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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.


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1. Apprendre à gérer ses mails.


Utiliser sa messagerie et donc ses e-mails (courriels) à bon escient ne s'improvise pas. Des formations dispensent de bons conseils pour ne pas se laisser dévorer par eux. Tous les utilisateurs de mails ont regretté d'avoir eu la main trop rapide sur la souris et ont donc été victime du syndrome du "zut" (pour ne pas dire autre chose !) lorsque, en un clic, le message adressé au collègue est arrivé dans la boîte aux lettres électronique du patron ! Alors comment faire pour être plus efficace dans son travail ? 1. Il faut éviter de se disperser en ne restant pas concentré sur le travail d’un dossier. 2. Ne pas consulter ses mails dès qu'ils arrivent est le meilleur moyen de ne pas encombrer son esprit et donc se concentrer sur son travail. 3. Il faut structurer le contenu du texte de message qui doit rester concis et court sans se noyer dans les détails. 4. Ne jamais répondre sous le coup de l'émotion. 5. Il faut prendre du recul, parce que la colère n’est jamais bonne conseillère. 6. Il faut se mettre à la place de celui qui reçoit le message et l’interprète avec son vécu. 7. Il faut soigner la forme et rester dans une optique professionnelle, peser ses mots et éviter les formules de politesse trop longues. Ainsi votre lecture sera efficace et les réponses à la hauteur de vos espérances !

2. La crise du "subprime"

Qu'est-ce que le "subprime"? Ce sont des prêts immobiliers accordés à des ménages américains aux revenus modestes. Ces prêts ont été consentis à un taux d'intérêt variable mais avec des niveaux élevés qui font peser un risque de solvabilité sur ces ménages en raison de la fragilité de leur situation financière. Ils peuvent en effet se retrouver en situation de ne plus pouvoir faire face aux échéances de remboursement de leur crédit immobilier. En 2006, les crédits "subprime" représentaient plus de 24% des nouveaux crédits immobiliers pour les États-Unis. Tous les ingrédients étaient alors en place pour que se développe une crise. La hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed) a entraîné celle des taux des crédits immobiliers. La demande de biens immobiliers a baissé et tiré les prix de ces derniers vers le bas, entraînant du même coup la diminution de la valeur des appartements et des maisons et réduisant ainsi la richesse potentielle des ménages et entrainant leur insolvabilité. L'impossibilité pour ces ménages de pouvoir rembourser leurs prêts a pesé sur les établissements de crédit spécialisés qui se sont trouvés confrontés à d’importantes difficultés financières. La crise du "subprime", partie du secteur du crédit immobilier américain, a d'abord eu des conséquences sur la sphère financière locale. Mais les défaillances ont entraîné des réactions en chaîne sur les marchés mondiaux et donc européens avec un déficit de liquidités. Les banques centrales ont alors décidé d'intervenir pour casser la spirale baissière des marchés et fournir aux établissements financiers et bancaires les liquidités dont ils avaient besoin pour leur activité. Mais cette crise a aussi frappée à son tour l'économie réelle car le manque de liquidités s’est fait sentir partout.

3. Va-t-on vers des quotas pour l’emploi des seniors !

Le Sénat a adopté un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui vise à obliger les entreprises à compter au moins 8% de personnes de plus de 55ans dans leurs effectifs. Dans le cas du non respect de ce quota, le texte prévoirait une amende égale à 600 fois le SMIC horaire, soit près de 5.000 euros par salarié senior. Cet amendement n’a pas été encouragé par le gouvernement. L’incitation au maintien dans l’emploi des seniors ou à leur embauche est fort louable, mais l’application de quotas soulève des difficultés juridiques. En effet, la pyramide des âges dans les entreprises n’est pas complètement maîtrisée par les DRH. De plus le secteur d’activité et la structure du marché de l’emploi peuvent difficilement être pris en compte.

4. La consommation des ménages a beaucoup reculé en octobre.

La consommation des ménages a reculé de plus de 1% en octobre. C’est un mauvais signal pour la croissance de 2007. Ce chiffre est de mauvais augure pour la croissance du 4ème  trimestre, d'autant qu'elle sera affectée par les grèves que la France a subies. Les économistes s'attendent à une croissance nulle au 4ème trimestre voisine de 1,8% pour l'ensemble de l'année.

5. Le stress au travail devrait être mieux pris en compte.


En octobre, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a lancé une conférence sur les conditions de travail en y associant le patronat et les syndicats car un récent sondage BVA avait révélé que 55% des Français avaient le sentiment que leurs conditions de travail s’était dégradé. Des cas dramatiques, comme des suicides dans des grandes entreprises, ont mis en évidence l’urgence de revoir la question. Le statut juridique de la souffrance psychologique au travail doit être revu. De même de grands efforts doivent être faits notamment dans l’enseignement du management qui ignore la question de la gestion du stress. Les dirigeants commencent seulement à s’intéresser à la gestion du stress et la problématique qui en découle, alors que les professionnels de santé et les syndicats sonnent l’alarme depuis plus de cinq ans.

6. Le départ des papy-boomers !


L'arrivée à la retraite des générations nées après la Deuxième Guerre mondiale affecte la fonction informatique depuis 2006. Depuis les années 60 les informaticiens opèrent dans les entreprises. Bien que la profession présente une pyramide des âges moins vieillissante que d'autres secteurs, elle subira tout autant le choc démographique des prochaines années. En 2006, l'Apec a enregistré plus de 2.000 départs à la retraite dans les SSII, les constructeurs et les éditeurs, contre 850 en 2003 et 380 en 2001. Ces experts travaillent sur des applications correspondant au cœur de métier de l'entreprise. Ils évoluent dans des environnements Bull ou IBM, et travaillent sur des technologies spécifiques. Leur départ pourrait avoir des incidences sur l'assistance technique, de même que sur l'administration des infrastructures spécifiques des plates-formes. De même, le papy-boom concernera aussi d’autres fonctions que les techniciens. L’impact concernera aussi des cadres dirigeants comme les DSI (Directeur de Systèmes d’Information), des directeurs de service ou de projet. Le remplacement de ces fonctions clés méritera l'élaboration d'un plan de succession. Il faut donc préparer la relève et le passage de relais. Sur les postes clés, la transmission des connaissances informelles nécessite une période de chevauchement d'un an au moins entre le partant et son successeur. Mais le temps est compté. Il est donc important de développer le tutorat, le compagnonnage ou le recouvrement avant le départ. Au moins un secteur ou les seniors ne se sentent pas écartés et resteront motivés jusqu'à la fin avec des salaires conséquents.

Henri Pauvert.
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