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Publié par Edouard Boulogne

 

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1.  La carte mondiale des milliardaires.

Les ''fils à papa'', c’est terminé. Les milliardaires d’aujourd’hui sont des ''self-made-person''. La majorité des grandes fortunes dans le monde sont des individus qui sont à l’origine de leur propre enrichissement. Ceci est plus vrai dans les pays émergents que dans les pays développés. De même la jeunesse des fortunes des pays émergents se retrouve dans leur implication dans leur entreprise. En effet, ils dirigent, gèrent et contrôlent eux mêmes leur entreprise. Ces patrons sont beaucoup plus jeunes que dans les pays développés : moyenne d’âge autour de 50 ans contre plus de 70 ans en Europe. La majorité des patrons milliardaires sont des hommes à l’exception de l’Allemagne et de Hong Kong ou l’on trouve respectivement 17% et 23% de femmes. A l’exception de la Russie, les grandes fortunes accordent une grande place à la famille et engagent leurs enfants dans l’entreprise. Globalement, sur 1.200 grandes fortunes, l’Europe ne représente que 8% dont 1% pour la France, les Etats-Unis 33%, la Russie 5%, la Chine 33% et l’Inde 8%. Le reste du monde ne représente que 11%. A noter que comme aux Etats-Unis, les pays émergents se font remarquer en matière de philanthropie.

2.  Des patrons trop bien payés !

En 2008, au plus fort de la crise, les rémunérations des patrons Français avaient marqué le pas. Depuis elles repartent à la hausse. En 2010 les dirigeants du CAC40 ont touché près de 100 millions d’euros de salaires, soit en moyenne 2,5 millions d’euros par individu. Bien qu’on soit loin des rémunérations des américains, ces chiffres passent mal auprès de l’opinion publique française fragilisée par la crise. A cela il faut ajouter que l’on constate un certain nombre de comportements très ''choquants'' de la part de certains dirigeants.

3.  Le Congé paternité : qui paiera ?

Le "papa" doit s'investir davantage pour l'égalité entre hommes et femmes. Mais qui "banquera" ? Bien évidemment, ce sont les entreprises qui devront mettre la main à la pâte car l'Igas, l'Inspection générale des affaires sociales, qui a eu cette bonne idée, ne prévoit aucune mesure coercitive ni de financement public. Ce "congé d'accueil de l'enfant" de deux mois a un coût estimé à 250 millions d'euros et devrait s'ajouter aux quatre mois de congés maternité proposés et qui devrait être réparti également dans le couple. Si ceci est une bonne idée, il parait difficile d’imposer cette dépense supplémentaire aux entreprises qui sont déjà taxées au maximum en charges sociales. Et puis, un père doit-il être une mère pour son enfant ?!

4.  Les tablettes vont-elles remplacer les PC ?

Lors de la présentation de l’iPad 2, Steve Jobs avait martelé, "nous sommes entrés dans l'ère post-PC". Selon lui, l'ordinateur tel que nous l'avons connu ces trente dernières années a vécu et l’iPad a pris la relève. Bien évidemment les constructeurs de PC ne voient pas l’avenir de la même façon. On peut leur donner un peu raison car les tablettes ne peuvent pas fonctionner de manière autonome et restent toujours dépendantes d'un ordinateur personnel : il faut les relier, plus ou moins régulièrement aux PC afin de récupérer des mises à jour ou les approvisionner en contenus. Même l’'iPad n'est pas utilisable de façon autonome sans sa connexion à iTunes au moins lors de la toute première utilisation il nécessite l’utilisation d’un PC ! Le marché des tablettes est donc encore immature et ne permet pas de présager l’avenir avec certitude et donc si demain elles remplaceront les ordinateurs. Le netbook, qui est très proche de la tablette, notamment au niveau de son prix, pourrait rester à l'abri de sa concurrence. Il parait donc difficile de départager ces deux équipements dont la conception et la philosophie sont si différentes. On peut dire que tablette et PC resteraient complémentaires, chacun ne pouvant se substituer à l’autre.

