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3 Septembre 2014
L'article ci-dessous du journal Le Point est sans appel. A ce jour, dans l'état actuel de l'opinion publique, Sarkozy est le seul à la fois à pouvoir battre la gauche en 2017, et à tenir le Front National ( qui n'est pas encore mûr pour l'exercice du pouvoir ) en réserve de la République.
En dépit de son échec en juin 2012, dû à l'invraisemblable campagne de dénigrement et de calomnie déchaînée par la presse aux ordres de la gauche ( 80% des journalistes ont voté pour Hollande. Et dans l'éducation nationale noyautée patiemment par l'idéologie de gauche depuis des dizaines d'années – rendons à la gauche cet hommage amer, dans l'entrisme et le noyautage, elle est efficace et patiente - il en a été de même ), et à la relative déception de son propre électorat ( j'ai dit mes propres déceptions du premier septennat dans cet article récent du Scrutateur : http://www.lescrutateur.com/2014/07/sarkozy-un-homme-livre-aux-chiens-par-le-scrutateur.html ), en dépit donc de tout cela, il faut se réjouir qu'une alternative à la diarrhée élyséenne actuelle soit présente et crédible. Et il faut espérer qu'à l'occasion de son prochain retour annoncé, l'ancien président rassure ceux qui, à défaut d'un Messie attendent en même temps qu'un message de d'espoir crédible, un acte de contrition, même tempéré, sur les erreurs jadis commises.
L'article du Point, toutefois en présentant la candidature de Marine Le Pen comme le Mal que seul Sarkozy pourrait empêcher, commet à mon sens une erreur.
La tâche de Sarkozy n'est pas, à mes yeux, empreinte de cette seule et négative connotation. Elle doit être d'abord positive : nettoyer le paysage politique de la chiasse Socialo-écolo-bobo, qui empuantit l'athmosphère et déclasse chaque jour davantage la France dans le concert des grandes nations.
Le Front National? Je ne joindrai pas ma voix à celle des conformistes qui en font l'épouvantail qui justifierait pour son maintien hors-jeu, toutes les compromissions et trahisons de valeurs essentielles.
Simplement le Front National n'est pas encore prêt à assumer le pouvoir.
Ce n'est pas un parti fasciste, mais c'est un parti qui contient encore en son sein des gens peu recommandables ( ou des alliés pour le moins discutables comme l'idéologue Alain Soral ou le bouffon violemment anti-sémite Dieudonné, et la liste n'est pas exhaustive, héritage de la période anarchisante du Front, celle de Jean-Marie...
Si Sarkozy faisait quelque ouverture vers un Front National désireux de sortir la France de l'ornière, cela me paraîtrait juste et intelligent. ( Peut-on maintenir durablement 25 % de l'électorat en dehors des responsabilités politiques ? ). Encore faudrait-il que madame Le Pen accepte d'envisager la possibilité d'une telle « alliance ». Ce serait faire preuve de réalisme politique.
Mais en est-elle capable? Rappelons-nous les imprécations récentes du papa qui garde encore de réelles capacités de nuisance.
Tout cela, cependant reste du domaine des possibles, seulement du possible.
Pour l'instant nous sommes encore, et profondément dans le vomi hollandiste, terreau d'un Ebola politique, qu'il faut tout faire, par delà les petits débats d'arrière boutiques politiciennes ( auxquels, je le dis à de jeunes militants guadeloupéens du FN que je connais, leur parti n'échappe pas ) pour conjurer la maladie qui nous ronge.
Le Scrutateur.
Le défilé des leaders de droite s'accélère dans les bureaux de l'ancien hôte de l'Élysée au 77, rue de Miromesnil à Paris. Il faut dire que, selon Valeurs actuelles, un sondage confidentiel circulant en ce moment à l'UMP le pose comme seul à même d'empêcher Marine Le Pen d'arriver en tête au premier tour de la prochaine élection présidentielle en 2017.
Selon l'institut Ipsos, si Nicolas Sarkozy était candidat, il obtiendrait 30 % des suffrages au premier tour devant Marine Le Pen (23 %) en 2017. François Hollande ne recueillerait quant à lui que 16 % des suffrages, devant François Bayrou (12 %) et Jean-Luc Mélenchon (11 %). Toujours selon ce sondage confidentiel, aucun autre candidat de droite ne parviendrait à supplanter la présidente du FN au premier tour de la présidentielle de 2017 : Alain Juppé obtiendrait 24 % quand Marine Le Pen attendrait les 33 %. François Fillon ne ferait pas mieux : 16 % au premier tour contre 35 % pour Marine Le Pen. Et quel que soit le candidat à droite, François Hollande obtiendrait toujours 16 % des voix, ni moins ni plus.
Autre enseignement de ce sondage : dans tous les cas de figure, la présidente du FN serait présente au second tour. Mais, face à elle, Nicolas Sarkozy serait élu avec 65 % des voix. À l'inverse, les résultats de ce sondage Ipsos posent crûment la question du nom du candidat de la gauche pour 2017 : s'il se révèle exact, à ce jour, François Hollande n'a presque aucune chance de franchir le premier tour de la présidentielle. Et ce sondage explosif enfonce le clou : si, par miracle, il atteignait le second tour, Ipsos donne Marine Le Pen et François Hollande à égalité, avec 50 % des voix chacun. Reste à savoir si, pour 2017, l'actuel locataire de l'Élysée et le PS sont ou non prêts à jouer l'avenir de la France à quitte ou double...