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Publié par Edouard Boulogne

Manif-du-13-dec-2013.jpg

L'actualité ne se limite pas à la splendide manifestation d'hier, et nous allons nous mettre au travail pour la suivre et la commenter sur d'autres sujets, par exemple le conflit au Mali, où la France se trouve impliquée.

Mais la grande clameur populaire d'hier ne doit être qu'un feu de paille. Il ne s'agit pas de laisser s'éteindre les braises d'un feu ardent, destiné à éclairer ceux de nos concitoyens qui se laissent bercer par une propagande mondiale ( pas seulement en France, qui contrairement à bien d'autres pays, est encore celui qui est capable d'opposer une réponse vigoureuse, argumentée, et pas seulement politicienne, ( par centaines de milliers de personnes ,  aux chansons émollientes des endormeurs ) ayant pour but de réduire les peuples à des agglomérats de zombis, sans foi ni loi.

C'est pourquoi, ce matin, je propose un dossier récapitulatif, et aussi prospectif.

D'abord, une video montrant l'ampleur de la démonstration populaire.

Ensuite l'éditorial tout à fait remarquable d'Alexis Brézet sur le Figaro.

Enfin une video, et son commentaire sur facebook, qui montre que le jeune Bongibault, ( tout comme Frigide Barjot), ont été sur le plan médiatique des agents très efficaces du succès d'hier, et de ceux à venir, qu'il faut d'ores et déjà préparer. 

Cette leçon de personnalités médiatiques atypiques, ne doit pas être oubliée par les gens dits " de droite" ( ce mot, en fait, ne convient pas pour les désigner ) qui ont trop souvent négligé le terrain de la communicatuion efficace. 

Il ne suffit pas, chers lecteurs, de lire, et de regarder. Il faut, aussi, diffuser, affirmer, se battre, s'engager, et si possible nominativement.

Ou alors nous n'aurons pas le droit de nous plaindre, et n'aurons qu'à mériter le dédain qu'auront pour nous les Taubira, Belle-cassée, et autres Pierre Berger.

 

E.Boulogne.

 

Hollande-cerebrophobe.png

 

( I ) Video de la manifestation avec interviews des opposants politiques.

 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/01/vid%C3%A9o-de-la-manifestation-avec-interview-des-opposants-politiques.html

 

( II ) La clameur du peuple, par Alexis Brézet. ( Le Figaro ).

340.000? 800.000? 1 million? À la limite, peu importe! Pour rituelles (et insolubles) qu'elles soient, ces batailles de chiffres n'ont, au fond, guère d'importance. Le spectacle de cette foule immense - digne, joyeuse et déterminée -, qui a défilé hier sans jamais céder à cette «homophobie» dans laquelle certains auraient souhaité qu'elle se précipite, est autrement éloquent. Venus de tout le pays, pour dire leur refus du mariage et de l'adoption pour les homosexuels, les «marcheurs pour tous» ne représentent ni un «lobby» - même si les catholiques étaient fort nombreux dans leurs rangs - ni une «catégorie» attachée à défendre tel ou tel avantage acquis. N'en déplaise aux socialistes, que l'on a connu moins méprisants, ce n'est pas la «rue» qui a parlé hier, ce sont les Français. Plus exactement, les représentants de cette moitié des Français (petite moitié dans le cas du mariage, nous disent les enquêtes d'opinion ; grosse moitié s'agissant de l'adoption) qui, en conscience, et le plus souvent sans arrière-pensée politique, s'estiment blessés dans leurs convictions les plus profondes par le projet du gouvernement.

Ces Français-là - c'est bien leur «droit» - ne veulent pas du «projet de civilisation» proposé par Mme Taubira. La civilisation actuelle leur va fort bien ; ils continuent de penser que le mariage, entendu comme l'union d'un homme et d'une femme en vue d'avoir des enfants, en est le fondement. Ils redoutent l'engrenage qui conduit inévitablement de l'adoption «pour tous» à la PMA «pour tous» et à la gestation pour autrui «pour tous». Ils ne sont pas moins dignes de considération que les autres Français. Qui peut prétendre aujourd'hui qu'ils ne méritent pas d'être entendus?

Depuis des semaines, en effet, c'est la même chanson. Le mariage pour tous, nous dit-on, c'est la 31e proposition du projet de François Hollande. En l'élisant, les Français ont voté pour la loi. La messe est dite. Circulez, y'a rien à voir…

Quel sophisme! Le droit de vote pour les étrangers aussi était dans le programme de Hollande ; il y a renoncé. L'augmentation de la TVA n'y était pas ; il l'a annoncée. Et quelle étrange conception de la démocratie! À ce compte-là, autant mettre en congé l'Assemblée, le Sénat et laisser pendant cinq ans François Hollande appliquer par ordonnance l'intégralité de son projet… puisque les Français, une fois pour toutes, ont voté. ­Allons! Si une poignée de jeunes gens décidés ont réussi, sans moyens ni appareil, à rassembler une des manifestations les plus importantes de ces trente dernières années, c'est bien que l'acquies­cement au mariage pour tous ne va pas de soi. Parce que l'élection présidentielle n'a jamais donné à personne le droit de brutaliser la conscience d'un Français sur deux, le président de la République (vendredi encore, il refusait de recevoir les organisateurs de la Manif pour tous!) ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé. Désormais, il ne peut plus opposer aux adver­saires du mariage et de l'adoption pour les homosexuels l'indifférence obstinée qu'il leur a jusqu'ici ­réservée.