5.  Toutes les cinq minutes, un chrétien est tué dans le monde !

Lors d’une intervention à la conférence sur le dialogue inter-religieux entre chrétiens, juifs et musulmans à Budapest les deux et trois juin dernier, le sociologue italien Massimo Introvigne a déclaré : "toutes les cinq minutes dans le monde, un chrétien est tué à cause de sa foi." 105.000 chrétiens sont tués chaque année dans le monde au seul motif de la foi qu’ils professent. Il a ajouté que "si ces chiffres ne sont pas hurlés au monde, si ce massacre n’est pas arrêté, si l’on ne reconnaît pas que la persécution des chrétiens est la première urgence mondiale en matière de violence et de discrimination religieuse, alors le dialogue inter-religieux ne produira que de belles conférences mais aucun résultat concret". Des milliers de chrétiens, principalement des enfants sont victimes de persécutions dans le monde. Il faut le rappeler et en parler dans les médias.

6.  La taxation des œuvres d'art.

Depuis 1982, date de la création par François Mitterrand et la gauche de l'Impôt sur les grandes fortunes, la pertinence de l'exonération des œuvres d'art dans l'assiette de l'impôt sur la fortune est régulièrement remise en question sans jamais avoir une traduction concrète, malgré des tentatives régulières de les y soumettre, émanant de la droite comme de la gauche. Au nom de la justice fiscale, il semble qu’il serait normal d’assujettir les œuvres d'art à l'ISF tout comme l’est la résidence principale. L’offensive a de nouveau échoué. Le gouvernement a mis une forte pression sur sa majorité pour obtenir le rejet de cette disposition en mettant en avant la difficulté à recenser et à estimer les œuvres, la crainte d’une fuite des collectionneurs et des collections à l’étranger et la peur d’une déstabilisation du marché de l’art en France. La possession d’œuvres d'art, d’objets de collection ou d’antiquités restent donc exonérée de toute imposition. Dommage car une certaine gauche caviar va continuer à en profiter goulument.

7.  Les Brics ne sont qu'une fiction.

Cet acronyme est utilisé pour parler des pays émergents que sont le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine de même que l’Afrique du Sud et s'est imposé dans le débat économique depuis le début de cette décennie. On a cependant oublié qu'il s'agit uniquement d'une expression qui symbolise une construction conceptuelle. Depuis la création des Brics, il y a dix ans, la crise financière est passée par là et ce concept est entré dans le langage courant comme une entité réelle qui pèse un poids important dans l'économie mondiale. En effet, ils abritent 18% de l'activité mondiale, 15% du commerce international, plus de 40% de la population, et attirent plus de 50% des investissements internationaux. Mais les Brics n'existent pas réellement et ne désignent qu’une partie du monde non Occidental. Grâce à la libéralisation des échanges commerciaux et financiers, ces économies ont permis à des millions d'individus de sortir de la misère. La géographie économique a changé et l'avènement du G20 leur a donné une force nouvelle que les pays occidentaux ont cru pouvoir utiliser pour sortir de leurs difficultés. En fait, les grands pays émergents sont liés par des relations commerciales ou chacun poursuit son développement en fonction de ses propres intérêts sans élaborer de politique commune. Bref, si les Brics ont des points communs, ils ont des intérêts particuliers et agissent, d’une certaine façon, comme les nations occidentales le font.

8.   Quels sont les ménages européens qui épargnent le plus ?

En matière d'épargne, le comportement des ménages des différents pays européens diffère sensiblement d'un pays à l'autre. Une étude publiée par l'Observatoire de l'Epargne Européenne montre que le taux d'épargne est de l'ordre de 17% en Allemagne et en France, alors qu'il ne dépasse pas 5% au Royaume-Uni alors qu’il se situe autour de 12% en Espagne et en Italie. Les placements préférés des ménages européens ne sont pas les mêmes partout et varient selon les périodes. Les préférences nationales sont moins disparates pour les placements constitués d'actifs immobiliers : le prix des logements joue un rôle essentiel dans l’évolution de la manière d’épargner pour chaque pays. Enfin, le crédit à la consommation évolue différemment et est plus déprimé au Royaume-Uni et en Espagne alors qu’il croît régulièrement en Italie et augmente faiblement en Allemagne et en France. Globalement les Français continuent à épargner.

Henri Pauvert.

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