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Publié par Edouard Boulogne

Deux réactions...





( Je publie les deux premières réactions à l'émission "Les maîtres de la Martinique".
La première émane d'un "béké" du Cap Est.
La seconde nous vient d'un jeune professeur antlillais guadeloupéen. EB.).



(I) : 

Vous avez diffusé la sténo d'une émission qui fait grand bruit - au moins sur le net.

J'ai vu l'émission en question :  les estomacs des bouffeurs de békés en gargouillent de joie, et il y a de quoi. Quel matériau de choix !

Passons sur les interviews de békés : si certains se sont ridiculisés par la légèreté ou la sottise de leurs propos, après tout, cela leur apprendra à faire les malins devant une caméra. Un passage devant un miroir, afin de s'y regarder sans complaisance si possible, aurait été un exercice salutaire avant de se frotter à un professionnel de l'image disposé à leur nuire. Car, à la fourberie du réalisateur de ce reportage déformant, s'il faut ajouter la maîtrise de l'image, du montage et du commentaire, il ne faut pas oublier la maladresse (et une certaine forme de transparence de ces messieurs morts ou vivants), laquelle apporte un concours dont le diable lui-même n'aurait pas rêvé dans une entreprise de cette nature, c'est-à-dire mal intentionnée. Il y a le ton, les accents, les regards, tout cela, la sténo de l'émission, telle que vous la publiez, ne peut pas en rendre compte. Ce sont des détails qui ont leur importance, côté "ambiance".

Dénoncer un groupe d'un côté comme un agrégat de "profiteurs attitrés", et les montrer de l'autre comme membres de droit d'un syndicat de nigauds est un exercice déloyal et d'autant plus facile que l'exécuteur disposait, dans la maîtrise de l'image et du commentaire, de toutes les armes de la désinformation. En outre, il a bénéficié du concours actif et parfois clownesque de sa cible. La partie était alors d'autant plus aisée que les békés (appartenant à une société soi-disant très fermée) ouvrent tout ce qu'il a de plus facilement leurs portes (hospitalité créole oblige). Les békés en question sont loin de se méfier de journalistes qui viennent à leur rencontre, tout miel, soi-disant pour s'informer et pour informer. Au moins le commentaire a-t-il le mérite d'être d'une parfaite clarté, si l'on prophétise à rebours. L'hostilité y est permanente (quoique doucereuse), le choix des sujets l'est encore plus, et les petits trucages qui ponctuent l'émission faussent à dessein les perceptions du public. Dès lors que le mensonge est considéré comme une arme ordinaire, dans ce qui ressemble à une projection de vindicte raciale, pourquoi s'en priver ? Au moins l'artisan de ce reportage a-t-il pu se défouler et mesurer sa capacité de nuisance. Car ce "reportage" comporte un certain nombre de falsifications dont l'auteur de cette charge télévisée ne pourra pas dire qu'elles proviennent de la simple erreur.
Cher Scrutateur, ce n'est pas au vieux singe que vous êtes que je vais apprendre à monter aux arbres... En matière de désinformation, de distillation de haine et de canalisation (de canalisation +, oserais-je même dire) de la haine, M. Bolzinger a atteint un niveau d'outrance qui démasque un parti pris qu'il pourrait difficilement nier. Encore que, plus c'est gros, plus ça passe.
Pour ceux qui ne l'auront pas compris, il ne s'agit pas vraiment d'un reportage, mais d'une charge. Remplacez le mot béké par celui de n'importe quel autre groupe social ou humain, et vous verrez fondre sur vous la Halde, SOS Politiquement correct et toutes les autres officines de bons sentiments qui distillent de la vertu jusqu'à ce qu'un règlement de compte entre elles ne révèle que toute cette vertu n'est que... dans l'image, image que le tissu médiatico-politique couvre de sa complaisance et de la puissance de ses réseaux.

