Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

 

Qui est Guadeloupéen?

 

  ( Cette photographie orna la Une du n° 100 du journal Guadeloupe 2000).

  1. Qui est Guadeloupéen?

     

    Hier soir, un de mes amis me disait son inquiétude sur l'avenir de la Guadeloupe. Rejoignant en cela les propos d'un de nos lecteurs (voir le commentaire de « Joseph » à l'article « Après le carnaval LKP, déception et gueule de bois »), il affirmait que les propos d'Elie Domota, et la campagne anti blanche créole de l'UPLG (colonne vertébrale du LKP), allaient créér une rupture du consensus social et ethnique de notre île. Et de citer divers exemples effectivement inquiétants.

Il y a une semaine un autre lecteur du Scrutateur m'écrivait pour me signaler, ce que j'ai moi-même constaté, que l'inquiétude devant la racialisation voulue de la vie en Guadeloupe par les dirigeants de l'UGTG, ne venait pas seulement des « blancs créoles » et de « békés », mais aussi des métropolitains (voir le témoignage évoqué ci-dessus de « Joseph » sur l'« Elkapisation » d'une minorité, mais dirigeante du clergé catholique en Guadeloupe), des Syro-libanais, des Indiens de la Guadeloupe, de nombre de métis, et de tous ceux qui ont, tant soit peu, réfléchi sur la fragilité des sociétés humaines.

Je lisais récemment, dans un journal de jeunes, une attaque contre les blancs pays, censés être « porteurs de tares congénitales ». Hitler ne parlait pas autrement à l'égard des Juifs, (et des noirs comme le rappelle le mirobolant Serge Bilé dans une brochure « Noirs dans les camps nazis »).

Personnellement, je ne veux pas m'abandonner au pessimisme, étant par caractère, plutôt porté au combat pour la justice, et contre les idéologies mortifères.

« Le pessimiste, disait Georges Bernanos, est un imbécile triste ».

Mais l'auteur de « Sous le soleil de Satan », ne voulait pas écouter, non plus, les « optimistes », ces imbéciles heureux!

Il faut donc, loin de toute sinistrose, rester lucides, et attentifs.

Or, la Guadeloupe est incontestablement menacée dans ses fondements.

Sa diversité qui est une richesse, peut-être aussi une fragilité si elle est utilisée par des agitateurs comme outil de leur volonté de pouvoir.

Si les Noirs Guadeloupéens ne sont pas, j'en témoigne, racistes (du moins dans leur majorité, et pas plus, ni moins, que n'importe quel groupe socio-ethnique), il n'en est pas de même de nos militants séparatistes, et particulièrement de ceux qui se targuent d'être des « intellectuels ».



Je n'en évoquerai aujourd'hui qu'un exemple, emprunté au livre (thèse de doctorat) de M.Singaravelou (Indien des Indes, et universitaire) « Les Indiens de la Guadeloupe ».

Ma citation peut être retrouvée en page 186 de l'ouvrage. « Plus inquiétante à nos yeux, est l'attitude de certains intellectuels créoles ( Singaravelou désigne par là les Guadeloupéens de couleur, note du Scrutateur) qui refusent aux Indiens le droit d'être des Guadeloupéens à part entière. La culture indienne ne fait pas partie de la culture guadeloupéenne. Pourquoi? Pressés de questions, ils finissent par avouer que, récemment arrivés, mal intégrés, les Indiens n'ont pas suffisamment « souffert » pour l'édification de la nation guadeloupéenne; ils ne sont pas passés sous le joug de l'esclavage! Ainsi l'esclavage, jadis insigne de l'opprobre, est devenu l'emblème de la fierté nationale ».

Le thème de l'esclavage est en effet devenu, le point nodal de l'idéologie séparatiste, un esclavage d'ailleurs plus construit et/imaginé (selon l'imaginaire malade de nos idéologues) que restitué dans sa vérité historique, cruelle et traumatisante (souvent autant pour les descendants des anciens esclaves que pour ceux des anciens maîtres), mais réelle. C'est pourquoi Le Scrutateur y a consacré une « catégorie » entière de son Site.

