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Publié par Edouard Boulogne

Jean-Yves Camus : Fillon incarne une droite qui est tout sauf populiste
  • Jean-Yves Camus est un homme de gauche. Il est journaliste, et s'est spécialisé dans l'analyse des mouvements « d'extrême droite ».

Sur un sujet aussi varié, et complexe, on a recours à des informateurs, lesquels manquent parfois de crédibilité. Aussi M; Jean-Yves Camus s'est-il parfois laissé intoxiquer par certains indicateurs, dont les notes peuvent s'apparenter à des fiches de police en régime totalitaire. J'ai pu le constater lorsque « l'information » était par moi contrôlable.

Passons sans pinailler davantage. Après tout personne ne peut prétendre à la parfaite objectivité dans ce monde passionnel qu'est trop souvent la politique.

J'ai choisi, en cette journée de dimanche, deuxième des primaires de la droite et du centre, de vous communiquer l'interview donnée au Figaro par Jean-Yves Camus sur François Fillon.

Je vous laisse découvrir son propos.

Je souligne cependant que cet homme de gauche affirme que M Fillon n'est en rien un homme « d'extrême droite ». C'est pourtant le bobard que tentent d'accréditer, auprès des jobards, un certain nombre de juppéistes, en métropole, et en Guadeloupe où ces derniers envoutés par la gauche depuis 1999, et par l'entremise d'une certaine dame, voient déjà en François une émule d'Hitler et de Goering. Fillon en uniforme SS, vous le voyez vous?

En Guadeloupe pourtant les jobards sont plus rares qu'à une certaine époque. Et devant de telles âneries, on est plus porter à hurler de rire, qu'à crever de trouille.

 

Le Scrutateur.

 

Jean-Yves Camus : Fillon incarne une droite qui est tout sauf populiste

( http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/25/31001-20161125ARTFIG00311-jean-yves-camus-fillon-incarne-une-droite-qui-est-tout-sauf-populiste.php?een=c14975335b8bc0537b55cb39d83f3170&seen=6&m_i=y_jyk%2B%2BClGlX%2BPKuYxWMwXCLOI5qk5XSOGDZYv3HdowUNIUVP1JUwRieFuv370PzFbZynx9Ny1zKKAiCkuxDU%2BgrT1qsZy#xtor=EPR-300-[actualites]-20161127 )


 

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Jean-Yves Camus analyse la perçée de François Fillon à la lumière des autres droites européennes. Selon lui, l'ancien Premier ministre incarne le retour à un conservatisme de conviction, mais ne peut être classé dans le camp des populisme.


Jean-Yves Camus est chercheur, essayiste et politologue. Il est spécialiste de l'extrême droite.


Avec 44% des suffrages à l'issue du premier tour de la primaire, François Fillon a été plébiscité par l'électorat de droite. Diriez-vous que le Sarthois représente la droitisation de la vie politique française?

Jean-Yves Camus: Je n'aime pas le terme de droitisation car il évoque une forme de dérive qui serait à l'oeuvre. Or la droite qu'incarne François Fillon ne me semble pas dériver mais revenir à ses fondamentaux, qui sont culturellement conservateurs et économiquement libéraux. Ce qui s'est passé, plutôt, c'est une mise entre parenthèses assez longue, par la droite dite «de gouvernement», du conservatisme de conviction. On avait pour habitude de dire que la présidentielle se gagnait au centre: en 2017 le candidat LR doit la gagner à droite. C'est d'ailleurs plus clair ainsi: le centre pourra s'affirmer de manière autonome, la gauche aura face à elle un candidat clivant et le FN, dans sa version nationale-républicaine, fera campagne contre le programme économique et social de François Fillon.

Sur la forme, François Fillon semble être apprécié pour son calme imperturbable qui tranche avec le style flamboyant que l'on associe souvent aux candidats dits populistes. Comment regardez-vous la candidature du député de Paris par rapport à la question du populisme?

Le populisme est un style, pas une idéologie, si ce n'est l'idée maîtresse que «le peuple» aurait naturellement la notion du Bien alors que les élites le trahiraient toujours pour leur profit égoïste. François Fillon, qui a salué Raymond Barre dans son discours de Lyon et a été le plus proche collaborateur de Joel Le Theule, incarne une droite qui est tout sauf populiste. C'est celle de ces «corps intermédiaires» si décriés, des réseaux de sociabilité si importants dans nos provinces, d'un retour du catholicisme en politique. François Fillon s'est tourné vers la politique en tant que gaulliste, mais sous Pompidou, et ce n'était déjà plus le même gaullisme. Il a exercé ses premières responsabilités sous Giscard. Pour prendre une comparaison internationale, il est plus proche de David Cameron que de Farage, bien sûr. Et si sa famille était l'ordo-libéralisme?