Très superficiellement, parmi les artifices malhonnêtes utilisés dans le présent reportage, citons les plans de coupe ou apparaît, à plusieurs reprises, un entrepreneur phare de la Martinique, sans que l'on comprenne très bien pourquoi (autrement que pour créer une confusion dans le propos, à partir d'une association d'idée malveillante). Très habile également, le recours aux "experts". Experts, le cas échéant, en... accusation qui, dans des conditions rêvées, peuvent régler des comptes personnels, assouvir de petites vengeances ou conforter leur position à partir d'allégations qu'ils profèrent, sans que soit évoquée leur propre réputation ou les casseroles qui accompagnent leur cuisine.

Le cahier des charges de l'émission était, à n'en pas douter : tirez sur les békés.

Passons sur les interviews de grévistes, autrement que  pour signaler une anecdote risible : une gréviste dit à un policier d'aller se faire coquer, ce qui en créole, comme en vieux français veut dire d'aller "se faire mettre". Et il faut croire que cette précision est utile, car, rédigé sous l'autorité d'un "traducteur" qui se prend sans doute pour un fin connaisseur des subtilités du créole (comme toujours en pareil cas), le sous-titre dit : /"allez-vous faire cocu" /!  On est là, si je puis dire, loin des bases. Et, surtout, de l'élémentaire... Mais nous en avons l'habitude, comme de tous les raccourcis que prennent les "spécialistes" de la Martinique.

/"Allez vous faire cocu"/, c'est visible. Et complètement anodin. Ce qui l'est moins, c'est l'instillation du mensonge, tant dans l'image que dans le commentaire. Le procédé est d'autant plus vicieux que le propre de l'image est de conforter des apparences, et, au besoin, de les créer.

Ainsi, quand le commentaire dit : /"De l'autre côté de l'île, les Caraïbes comme on l'imagine : de l’eau bleu turquoise à 30 degrés, des paysages de rêves et de grandes villas, les pieds dans l'eau. C'est le bastion de la communauté békée, un monde à part où les blancs vivent entre eux. Nous sommes au Cap Est, le havre de paix des blancs créoles"/.

La maison qui fait alors l'objet d'un plan fixe est celle de M. Robert Parfait (une maison de vacances et non une résidence principale), au moment précis où le commentaire dit "les pieds dans l'eau". Ce même M. Robert Parfait, interviewé plus tard dans le reportage et dont il sera dit qu'il n'est pas un béké (le commentaire dit précisément : /Robert Parfait résiste aux blancs créoles dans la grande distribution. Et même si sa peau est blanche, ce n'est pas un béké : c'est un métisse car du sang noir coule dans ses veines. Il dénonce un abus de position./ [dans la grande distribution]) La parfaite "bonne foi" ambiante, a-t-elle besoin d'être démontrée ? Et notamment quant on se réfère à cette interview ? M. Robert Parfait, porte-parole d'un des groupes les plus puissants de la Martinique  - 2 grands centres commerciaux et exploitation directe, dans chacun, d'un Hyper-U, plusieurs concessions automobiles (3184 véhicules vendus en 2008 sur un marché local de 15869 unités), etc., etc., y joue au pauvre Martiniquais traqué, laborieux et méritant, coupé de toute influence sur l'administration, démuni de tout réseau, gardien de la morale et sans doute filleul de l'abbé Pierre alors qu'il est tout simplement en embuscade dans la guerre sans merci qui se livre entre le groupe qu'il dirige d'une main de fer et un autre, directement et à plusieurs reprises visé dans l'émission. Pour les connaisseurs, le côté comique de l'apparition de sa maison du Cap-Est ne parvient pas à effacer l'idée que quelque chose n'est pas très franc, dans ce "reportage".

En effet, lorsque le sujet est venu sur le Cap-Est, il s'agissait pour les maîtres de la manipulation de verrouiller l'idée que ce quartier est un ghetto de milliardaires békés (ce qu'accrédite Alain Huyghues Despointes, lorsqu'il dit assez sottement,  "on appelle ça Békéland", croyant en raconter une bien bonne à Romain Bolzinger qu'il prend pour un ami). Le Cap-Est, c'est la tarte à la crème, chaque fois qu'il est question des békés. Mais, comme il n'y a pas vraiment matière à prouver quoi que ce soit, pourquoi ne pas en rajouter ? C'est ce que fait M. Bolzinger.

