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Publié par Edouard Boulogne

FUIR?

( Beaucoup de lecteurs m'ont demandé de publier en article le commentaire d'un lecteur, Joseph, à l'article intitulé "Après le carnaval LKP.....". L'un d'eux a même évoqué la fuite en Egypte de la Sainte famille. L'article vaut en lui-même, et je le publie sans autre commentaires!)


 

Objectivement et réalistement, il ne s'agit pas de fuir mais de partir avant qu'il ne soit trop tard, avant que nous soyons victimes d' "émeutes raciales" comme l'avaient évoqué les renseignements généraux, envers tous ceux qui ne sont pas descendants ni d'africains ni d'indiens (d'après les critères de l'UGTG), ou de chasse aux patrons pour tous ceux qui sont chefs d'entreprises et qui ne voudront pas payer d'impôt révolutionnaire, ou encore de chasse aux ennemis de l'Etat LKP (UGTG/CGTG/CTU) pour tous ceux qui diront qu'ils ne sont pas d'accord.
Beaucoup vont rester car leurs attaches sont ici, ou des contraintes matérielles ou affectives les empêchent d'imaginer partir, ou ils veulent crier leur désaccord (tel Edouard Boulogne) et espérer changer les choses.
Mais oui, comme cela a été souligné dans un précédent article, il règne ici la peur et on le voit avec le LKP mais pour cela le diocèse de Guadeloupe a montré l'exemple.
Depuis la nomination de Mgr Cabo en 1984, la peur s'est installée dans l'Eglise en Guadeloupe et les prêtres et responsables de mouvements ont eu clairement peur de cet évêque et de tous ceux qui l'entourent. Certains prêtres sont alors partis, ou on les a fait partir, ou on les a mis à l'écart, ou ils en sont morts (de peur). Beaucoup d’initiatives spirituelles qui n’allaient pas dans le sens de l’idéologie officielle et « made in Gwada » ont été empêchées, avortés, ignorées. Le diocèse a été une préfiguration de ce que le LKP a fait. Racisme, lutte des classes, violence sournoise, fermeture à tout ce qui vient d'ailleurs et tout ce qui ne vient pas des TKL. Le LKP a formé des petits groupes de soutien dans toute la Guadeloupe comme le diocèse a institué (par volonté épiscopal et non divine car sinon il en aurait normalement résulté de bons fruits) les TKL pour quadriller le territoire et formater les esprits.

Contrairement à ce qu’a pu penser Edouard Boulogne en réponse à mon commentaire suite à son article sur la « grève du denier de l’Eglise », je ne suis pas ecclésiastique, mais marié et père de 5 enfants. Alors, pour nous, la meilleure solution, c’est de partir car il n’y a en Guadeloupe, pour les prochaines années, aucun avenir ni pour la société ni pour l’Eglise. Pour la vie même de nos enfants et de nous parents (cf. Rwanda mais tant d’autres pays où des frères ont massacrés leurs frères, alors qu’ils vivaient ensemble normalement jusque là ; et on s’étonnera par la suite que des guadeloupéens aient pu faire cela), pour notre survie spirituelle (l’Eglise ici est stérile mais aussi stérilisante, aussi bien pour les chrétiens que pour les couples, les familles, les enfants, les jeunes), pour notre survie matérielle, pour notre survie psychologique.

 

Edouard Boulogne et quelques autres ont décidé de résister et le font déjà par des blogs (comme celui-ci qui est le bienvenu). Nous-mêmes dénonçons ce qui se passe à notre entourage. Mais les réactions des élus, de l’Etat, des intellectuels et du LKP en mars montrent qu’aucun sursaut ne se manifeste (bien au contraire).

Partir ne se fait pas par gaieté de cœur et par facilité matérielle (au contraire). Oui, cela peut même être plus difficile de partir plutôt que de rester en espérant que cela ira mieux. Il ne s’agit pas de parler de courage quoiqu’on décide. Mais une analyse honnête et réaliste de la situation en tenant compte de sa responsabilité d’une famille peut amener à cette décision de quitter cette terre où Dieu nous avait implantés.

Malgré la volonté de Dieu de donner de bonnes choses à son peuple en Guadeloupe, Il peut toujours renoncer à son plan de paix et de prospérité car son peuple se laisse entrainer par de mauvais pasteurs (élus, autoproclamés ou prêtres) qui ont choisi le mal ce que semble acquiescer le peuple en toute conscience ou par aveuglement. C’est bien mystérieux mais même la volonté divine peut être contrecarrée.

 

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