La sagesse élémentaire, maintenant, serait de suspendre le projet de loi et de finir par là où l'on aurait dû commencer. Un débat national, un vrai. Une grande concertation, une vraie. Et pas ce simulacre d'audition parlemen­taire à quoi les représentants des grandes religions, entre deux portes, ont été conviés. Que tous les arguments, ceux des «pro», ceux des «anti» et ceux des hésitants, soient mis sur la table et débattus publiquement. Que les conséquences à court, moyen et long terme du mariage, de l'adoption et de la procréation médicalement assistée soient évaluées par des juristes, des pédopsychiatres, des philosophes et des religieux. Que tous les sujets soient examinés, et notamment celui du statut du beau-parent, qui ne concerne pas, loin s'en faut, les seuls homosexuels. Que toutes les propositions alternatives soient passées en revue, et notamment celle de «l'alliance civile» avancée par une partie de la droite. Bref, qu'il en aille pour le mariage et l'adoption pour les homosexuels comme il en est allé na­guère pour les retraites, la Sécurité sociale ou le droit de la nationalité. Le gouvernement vient bien d'installer une «commission du dia­logue» sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes! Les millions de Français qui s'opposent pacifiquement au mariage pour tous ne mériteraient-ils pas au moins autant d'égards qu'une poignée d'«écoguerriers»?

Et ensuite? Ensuite, si le débat national permet de déboucher sur une solution acceptable par tous - après tout, ce n'est pas impossible -, le Parlement, droite et gauche confondues, pourra le graver dans le marbre de la loi. Sinon, si les positions sont décidément inconciliables, alors il faudra bien se décider à consulter directement les Français. Car, dans une matière aussi grave, qui touche les individus au plus profond de leurs croyances et de leurs convictions et qui met en jeu - de l'aveu même de ses promoteurs - notre modèle de «civilisation», c'est au peuple souverain, et à lui seul, qu'il appartient de trancher. Il l'a fait, par exemple, quand il s'est agi de dé­cider de l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Celui du mariage serait-il moins important?

On connaît l'argument opposé à la procédure référendaire. L'article 11 de la Constitution, revu en 2008, n'inclut pas les «questions de société» dans le champ du référendum. C'est vrai. Mais la loi fondamentale prévoit que puissent être soumises au peuple «les réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation». Le mariage, la famille ne relèvent-ils pas au premier chef de la politique «sociale»? Si tel n'est pas le cas comme certains le prétendent, alors il est urgent de supprimer la branche «famille» de la Sécurité «sociale»…

Arguties! En vérité, François ­Hollande est d'autant plus libre de soumettre le projet à référendum qu'une telle décision est insusceptible de recours constitutionnel: le peuple est souverain. Rien n'interdit donc au chef de l'État de le ­saisir. Rien, si ce n'est - tiens donc! - la crainte qu'une majorité de Français lui répondent non.

Certes, le président de la République peut fort bien considérer que la manifestation de dimanche ne fut qu'un mauvais moment à passer, un baroud d'honneur pour solde de tout compte. Il peut, il en a le droit, se dépêcher de soumettre le projet au Parlement et laisser à «sa» majorité le soin d'adopter la loi au plus vite. Il aurait tort cependant de sous-estimer les risques politiques d'un tel passage en force.

D'abord, parce que la détermination des opposants au projet est considérable - on a pu en juger hier - et que rien ne dit qu'elle va retomber. En 1984, François Mitterrand avait pensé pouvoir passer outre la première grande manifestation, à Versailles, contre la loi ­Savary. Une seconde, plus colossale encore, avait suivi à Paris, qui l'avait contraint à retirer son texte, son ministre et son premier ministre par-dessus le marché…

Ensuite, et peut-être surtout, parce que François Hollande, face à ­Nicolas Sarkozy, a moins été élu sur un programme que sur une promesse: celle d'apaiser la France et de réconcilier les Français. Si demain, sourd à la clameur du peuple et remettant au goût du jour le vieux principe socialiste «vous avez moralement tort, parce que vous êtes politiquement minoritaire», il devait passer à la hussarde sur un sujet qui divise à ce point le pays, c'est bien davantage qu'un simple engagement de campagne que les citoyens lui reprocheraient d'avoir oublié. C'est le pacte solennel passé entre eux et lui, à l'occasion de l'élection présidentielle, qu'à bon droit les Français pourraient l'accuser d'avoir trahi.