Car la volonté de désinformer est évidente, quand après  un plan assez large sur les maisons de la Pointe Jacob, la caméra s'attarde plus longuement sur une maison de maître : l'habitation Beauséjour, qui se trouve "pour de vrai" à 60 kilomètres de là, à Grand-Rivière, face à l'île de la Dominique. Le devoir d'informer, sans doute ! À ce moment précis, le commentaire dit : /"C'est le bastion de la communauté békée"...  /On appréciera la rigueur journalistique !

Autre exemple de franchise chez ce Romain Bolzinger, toujours dans le commentaire et dans les images...

Le commentaire dit : /"Derrière les clôtures, de grandes villas avec piscine et terrain de tennis. Impossible d'apercevoir ce luxe de l'extérieur." /

Les images, elles, montrent un superbe court de tennis : celui de l'hôtel CAP EST LAGOON.
La falsification est d'autant plus grossière qu'IL N'Y A AUCUN TENNIS PRIVÉ AU CAP EST, ce que chacun peut vérifier en consultant /Géoportail/ ou /Google Earth/ sur Internet.

Pour être sûr d'enfoncer le clou, le commentaire n'hésite pas à affirmer : //"Au Cap Est, il n'y a que des grandes propriétés à l'abri des regards" /. Or c'est un mensonge. La vérité aurait été de dire : au Cap-Est, il y a quelques grandes propriétés à l'abri des regards... quelques-unes seulement, sur un quartier qui compte environ 300 foyers. La consultation de /Géoportail/ ou /Google Earth/ sur Internet, une fois encore permettra de savoir ce que M. Bolzinger appelle "grande propriété", et de se faire une idée de sa bonne foi./

Ce ne sont que de petites fuites dans l'étanchéité de la machination, à savoir de petits détails qui montrent que l'information ne contrôle pas vraiment ses freins lorsqu'elle cherche à tout prix à en arriver à l'affirmation suivante : /"la Martinique est coupée en deux depuis des siècles. D'un côté, des familles békées fortunées, de l'autre, une population dont 15 pour 100 vit sous le seuil de pauvreté", /affirmation que l'on voudrait faire passer pour une démonstration quitte à fabriquer des apparences, et à se conformer à un schéma benêt et classique (y compris chez la gauche caviar) afin d'entretenir la haine sans laquelle aucun mouvement à caractère révolutionnaire ne peut aboutir.

De ce reportage, on retiendra donc que la vie est infernale à la Martinique à cause des békés qui sont les organisateurs de tous les maux.

J'ai voulu réagir vite, et, si vous m'en donnez la permission, cher Scrutateur, je poursuivrai volontiers, une autre fois, ma misérable analyse du caractère malhonnête de ce "reportage" ; que la malhonnêteté de ses auteurs soit involontaire (en principe, on n'est jamais malhonnête volontairement) ou volontaire (à titre militant, éventuellement, ou dans le cadre d'une commande).
J'ai voulu, en premier, mettre l'accent sur quelques points, de manière à rendre vos lecteurs attentifs lors de la diffusion de ce reportage, le 6 février à 21 h 30 sur Canal +.

J'insiste pour que vos lecteurs restent à l'écoute jusqu'à la fin de cette émission , y compris le déroulement du générique. Ils apprendront peut-être, ou du moins croiront comprendre que Hissène Habré est certainement un béké, et Al Capone, très probablement aussi. Ce n'est pas vraiment ce qui est dit, mais on a l'impression que c'est un petit peu, à travers une affinité de calendrier, ce que M. Bolzinger voudrait faire croire, non sans une certaine gourmandise.

Cher Scrutateur, je fais mon outing : oui, je suis certainement un béké. Peut-être même un béké qui s'ignore.