Et Singaravelou poursuit : « Il n'est pas nécessaire d'insister sur le peu de crédit qu'il faut accorder à une telle argumentation. Mais il est significatif qu'elle reflète la profonde conviction de certains intellectuels et de cadres antillais que nous avons interrogés ».

Ce thème de l'esclavage inhérent à celui du « nègrisme », est pour nos séparatistes l'équivalent de la race aryenne « pure » alors que celle-ci a disparu depuis des millénaires dans sa soi-disant « pureté ». Mais l'on sait ce qu'en firent les nazis, et pas seulement à l'encontre des Juifs (si exécrés par un Dieudonné Mbala-Mbala, tant exalté, lui-même, sur RFO il n'y pas si longtemps par un « Brother Jimmy »!

Peut-être est-ce à cela que pensait ce jeune Indien que je rencontrai durant le mois de février dans un de ces innombrables « lolos » de campagne, où les Guadeloupéens de toutes races, se rencontraient, dans une Guadeloupe prise à la gorge, pour tenter de s'approvisionner et de survivre. Je ne le connaissais pas, mais nous prîmes langue dans la file d'attente, et à voix basse, parlant des indépendantistes, il me dit, accompagant son propos d'un geste significatif sur la tempe : « ces gars là sont des électrons libres ».

Oui, la Guadeloupe, notre Guadeloupe est en réel danger. Nous ne la sauverons pas sans réflexion, organisation, et surtout.....sans courage.


Edouard Boulogne.



  1. Une race pure.


(Je voudrais maintenant, sur le même sujet, donner la parole à Oscar, un jeune compatriote, qui, il y aura déjà dix ans, en novembre 1999, publiait dans le journal Guadeloupe 2000, que je dirigeais, une humoristique, et très intéressante uchronie (c'est-à-dire une évocation imaginaire dans le temps). Sous le titre Une race pure, il appelait à réfléchir, et la tournure des choses, 10 ans plus tard, prouve que cette pensée demeure étonnamment d'actualité).




Une race pure.


À l'horizon 2025, la Guadeloupe, ancienne colonie puis département français est, depuis son indépendance, sous le joug du Président à vie, Gaby 2. Celui-ci est le fils du grand Gaby, combattant des premières heures dont les statues trônent à chaque carrefour et place de ta "Repiblik démocratik et popilè Gwadeloup'".


Gaby 2 a bien du mal à gérer le pays qui se décompose depuis sa prise de pouvoir. Celle-ci est survenue après que son père, le regretté Grand Gaby, lui aussi Président à vie, fût assassiné en compagnie du Ministre de la Fonction publique (une certaine Traven... quelque chose), par un ancien gréviste qui, comptant sur les 200.000 Francs promis à l'occasion d'une grève, quelques années auparavant, avait tout perdu suite à des engagements financiers lourds de conséquences.

Le pays n'est que désolation. Les carcasses des naguère beaux 4X4, BMW, Mercedes et autres ornent les rues ; le système D permet à quelques rares personnes de trouver des pièces détachées. L'essence, du moins le peu qu'on arrive à trouver, est réquisitionnée pour faire fonctionner les groupes électrogènes des villas perchées sur les mornes de la famille présidentielle. Les produits européens n'ont plus cours depuis belle lurette, faute d'avoir des devises pour les importer. Les enfants essayent de s'instruire tant bien que mal avec les rares livres français cachés ici et là depuis leur interdiction et le vote des institutions locales déclarant le créole langue officielle.


La banane n'est plus exportée, les Américains ayant affirmé leur hégémonie sur le marché mondial. Et puis, pourquoi payer 10 francs un kilo de bananes en Guadeloupe, quand il faut 3 francs par ailleurs.

La canne, elle, survit et permet tout juste de produire le rhum permettant aux Guadeloupéens de noyer leurs peines et d'oublier que jadis l'île était prospère, et qu'il y faisait bon vivre.

