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Publié par Edouard Boulogne

CHU : enfin vers une reprise des négociations ? Toute faiblesse à l'égard de l'UGTG, se paierait cher tôt ou tard.

L'article de France-Antilles laisse percer quelque espoir. Mais l'histoire de ce syndicat rappelle que toute tentative de le considérer comme un syndicat normal et consensuel s'est soldée par de cruelles désillusions. Et par delà la mise « en ordre » du conflit actuel, ce à quoi il faut penser d'abord est l'avenir du nouveau CHU en construction (voir l'article récent de Charles Morton, l'un des plus précis et raisonnable que nous avons publié sur le Scrutateur ces jours derniers : http://www.lescrutateur.com/2019/08/au-chu-pas-de-greve-mais-une-operation-de-subversion-politique-par-charles-morton-cadre-de-sante-au-chu-de-la-guadeloupe.html ).

En effet il ne s'agit pas de transférer telle quelle la situation dans le nouvel hôpital, (en 2021 ou 22) sous peine d'y rencontrer les mêmes problèmes et abus.

Le sieur Clavier ne s'y trompe pas comme on le comprend à travers ses propos ci-dessous rapportés. (Le Scrutateur).

 

CHU : enfin vers une reprise des négociations ? Toute faiblesse à l'égard de l'UGTG, se paierait cher tôt ou tard.


 

(https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/sante/chu-enfin-vers-une-reprise-des-negociations-549685.php?utm_source=newsletter&utm_medium=actus&utm_campaign=27082019 )


 

Le climat semble s'apaiser, depuis hier, entre la direction et les syndicats qui tentent de se mettre d'accord sur… le déroulement des négociations !

Direction et syndicats jouent le chaud et le froid dans une grève qui dure depuis presque deux mois. Chacun se renvoie la balle sur les raisons de l'enlisement du conflit. L'intersyndicale fait valoir qu'elle a toujours sollicité la direction pour une reprise des négociations. Elle estime toutefois que la décision judiciaire qui l'a condamnée à libérer les accès du CHU n'était pas de nature à favoriser le dialogue. La direction, de son côté, s'est toujours déclarée disposée à négocier à condition que les accès au CHU ne soient plus entravés.


 

S'en est suivi un dialogue de sourds entre les grévistes qui arguaient que les accès avaient toujours été libres et la direction qui faisait valoir que les non grévistes ne pouvaient pas accéder à leur poste de travail. Finalement, direction et syndicats ont convenu d'échanger et d'élaborer ensemble « un accord de méthode pour la reprise des négociations ». Au stade des dernières avancées des pourparlers hier, le déroulement des négociations devrait prévoir deux paliers.

Deux paliers de négociations

Le premier permettra d'aborder les dysfonctionnements qui exigent des solutions au plus vite. C'est le cas des problèmes d'approvisionnement en fournitures et en équipements de certains services, comme le pôle logistique. Les questions de la relocalisation du Pôle Parents-enfants au CHU ainsi que le déménagement des urgences occuperont une place importante dans cette première partie des négociations.

Les agents du pôle parents enfants ont d'ailleurs une nouvelle fois tenu à expliquer les conditions difficiles de prise en charge des mères. Enfin, les soignants appréhendent les mois de septembre et d'octobre, soit huit à neuf mois après le carnaval, période de boom des naissances, dans l'année.

Le deuxième « round » sera consacré aux questions stratégiques pour préparer le transfert des activités des locaux de Chauvel au nouvel établissement de Perrin. « Nous allons mettre à plat toutes les difficultés pour se projeter sur Perrin », précise Freddy Manioc, de la CGTG CHU.

Les syndicats tiennent à obtenir des précisions de la direction sur le sort des agents, apparemment en surnombre, après le déménagement à Perrin. 800 postes seraient ainsi concernés. Pour Gaby Clavier, de l'UGTG, même en comptant sur les départs à la retraite et le non-renouvellement de postes laissés vacants, le compte n'y serait pas.


 

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Xam Cirederf 27/08/2019 20:41

Tant que les soucis de préserver les "personnalités rebelles syndicales" prévaudront sur la fermeté des propositions et décisions de l'autorité administrative qui doit DIRIGER et non "godiller" -nous aurons ces situations qui démontrent que rien ne semble prêt pour une reprise correcte de travail dans ce milieu de santé qu'est le CHU.
Comme en matière d'entreprise en situation de "cessation de paiement et de capacités de travail", il faut substituer à cette équipe une "administration provisoire digne de ce nom, avec des compétences sérieuses et un objectif précis à atteindre. Autrement ce sera encore la "chienlit" pendant longtemps.