(II) 
J'ai pu visionner sur internet ce documentaire qui va passer vendredi soir sur canal+ . Je suis un peu surpris ( et parfois déçu ) des détours pris par le journaliste pour expliquer certains problèmes inhérents à la Martinique.

Les premières images montrent un conflit social faisant intervenir une poignée ( au nombre de 15 exactement ) de syndicalistes de la CGTM ( qu'on l'on pourrait comparé à la CTU ou l'UGTG local) qui bloque " l'unique " voie d'accès au port autonome de  la Martinique empêchant les transporteurs de livrer leurs marchandises qui étaient constituées principalement de bananes. Et sur ces quelques secondes d'images le journaliste essaye de conclure et de généraliser (maladroitement je trouve) sur le fait que cette  situation de blocage "ponctuel" d'un groupuscule reflète un climat social tendu entre les  békés et les martiniquais.

Il est vrai que les ancêtres des blancs créoles  ont fait des erreurs par le passé,il est que les blancs créoles détiennent une grande part  du  foncier agricole, il est vrai que les entreprises des blancs créoles sont en situation de monopoles ou oligopoles mais il faut savoir relativiser "certains faits"  et les remettre dans le contexte socio-économique de l'époque.

Je partage totalement l'idée de Michel FFRENCH que je me permets de reprendre " la Guadeloupe ( et la Martinique) a été crée par les blancs créoles , aidés par les esclaves et nous l’avons créée ensemble avec toutes nos entrailles. Alors ensemble et dans la sérénité et sans haine, allons vers le futur."

Vus les conflits sociaux en cours ( en Guadeloupe) et à venir ( en Martinique ) je crains que des amalgames  soient faits par ceux qui regarderont   ce documentaire sans un certain recul et avec un œil averti.

J'attends de voir ce qu'il en sera  dit par l'œil expert du " Scrutateur"

Voici le lien où j'ai pu trouver la vidéo du documentaire :

http://9giga.sfr.fr/n/50-17/share/LNK615949847a4acfac6/


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J
J'ai moi même suivit sur canal+ ce reportage, et je reconnais que comme tous ce  qui passe à la T.V, ce n'est pas la vérité ni l'impartialité qui domine, mais bel et bien ce qui amenera polémique.De plus je me sens obligé de réagir au premier commentaire posté ici. L'anonyme "béké" condamne le manque d'objectivité du reportage, mais celui est bien trop impliqué personnellement pour faire preuve d'objectivité dans son commentaire. Employant de grand mots pour des bevues plus ou moins supperficiels, il use des mots comme le journaliste usa de ses images.On ne peut se proclamer juge quand on est personnelement impliqué, c'est le message que je tiens a faire passer.Ce serait objectif de pouvoir avoir un avis contraire, ou comme le mien, pour avoir des commentaires dits objectifs.Jeune guadeloupéen
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N
Bonjour, je voudrais faire une remarque....je constate que depuis le reportage... les békés ne finissent pas de renier ce qui a été dit !!! Ce qui fait vraiment qu'ils prennent (pas seulement les martiniquais, ou les guadéloupéens) les Noirs pour des cons.Ils vivent quelque chose depuis des siècles, vous font comprendre encore aujourd'hui comment ils vivent ces choses, et lorsque que les gens se révoltent, ils vous disent "... mais non, vous comprennez mal... patati... patata"Ceux qui parlent de désinformation, c'est ceux pour qui ça chauffe.Si vous êtes assez dupent pour croire encore aujourd'hui, que les békés ne sont en partie responsable de la situation actuelle de la martinique... (et je dis bien en partie responsable) sans rentrer dans trop de détails à de ce qu'on a pas fini de rabacher à propos d'utilisation de pesticide et consor....()c'est qu'alors (désolé de dire ça) vous vivez dans une grotte !!!Aujourd'hui il y a assez d'informations (ceux qui parlent de désinformations et qui utilisent des termes TEKNIK pour embrouiller l'esprit des gens...) qui circulent (je parle d'internet) pour comprendre ce qui se passe dans le monde.Un chat, c'est un chat, et un chien c'est un chien !Pas le contraire !Et à ceux qui se disent "oui, je suis certainement un béké. Peut-être même un béké qui s'ignore"... je dis, à bon entendeur...Salut !Entre-parenthèses... si le présumé auteur de tels dires, avait ne serait-ce que peu d'égard pour la population martiniquaise qu'il "aime" tant, il aurait surement réfléchi à faire des excuses !!!Mais comme la plus part des ces compratriotes n'ont fait que renier leur race (soit disant pure) en disant :"je ne connais cette homme... ou encore je ne tiens pas les mêmes propos que cet homme" comme l'a fait l'apôtre Pierre avant la crucifixion du Christ (ne vous méprennez pas ! je ne compare nullement ce ou ces békés au Christ)... je vous laissent comprendre le mode de fonctionnement de vie de ces gens là (et je ne parle même pas de consanguinité) qui se disent appartenir à la population martiniquaise et qui en a l'air si fier.Mes frères... je vous dit : "préparez au pire !!!" cette année 2009 est l'année de tous les maux !
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E