Le Tiercé-magazine qui jadis permettait de multiplier par trois ou quatre le RMI et les Allocations Familiales n'est plus qu'une relique permettant d'envelopper les rares queues de cochon achetées au marché noir.


Le tourisme, lui, a complètement disparu, au point que les enfants ne savent pas ce que

c'est qu'un touriste ! À défaut, ils peuvent consulter le dictionnaire local dans lequel on trouve la définition suivante : "Touriste : envahisseur généralement de race blanche" !



Bref, comme nous le voyons, le tableau est bien sombre.


Gaby 2, devant tant de misère, décida de réagir et sollicita l'avis de Reinette le Petit, descendant d'un ancien terroriste qui, quelque temps avant l'indépendance, explosa avec sa bombe. Paix à son âme !

Après avoir mûrement réfléchi et analysé la situation sous toutes les coutures, il en arriva à la conclusion suivante ; c'était la faute des blancs qui, malgré tous les outrages subis auparavant, avaient décidé de rester dans le pays après la Libération.

Il fut décidé que ces quelques blancs qui géraient l'économie à leur profit devaient payer ! Qu'à cela ne tienne, par arrêté du Président à vie, tous les blancs furent jetés à la mer et leurs biens confisqués.

Cela ne vous rappelle rien ? Si ! Mais oui ! Reinette le Petit s'était tout simplement inspiré de méthodes jadis utilisées par un certain Hitler.

Il est vrai que Reinette le Petit avait reçu une instruction en France ! Il connaissait l'histoire de l'Europe, et n'était pas comme tous ces pauvres Guadeloupéens qui n'avaient pu profiter que d'une éducation créolophone.

Croyez-vous que l'économie se porta mieux pour autant et que le peuple retrouva le bonheur ? Il n'en fut rien, bien au contraire.

Mais où était le mal ? Cela ne pouvait être que les "chabins" et les métis ! Ni noirs, ni blancs, ce sont des gens douteux et suspects dont on ne sait de quel côté ils sont ! En plus, ils avaient pu cacher les biens de la moitié de leur race blanche. Les "chabins" et métis furent tous, comme les blancs, jetés à la mer !


Quelques temps plus tard, rien de nouveau, l'économie périclitait à vue d'œil, la population

décroissait, les jeunes se languissaient de jours meilleurs.

Le mal était plus profond ! Ça ne pouvait être que les Indiens ! Ils voulaient sûrement un jour ou l'autre s'approprier le pouvoir ! Pour ce faire, ils dissimulaient les richesses de leurs nombreuses terres. Par décret souverain du Président à vie, tous les Indiens furent jetés à la mer et leurs biens confisqués !

Dans un souci d'efficacité, on se débarrassa aussi des "métis indiens-noirs", c'était plus sûr ! Avec des Noirs pure race, on imaginait qu'ils se pontifieraient sûrement entièrement au bien de la République.

Mais, vous vous en doutez bien, rien n'allait plus et le marasme était de plus en p!us profond. Reinette le Petit eut une idée : il fit subir un examen génétique aux populations restantes (à peine 10.000 personnes) pour éliminer ceux qui seraient susceptibles d'être impurs de par quelque trace de races extérieures. Le test génétique fut imposé à toute la population et arriva ce qui devait arriver ! On jeta tout le monde à la mer et même les gardes de la milice présidentielle durent, pour respecter la logique, se jeter à la mer.

Gaby 2 se retrouva seul avec Reinette le Petit. La Guadeloupe n'existait plus qu'à l'état physique, complètement déserte, mais ce n'était pas leur plus profond souci.

En effet ! Etaient-ils inaltérés ou pas ? Pouvaient-ils revendiquer une race pure ?

Quand le doute fut si intense, n'y tenant plus, ils se firent réciproquement le test génétique. Si le résultat de l'un démontrait une impureté, l'autre devait le jeter à la mer.


Savez-vous ce qu'il advint d'eux ? Ils se jetèrent mutuellement tous les deux à la mer !

Moralité de cette histoire : Le seul racisme autorisé est celui qui consiste à être raciste envers les racistes et les C...

