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Publié par Edouard Boulogne

1 ) Au Qatar. 2 ) Palais Clam-Gallas, à Vienne. 3 ) Le chatzau de la Marquise de Sévigné , à Grignian.
1 ) Au Qatar. 2 ) Palais Clam-Gallas, à Vienne. 3 ) Le chatzau de la Marquise de Sévigné , à Grignian.
1 ) Au Qatar. 2 ) Palais Clam-Gallas, à Vienne. 3 ) Le chatzau de la Marquise de Sévigné , à Grignian.

1 ) Au Qatar. 2 ) Palais Clam-Gallas, à Vienne. 3 ) Le chatzau de la Marquise de Sévigné , à Grignian.

( Les liens se trouvent en fin d'article. ).

La p'tite cachette du pognon de nos escrocs - pardon, de nos élus et  dirigeants - s'appellerait-elle le Qatar ?
Comme c'est amusant ! le Qatar achète en qatarimini, c'est-à-dire sans  le moindre appel d'offre les trésors du patrimoine français.  
Aujourd'hui c'est le palais Clam-Gallas à Vienne, demain ce sera le  domaine de Grignan (de la Marquise de Sévigné), et les  observateurs...  observent... non seulement que cela fait un moment  que cela dure mais que ce n'est pas prêt de s'arrêter.

Il y a une explication à tout cela.

La première, c'est que les Français sont de plus en plus ratissés.  Ceux qui ne le sont pas (pas encore) ne veulent pas être trop exposés,  à part quelques nouveaux riches qui ont des protecteurs à droite et à  gauche, c'est-à-dire dans la classe politique qui de toutes les façons  souffre d'un tel problème de latéralité qu'elle se partage en parfaite  communauté de cœur et d'esprit l'honneur de soutenir les "bons élèves"  et de leur faire distribuer les bons points. La presse, si largement  subventionnée, n'est pas étrangère aux récompenses décernées aux bons  élèves. À plus forte raison s'ils militent un peu pour les causes les  plus sloganisées. Mais, même les bons élèves doivent avoir un peu de  discernement et ne pas exciter trop visiblement les convoitises. Et  puis, quand il faut céder la place au Qatar, c'est qu'il y a de bonnes  raisons.

Les paradis fiscaux, les banques offshore, les comptes numérotés, tout  cela, c'est fini. Tout est devenu transparent... comme du grillage.

Monsieur Toutlemonde ne peut cacher son argent nulle-part. Monsieur  Puissancepublique, lui, n'a qu'à traiter avec le Qatar. Comment ? En  usant de son autorité officielle au bénéfice des agents économiques  issus du Qatar, ce Qatar qui, somme toute, n'est qu'une grande famille  comme l'est la classe politico-dirigeante française (et accessoirement  comme l'est la camorra napolitaine).

Le Qatar est un pays discret, marginal où le pouvoir est concentré  entre quelques mains sûres, où personne ne viendra jamais faire le  ménage et où les méthodes de dissuasion de la curiosité sont très  éprouvées. Ce n'est pas comme le Panama où "la Communauté  internationale" est prête à intervenir à n'importe quel moment, sous  n'importe qel prétexte et où n'importe quel hacker protégé par de  hautes et discrètes autorités peut frapper au cœur du système parce  que les gestionnaires en place n'ont pas été assez obéissants.

 

Avec le Qatar, tout est plus simple : on "s'oblige" mutuellement, sans  papier, sans trace compromettante, quel que soit le degré de  compromission. La concentration des pouvoirs, des institutions et leur  symbiose avec la finance - la richesse, devrait-on plutôt dire - est  telle sur place, que personne ne peut s'y opposer.
Nos grands  Tartufes ont trouvé l'endroit idéal pour faire fructifier leur génie,  leur excellence et leur vertu à l'abri de tout contrôle et de toute  sanction. Reste à savoir si les pourris qui nous gouvernent pourront  récupérer un jour leurs avoirs clandestins. Il est probable que non.  
La parole donnée, dans ce contexte, ne dure qu'un moment. Mais elle fonctionne parfaitement dans le cadre actuel des transactions  courantes et les cartes de crédit qatari, par exemple, continueront à  virevolter entre des mains bien françaises pendant encore longtemps.  Évidemment, quand il s'agira de prendre possession des véritables  magots constitués transaction après transaction de l'autre côté du  rideau de sable, eh bien nos tartufes devront les passer par pertes  et profits.

Mais quelle importance, puisqu'il est déjà si réconfortant de disposer  de fortunes bien dissimulées. La sensation de richesse, les projets,  les compensations invisibles là-bas, c'est déjà tellement excitant.

C'est pour cette raison que tous ceux qui s'opposent à ce type de  
transaction perdent leur temps.

Nos élus et nos dirigeants adorent l'excitation que procure la  richesse quand elle est interdite - par leurs soins - à Monsieur  Toutlemonde. "La nomenklatura", de Michaël Voslensky, paru chez  Belfond en 1980, décrit admirablement ce principe.

Alors, elle est-y pas belle, la solidarité entre nos chefs ? Car pour  que le système puisse fonctionner - aux pays des droits de l'homme -  il faut que la mécanique soit à la fois très perfectionnée et très  bien huilée. Gérard de Villiers est mort un tout petit peu trop tôt.  ( Pas Philippe ! ). Il aurait pu nous raconter tellement de choses rigolotes, avec son...  imagination désabusée.


Alors, la p'tite cachette du pognon des escrocs dont nous gratifie le  suffrage universel - et l'ÉNA -  s'appellerait-elle le Qatar ?  
Certains répondront certainement oui. De même qu'ils ajouteront que  les cercles des profiteurs se limite néanmoins au dessus de la poubelle.

 

http://www.frontnational.com/2016/04/palais-clam-gallas-gilbert-collard-souhaite-lannulation-de-la-vente-au-qatar/

http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/20160331.OBS7472/psg-le-qatar-a-grignon-pas-question.html

 

 

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Alexandre O'Jinn 27/04/2016 14:04

Après avoir lu cette chronique, on comprend beaucopup mieux la nature de la complicité - radicale, si on peut dire - qui existe entre les autorités françaises du pays des droits de l'homme et l'un des pays les plus associés au"droit du djihad". Il faut croire que non seulement la terre est ronde, mais encore qu'elle tourne... rondement. En résumé, tant qu'ils y trouvent un intérêt pécuniaire, nos politiques apportent leur contribution à l'instauration d'une nouvelle conception de la laïcité et de l'ordre public en France : petit déjeuner et croissant, quoi !