Cher monsieur,

Je suis un blanc créole de la Guadeloupe. Si vous voulez savoir ce que je pense des propos inadmissibles  de monsier Alain Despointes, je vous renvoie à mon propos introductif au premier des
deux articles de ce blog publiant le script complet de l'émission "Les derniers maîtres de la Martinique". Sur un plan plus général, reportez vous, si vous en avez le temps et le désir, sur ce
même blog (Rubrique Société, à la reproduction complète de l'interview que j'ai donnée à un journal de jeunes Guadeloupéens "Le Mika déchaîné", il y a six mois, sous le titre "Le milieu des blancs
créoles de la Guadeloupe").
Des békés représentatifs de cette communauté se sont démarqués de M.Alain Despointes. Pourquoi leur faire un procès d'intention? Ils sont des personnes , dotées de consciences individuelles.
Pourquoi les considérer comme "un seul homme",
Etes-vous certain de ne pas vous laisser emporter par un ressentiment historique, que l'on peut comprendre, mais qui n'en est pas moins aveuglant.
Nous sommes 161 ans après l'abolition de l'esclavage. L'histoire nous laisse, aux uns et aux autres des cicatrices. Mais la réflexion nous invite à nous servir de l'histoire pour être plus
forts, et plus sains. C'est à la cautérisation des plaies qu'il faut travailler, non à leurs infection. Je dis cela pour les uns et les autres, bien évidemment.
Je vous réponds sans animosité, en vous regardant droit dans les yeux, non par défi, mais dans un souci de réconciliation fraternelle.
Je termine en disant que je ne suis pas un adepte de la langue de bois, et en vous souhaitant une bonne journée.

Edouard Boulogne.


M
non, non, ce n'était pas une phrase d'intimidation. C'étais juste par ce que je ne sais pas si je me suis bien faite comprendre! Je vous ai lu. Je respect une partie de vos idées.Je suis contre la racialisation des pbs, mais malheureusement on n'est pas encor dans la bonne époque pour ça. Tout est racialisé. C triste mais c comme ça. Du coup, ce facteur doit etre pris en compte et on ne peut pas y échapper. Sur ce, je vous dis Bye.
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M
j'ai bien l'impression que le dialogue entre béké et antillais de couleur sera un dialogue de sourd. Sachez que lorsque l'on a vécu certains traumatismes, on est malheureusement plus sensible à certaine choses. Cf : les juifs. Impossible de faire une blague sur eux etc.... C idem pour les noirs j'ai constaté.Lorsque vous me dites que ces personnes qui tiennent des propos sont d'une autre époque, je suis d'accord (je suppose que vous parlez des gens type alain hugue despointe). Mais, on a l'impression que vous les excusez ( "je ne crois pas ces pers méchantes" et "un PEU irresponsable"). Sachez, que vous si vous les excusez, les antillais-noirs ne les excusent pas. Et celà, par rapport au passé qui a exacerbé les sensibilités. Peut etre qu'avec vous, béké comme eux, considéré par eux comme "la race pure" ( c'est à dire la meilleure des race), peut etre qu'avec vous, ces personnes seront gentils(ou pas méchantes pour reprdr texto vos mots). Mais pas avec les antillais noirs. Car sachez, qu'il est très insuportable pour un etre humain quel qui soit, de voir q'un autre le regarder de haut, trouver qu'il n'est pas harmonieux dans sa famille métissé,(cf: alain hughe despointe) etc..etc...en d'autre termes, l'etre humain n'aime pas etre dénigré. Et, c bien ce que alain hugh despointe et ceux qui pensent comme lui font. A mon avis, la meilleure facon d'apaiser tout cela, c'est de condamner ces propos, sans jms trouver d'excuses à ces personnes (j'inclus grd père Hayot). Parce que moi aussi, je connais des racistes noires très sympa avec moi, pas du tout méchant avec moi. Mais qui avec vous béké, seront différents. Et je ne crois pas que vous aimeriez que je vous dise que ces personnes ne sont pas méchantes, mais d'une autre époque et un peu irresponsable. Meme si  je crois qu'un un etre humain ne se définit pas uniquement autour du fait d'etre raciste ou pas, la personalité d'un etre humain est bien plus complexe que cela.... Je ne sais pas si je me suis bien faite comprendre.
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E