À défaut, nous irons tout droit à notre perte.


Oscar

 


PS : Ainsi donc les deux derniers survivants ont disparu, se sont entretués. Il y a là une allusion perfide à la tare particulièrement odieuse, que, lecteur, vous devinez, et qu'ils ont découvert en eux. Dans sa malice, le jeune Oscar n'a pu  s'empêcher de leur décocher cette flèche mortelle.
Mais un homme de l'âge du Scrutateur, ne pouvait-il, en cette époque d'universelle repentance (à sens unique)  la supprimer, ou du moins  l'adoucir?
Il a voulu, il n'a pas pu.
Qui est parfait?
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Nithila Mireille 24/04/2009 00:55

Avenir sombre peut-être mais qui risque bien d'arriver.Si ce n'était pas dramatique,j'en rirai.Bravo à Oscar!

renaud dourges 10/04/2009 22:56

des signes de plus en plus fréquents de racisme anti blancs sont visibles  récemment hospitalisé, mon voisin de chambre avait baissé le son du téléviseur qfin que je puisse me reposer une femme de service lavant la pièce lui a demandé pourquoi la télé fonctionnait en sourdine quand il le lui a expliqué cette employée a répliqué "gwdloup cé payi en nou" pour fiaire comprendre que puisque j'étais blanc je n'avais droit à aucun égard

Filin 10/04/2009 20:51

Témoingnage:Ma fille, née  en Martinique de mère métropolitaine et de père d'origine libanaise..(.les arrière grands-parents d'origine libanaise sont nés en Guyane et arrivés en Martinique en 1928, ) se sent profondément antillaise. Cependant, elle a été bouleversée quand une de ses "copines" ( ayant  pourtant probablement + de sang chinois que africain) l'a littéralement agressée sur Internet parceque le papy du papy de son papy n'a pas souffert comme ses ancêtres à elle. Je retrouve donc bien votre propos: ma fille n'ayant pas souffert, via ses ancêtres, pour l'édification de la nation martiniquaise, n'est pas digne d'être reconnue comme martiniquaise. Ce n'est donc malheureusement pas seulement la conviction  de certains intellectuels, mais aussi tout simplement ancrés dans une partie de la jeunesse ordinaire!!!

Edouard Boulogne 10/04/2009 23:01



Hélas! Mais, fort heureusement tous les jeunes gens ne réagissent pas comme la  copine de votre fille.
D'autre part, il faut tenir compte de plusieurs facteurs : 
 
D'abord nous vivons une période d'ébullition propice aux excès.

Ensuite, l'esprit des enfants est imprégné par la véritable propagande qui tient lieu d'enseignement à certains professeurs, jamais sanctionnés par une hiérarchie universitaire et politique
tétanisée par la pensée unique qui imprègne les médias. Les personnalités du monde de la politique sont paralysées par l'idéologie soi-disant anti raciste, et de la "repentance" (à sens unique).
Témoin tout le charivari fait autour du fameux "discours de Dakar" de Sarkozy, qui n'énonce cependant que des évidences. Il n'est pas jusqu'à certains membres de nos Eglises antillaises (en
Guadeloupe en tout cas) qui ne fassent chorus avec ces propagandes nuisibles et honteuses.

Enfin, il y a peu d'antillais, même parmi ceux qui partagent votre analyse, et la mienne, et regrettent l'état déplorable des choses, qui osent protester et affirmer leurs valeurs. Ils sont
paralysés par le terrorisme intellectuel (pas seulement) et l'idéologie, concue pour intimider et paralyser les résistances, du "nègre domestique", auquel Le Scrutateur a consacré plusieurs
articles.

La gravité de la situation ne doit pas conduire à baisser les bras mais à affirmer haut et et fort ce que nous pensons et croyons, dans les médias, pour ceux qui en ont l'occasion, et en toute
occasion qui se peut se présenter.
Courage cher lecteur, ou lectrice. Les seules batailles perdues d'avance sont celles que l'on ne livre pas.
Amicalement,
Edouard Boulogne