiliser les sites de réseau professionnels qui sont autant d'occasions pour afficher son profil, ses compétences et ses objectifs. 2. Etre visible dans son métier, son secteur d’activité, ses anciens collègues, son association d’anciens élèves, s’impliquer et avoir des rencontres. 3. Savoir se faire reconnaitre sur les moteurs de recherche comme Google. Il faut que les chasseurs qui tapent un mot clé sur Google aient accès à votre nom qui sera mis en valeur par vos soins. 4. Contacter un journaliste spécialisé et lui proposer une idée ou un sujet dans son secteur de technicité qui pourrait lui permettre de vous mettre en valeur. 5. Déposez son CV sur un site spécialisé qui aura toutes les chances d'être consulté par les recruteurs qui ont parfois du mal à trouver des candidats. Et ne pas oublier que lors de cocktails professionnels, ils sont là pour aussi vous jauger même dans votre manière de vous vêtir !

  1. Le Synode des Evêques.

Le Synode des évêques consacré à la "Parole de Dieu" est ouvert à Rome depuis deux semaines. Le passage entre la Bible et la Parole de Dieu se heurte encore à de nombreux obstacles comme l’aridité de certains livres, les contradictions entre certains fragments, la violence de certains passages et l’usage d’un langage "merveilleux" qui semble loin de notre vie très matérialiste. Dans sa constitution sur la "Révélation divine" (Dei Verbum), le concile Vatican II avait pourtant levé de nombreux obstacles. Selon l’exégète Paul Beauchamp, "La Bible est Parole de Dieu" et "elle est parole des hommes". Les auteurs de la Bible ne sont pas moins auteurs de leurs livres que ne le sont les autres écrivains. Paul Beauchamp aime à parler d’"intimité" pour évoquer le rapport de l’auteur biblique à Dieu. "L’écrit, le livre, sort de l’intimité qui unit Dieu aux auteurs bibliques". Comment peut-on croire, comme l’affirment les chrétiens, que la Bible est Parole de Dieu ? Nos Evêques ainsi que de nombreux laïcs, chrétiens et non chrétiens, se penchent sur la "Parole de Dieu". A une époque ou le monde est de plus en plus matérialiste, manque de repères moraux et de spiritualité. Il sera intéressant de voir quels éléments sont pris en compte par ce Synode.

  1. Sursis pour Windows XP.

Les constructeurs pourront continuer à proposer Windows XP car Microsoft a décidé de reporter la date limite de disponibilité de son système d’exploitation du 31 janvier 2009 au 31 juillet 2009 sous certaines conditions. L’installation par défaut de Windows XP sur un nouvel ordinateur ne sera plus possible à partir du 31 janvier 2009 et sera réservé aux seuls constructeurs. Ce choix est imposé par le marché dans un contexte de crise économique. A noter que les mises à jour de Windows XP continueront à sortir pendant plusieurs années.

Henri Pauvert.

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manuela 21/10/2008 10:08


Une excellente explication des causes de la crise financière actuelle.
 



Subprime !
Alors voilà, Mme Ginette a une buvette à Houvin-Houvigneul, dans le Pas-de-Calais. Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu qu'elle vend à crédit, Mme Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base du petit verre de genièvre et du ballon de rouge.
Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme Ginette, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.
Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre. Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché boursier et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de "dérivés" dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c.à.d., les ardoises des ivrognes de Mme Ginette).
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années, comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux, sur les marchés financiers de 80 pays. Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet d'Houvin-Houvigneul n'ont pas un rond pour payer leurs dettes… La buvette de Mme Ginette fait faillite.
Et le monde entier tremble.