"Dialogue de sourds"? Surtout pour ceux qui ne veulent pas entendre, quelle que  soit leur "race"!

Nous avons tous subi des traumatismes, et pas seulement sur le plan racial. Notre salut passe par la volonté de s'en délivrer, pas de s'y installer, et, éventuellment de s'en faire un instrument de
chantage. ("Nous avons tous les droits, car nous avons souffert').

Impossible de faire une blague sur les juifs? Allons donc! Mais il ne faut pas confondre les propos antisémites de type hitlérien, et ceux qui relèvent de l'humour. Il n'y a pas plus moqueurs que
les juifs sur eux-memes.

Je me suis démarqué, on ne peut plus néttement, j'espère que vous en conviendrez, de M.A.Despointes. Mais je refuse de faire un bouc émissaire de ce vieil homme déphasé. Il est profondément
contraire à mon éthique de cautionner des lynchages, quelle qu'en doit la forme, et quelle qu'en soit la victime (un blanc, un noir, un metis, un juif, etc. Je vous demande de bien vouloir essayer
de comprendre cette position personnelle sur laquelle je ne transigerai jamais.

Donc je n'excuse pas, mais je ne me joins pas au pogrom.

Vous parlez des "antillais noirs" comme s'il s'agissait d'un seul homme. Mais les antillais noirs (comme vous dite), sont des personnes humaines douées de conscience et de libre arbitre
individuel. Baucoup beaucoup ne sont pas d'accord avec la racialisation en cours des conflits sociaux( avec l'aide imbécile de M.A Despointes). Nombreux, parmi eux sont des amis parsonnels. Et je
ne dis pas "amis" au sens politique (mon ami du MIM, ou dans les clubs services "mon ami Rotarien, ou Lion's, ou, Etc. Je dis "amis frères", à la vie à la mort.
Mélaine, que je crois honnête et sincère (j...espère que je ne me trompe pas) méditez bien ce que je viens de vous dire, et tentez d ne pas vous-même, pour des raisons que je veux comprendre, vous
laisser manipuler;

L'un des caractères essentiels du racisme, et d'ailleurs de toutes les idéologies, c'est de tenter de faire en sorte que, devant quelqu'un  on ne voit plus une personne humaine, mais l'unité
intergengeable d'une classe (comme des clous sur l'étal d'une quincaillerie, interchangeables, et simples objets). Mais on jette des clous, on ne jette pas des personnes. Ou alors!!!!

Chère lectrice, vous terminez par une phrase "je ne sais si je me suis bien fait comprendre"  Il y a plusieurs façons de la prononcer. L'une d'entre elle est d'intimidation.
Si c'éatit là votre ton, laissez moi vous dire, très calmement, qu'avec moi ça ne marche pas et que vous perdriez votre temps.
Mais je vous crois sincère.