Par Alexis Brezet

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Avatararlet 18

Remarquable article .Les mots sont pesés , les arguments contradictoires et déclarations du gouvernement sont analysés avec objectivité ,bref du "grand " Alexis Brezet .
Sa conclusion , des plus pertinentes , rappelant à F. Hollande qu'il ne faudrait pas seulement tenir compte des promesses de campagne qui l'arrangent , mais aussi et surtout qu'il a gagné la présidentielle , en jouant sur l'impopularité de Nicolas Sarkozy ....pour avoir divisé et traumatisé les français .

Le 14/01/2013 à 08:33 Alerter Répondre

AvatarLe juste milieu.

Une fois de plus, la mauvaise habitude bien Française de ne pas vouloir consulter le peuple par référendum montre ses limites.
Il en a été de même avec Nicolas Sarkozy concernant la décentralisation et la suppression des inutiles(*) départements.
Quelle misère !
Et pourtant, il suffirait lors du lancement par le Président de la République de bien dire qu'en cas de NON ou de OUI, il reste en place.
(*) Inutile veut dire qu'il est très facile de "donner" ses compétences aux autres entités.

Le 14/01/2013 à 08:08 Alerter Répondre

  • À la une

 

( III ) : Sur facebook, le jeune Bongibault ( courageux et talentueux ) dans l'arène, avec un commentaire du Scrutateur.

 

Xavier Bongibault au grand 8 .

 

Voici un jeune homme qui a la tête bien faite, malgré, ici ou là des omissions ou erreurs, d'importance secondaire, imputable peut-être à la nature du débat qu'il entretenait avec diverses interlocutrices, dont trois ( et en particulier Pulvar, et l'ancien ministre totalement exécrable Roselyne Bachelot. Cette dernière a été particulièrement insupportable, avec sa façon ( habituelle ) de contester, sans arguments qui tiennent la route ) c'est-à-dire, le petit sourire entendu de la demi- mondaine qui veut dire, « moi je sais, je suis dans le coup, mon pauvre petit ». « L'argument » de ce personnage est qu'il faut évoluer avec l'air du temps. Or l'air du temps, évolue, madame Bachelot, et pas toujours dans le même sens. Et d'autre part, l'idée même d'une telle « évolution » n'a de sens, ou ne prend corps que par rapport à des éléments fixes. Sans « repères » ( les fameux repères dont tout le monde se plant que la jeunesse actuelle en manque, souvent non sans raisons ) le mouvement est inconcevable, et imperceptible. Et puis il faut toujours se demander vers quoi on « évolue ». Vers le « meilleur des mondes d'Huxley »? Il faut être claire, ma pauvre Roselyne! Pour choisir, maintenant, entre plusieurs futurs possibles, sauf à choisir au hasard, n'importe quoi ( pour vous c'est la mode, dictée par les « maîtres de l'opinion ) il faut disposer d'un référentiel fixe ( de valeurs ). Est-ce parce que l'Eglise catholique dispose d'un très remarquable référentiel, argumenté au fil des siècles par des l »gions de philosophes, savants et théologiens, que les « maîtres à manioc » de l'opinion fragile, est si durement attaquée, et contestée?

Sur un autre plan, il a manqué à X.Bongibault, par exemple, - en réponse à une remarque d'A. Pulvar disant que de toute façon, même dans la procréation médicale " assistée", il y aurait toujours un père et une mère, - de distinguer entre un père et un géniteur. Après un viol par exemple, il arrive que la femme soit enceinte, et le violeur est un géniteur, pas un père. Et ce n'est pas parce que dans un mariage légitime il arrive que l'un ( voire les deux ) des partenaires soient des géniteurs, plus que des pères et mères, cela change rien aux données du problème. Qui a jamais dit que le mariage légitime était parfait, surtout dans ces temps où le mariage est considéré comme une vieille lune, en particulier par Hollande ( bien plus que par Valérie ou Ségolène !!! ). les candidats au mariage ( nul n'est obligé à y être candidat ) devraient y penser avant de s'engager. Ils ont des responsabilités envers leurs enfants, et envers la société. E.Boulogne. http://www.youtube.com/watch?v=9WzaRcRAW9o

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castets 15/01/2013 07:33


Bonjour Mr Boulogne,


S'il est effectivement souhaitable que la rue ne dirige pas la Politique, il est du domaine du possible qu'elle permette à nos Politiques de reprendre pieds avec la réalité de nos valeurs, en
oubliant l'idéologie et le listing de campagne.


Espérons après cet éclairage par cette manif pacifique inhabituelle que nos élus et Parlementaires offrent à la majorité de leurs citoyens électeurs un beau et bon travail législatif, une
surprise n'est pas à exclure, et elle serait souhaitable pour éviter que les minorités n'imposent à une majorité habituellement silencieuse !


La Pacs aménagé aurait du suffire à contenter tous les couples et à protéger tous les composants de la famille qui refusaientt pour x raisons le mariage traditionnel ; il aurait au moins évité
cette levée de bouclier et les modifications traiteusement envisagées , tant dans le code de la famillle que le code civil...


Bonne journée, Cjj