Le libéralisme de François Fillon est particulièrement mal vu par un FN qui souhaite le retour de l'Etat dans l'économie et le protectionnisme

Libéral en matière économique et conservateur en matière sociétal, François Fillon est-il en phase avec le paysage idéologique des droites européennes?

Tout dépend où on place les frontières de la droite. Il est clair, par exemple, que le libéralisme de François Fillon est particulièrement mal vu par un FN qui souhaite le retour de l'Etat dans l'économie et le protectionnisme. A l'intérieur de la famille des droites conservatrice, libérale et démocrate-chrétienne, François Fillon, qui s'est opposé à l'identité heureuse définie par Alain Juppé, n'est certainement pas sur la même ligne qu'Angela Merkel. Plus proche sans doute, sur les questions sociétales, des positions du Partido Popular espagnol.

Attaché à l'indépendance de la France, volontiers critique de l'imperium américain, taxé de russophilie voire de poutinophilie, François Fillon ne s'inscrit-il pas en matière de politique internationale dans un vaste mouvement, tant à droite qu'à gauche, de retour de la puissance russe et de méfiance à l'endroit de Washington? Que cela traduit-il?

La France semble surmonter les clivages politiques lorsqu'il s'agit de défendre un monde multipolaire qui est conforme à ses intérêts et à sa vocation. Le retour de la puissance russe est un fait qu'il faut intégrer, à moins évidemment qu'on souhaite ouvrir une nouvelle ère de guerre froide. Cela ne signifie nullement approuver la politique intérieure du Président Poutine, mais coopérer quand c'est possible et utile à la France et dire sa vérité quand c'est nécessaire. Si ceux qui pensent le contraire ont une recette pour régler le conflit syrien, éviter une escalade en Ukraine ou une nouvelle «guerre de 4 jours» entre Erevan et Bakou pensent qu'on peut y arriver sans Moscou, qu'ils la donnent.

Bien qu'hypothétique, le scénario d'un deuxième tour voyant s'affronter Marine Le Pen et François Fillon est aujourd'hui envisageable. Qu'est-ce qu'un tel duel pourrait signifier pour la vie politique française?

Ce serait d'abord une marginalisation de la gauche qui l'obligerait à acter la fin d'un cycle et la nécessité urgente de se reconstruire de la base au sommet. Autrement dit, une défaite qui pourrait être une chance. Ensuite, il faudra voir l'écart final entre Marine Le Pen et François Fillon. Aux régionales de 2015, les reports de la gauche vers la droite pour faire barrage au FN ont très bien fonctionné. Le positionnement plus conservateur de François Fillon rendra-t-il les choses plus difficiles, c'est possible. Mais d'abord, intégrons bien le fait que cette «primaire», comme celle de la gauche d'ailleurs, voit voter les «inclus» bien davantage que les «exclus». C'est ces derniers qui ont la clé de la présidentielle entre leurs mains.

 

Alexis Feertchak


 

 

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pierre.marechaux@orange.fr 27/11/2016 22:58

Les oubliés au RSA et les ouvriers ne sont pas de droite ni de l'extrême et ils votent FN.
ça fait mal aux socialos aristos bobos et au LR. Bon, mais ne gâchons pas la victoire Fillon que j'ai aussi souhaité ( juste à cette primaire du LR) pour renvoyer Juppé tête basse à sa mairie de Bordeaux!

pierre 27/11/2016 22:08

moi, je ne suis d'aucun" extème" ni de "droite" ni "populiste" et je suis fier de ne JAMAIS avoir voté socialiste.

XAM CIREDERF 27/11/2016 15:42

Le commentaire de M. J.Y. CAMUS est acceptable lorsqu'il rétablit la vérité sur la qualification d'extrémiste que certains souhaitent donner à M. FILLON comme à d'autres politiques ou électeurs défendant des valeurs démocratiques et sociales de la droite.
Mais il serait utile que les dérives verbales de Mme N.B.K. à LCI aujourd'hui soient aussi sanctionnées par ces mêmes journalistes de tendance de gauche.
Je n'ai ni honte, ni de regret d'affirmer que je suis de droite et que cela ne signifie pas que je veuille rejoindre ni une extrême droite ni m’empêcher de donner mon avis sur les propositions gouvernementales d'un Président de droite . Alors pendant ces 6 mois qui nous séparent du 7 Mai 2017 et aussi du 18 juin 2017 (législatives 2éme tour), faisons tout pour rassembler la droite et gagner les Présidentielles. Il est plus que temps, après ces 5ans.....

Edouard Boulogne 27/11/2016 15:59

Bien d'accord avec vous cher lecteur.