Edouard Boulogne

PS, j'apprends à l'instant que le groupe "tous créoles" se désolidarise de M.Alain Despointes. Je suis d'accord, et l'ai fait dès le 1er jour.
Mais je ne suis toujours pas avec les lyncheurs!


M
je suis pour la paix et pour l'égalité.Je veux juste que par exemple, vous arrétiez de prendre des blancs comme cadre alors que il y'a des guadeloupéens noirs tout aussi qualifié. Arrété de vouloir nous faire croire que les noirs ne sont bons qu'a des postes de sub-alterne. Mais vous le croyez vous meme. Et c bien là le pb.Je le dit haut et fort, je suis guadeloupéene noirs-métissée (n'en déplaise a Monsieur Alain Hughes Despointe, oui ds ma famille ya toute les couleurs, et ça ne dérange personne), et j'aspire a avoir un poste a très haute responsabilité. Si jamais un blanc passe dvt moi uniquemnt parce qu'il est blanc, NON, je n'accepterais pas S'il a des qualifications supérieurs aux miennes, j'accepterais. Je suis en 5ème année de medecine. Et je serais un excellent medecin que vous allez venir voir lorsque vous serez malade. Mais, jpx vous dire une chose, j'ai remarqué que dans la maladie, les gens deviennent plus humble. plus de racisme.Bon, et j'ai une copine Béké, j'espère que si elle veut elle pourra épouser un noir aussi facilmnt qu'n blanc, chinoi, indien ou autre!!! sinon, cela prouve votre racisme. Et, je dois rajouter, que le racisme n'est pas l'apanage des Békés, et que il ya des noirs racistes aussi. Donc, arrétons d'etre cons, et essayons de se mettre à la place de l'autre. Donc, j'essai de me mettre à votre place : Si j'étais née béké, j'aurais eu bcp de difficulté a accepter mon passé esclavagiste, alors peut etre comme moyen de défense, j'aurais fais comme vous. Je me serai reproduit avec un béké de ma castre, ou un métro (  un blanc koi, pour etre sur qu'il ne me juge pas pour les crimes commis par mes ancetres, ou du moins, son regard sera peu etre plus facile a supporter que celui d'un noir....). J'aurais peut etre essayé de minimiser le passé et de glorifier meme ce passé quelque part ( cf: alain Hugue Despointe) . Peut etre est ce une facon de rendre les choses plus facile, plus supportable. Je ne vais pas vous mentir, parfois je peux avoir des poussées aigues de "haine" contre certains de vos comportements. M'enfin, bref, aller je vous dis a plus! Et oui, vous pouvez fréquenter des noirs comme moi! car je ne juge pas vos ancetres! mais je juge qui vous etes vous!!!!!!
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E

Vous semblez n'avoir pas lu ce que j'ai écrit au début du script de l'émission sur les "Derniers maîtres de la Martinique. C'est ce texte, parfaitement clair il me semble qui exprime la position de
ce blog, et de son animateur.
Il y a une injustice à me préter des sentiments qui ne sont pas les nôtres. Quant aux personnes qui ont tenu les propos qui vous blessent, et je vous comprend, je ne les crois pas méchants,
mais en revanche d'une autre époque, et un peu irresponsables. Votre propos est compréhensible, et d'ailleurs assez mesuré. Je suis heureux de cet effort sur vous-même que vous avez consenti pour
cela.
Cela dit les paroles de ces gens sont aussi pain béni pour certains racistes d'un autre bord. Car le racisme n'est pas le monopole de certains békés. Il existe aussi partout , dans toutes les
races, et même entre noirs d'ethnies différentes, en Afrique et ailleurs.
Je vous souhaite le bonsoir.

Edouard Boulogne.

PS : Lisez aussi, si vous en avez le temps, et le désir, l'interview que j'ai donné, ici, en Guadeloupe à un journal de jeunes, sur "Les blancs créoles de la Guadeloupe" et qui est reproduit sur ce
blog, Le Scrutateur.