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Publié par Edouard Boulogne

( 1 ) Une photo de Camille Mortenol, jeune, en uniforme de polytechnicien. Polytechnique une des plus difficile, et des plus prestigieuses grande école de la France. ( 2 ) La satue de Mortenol reléguée sur un quai du port de P-à-P, comme si la nouvelle intelligentsia voulay cacher une des plus grande gloires de la République française.
( 1 ) Une photo de Camille Mortenol, jeune, en uniforme de polytechnicien. Polytechnique une des plus difficile, et des plus prestigieuses grande école de la France. ( 2 ) La satue de Mortenol reléguée sur un quai du port de P-à-P, comme si la nouvelle intelligentsia voulay cacher une des plus grande gloires de la République française.

( 1 ) Une photo de Camille Mortenol, jeune, en uniforme de polytechnicien. Polytechnique une des plus difficile, et des plus prestigieuses grande école de la France. ( 2 ) La satue de Mortenol reléguée sur un quai du port de P-à-P, comme si la nouvelle intelligentsia voulay cacher une des plus grande gloires de la République française.

L'article Louis Dessout paru plus tôt dans la journée, me révèle que des Guadeloupéens ignorent qui fut le commandant Camille Mortenol, et que ce fils d'affranchis fut aussi un polytechnicien.

Etonnant, alors que dans des actes de « mémoire »à répétition on exalte la mulâtresse Solitude, dont l'existence ressort, semble-t-il, davantage de la légende que de l'histoire.

Mortenol, lui, est négligé, voire ostensiblement rejeté en bordure de quai, à Pointe-à-Pitre, visible uniquement par des touristes qui n'en ont que faire, mais caché à la reconnaissance des générations de jeunes Guadeloupéens.

C'est la raison pour laquelle Le Scrutateur réédite l'article publié par lui en 2009.

Faites circuler, partagez, mes amis, partagez!

 

LS.

 

Camille Mortenol.

 

http://www.lescrutateur.com/article-onze-novembre-fete-de-la-victoire-hommage-au-cdt-mortenol-39180991.html

 

La Guadeloupe et la Martinique ont participé, par le courage et le sang, à la victoire de la France en 1918, à sa libération en 1945. Cette participation aux sanglants combats pour la patrie, fut passionément voulue. Dans sa Petite histoire de la Guadeloupe, ( éditions l'Harmattan  ) l'historien Lucien-René Abenon écrit ( p.165 ) :

 

« L'époque fut encore marquée par la revendication de l'impôt du sang, c'est-à-dire le droit au service militaire. C'était là une aspiration des vieilles colonies qui souhaitaient une assimilation totale avec la métropole. Elle résultait d'un attachement au régime républicain, garant de la liberté et du progrès, et d'une affection très sincère pour la France. Il y avait peut-être aussi un désir d'aventures ultra-marines chez certains jeunes qui souhaitaient échapper à une existence trop monotone.

Le 15 juillet 1889 fut votée une loi étendant le service militaire aux colonies anciennes. Les députés de l'île y avaient pris une part active, encore qu'Alexandre Isaac eût demandé de nombreuses exemptions. A différentes reprises, la loi fut remaniée et elle ne fut appliquée que très tardivement, puisque c'est seulement le 19 octobre 1913, à la veille de la Première Guerre mondiale, qu'eut lieu le premier départ de conscrits pour la métropole. Cela n'avait d'ailleurs pas empêché de nombreux Antillais de servir dans les armées françaises, qu'ils fussent européens d'origine, comme les généraux de La Jaille, de Lanrezac ou de Lacroix ou qu'ils aient appartenu à la population noire, comme le commandant Mortenol ».

 

Ces faits doivent être rappelé à l'heure où une subversion s'active, émanant de milieux très minoritaires, mais très actifs, s'attache à trafiquer la vérité historique au nom de leurs aberrations idéologiques.

 

C'est pourquoi Le Scrutateur a voulu aujourd'hui, ce 11 novembre, en commémorant l'armistice de 1918, rendre hommage au commandant Camille Mortenol. Pour ce faire nous reproduisons ci-dessous la notice consacrée à ce grand compatriote, par M.Robert Desgranges, récemment dans on ouvrage Guadeloupéens dignes de mémoire.

 

Commandant MORTENOL (1859-1930) officier supérieur guadeloupéen :

 

Un mystère entoure sa naissance. En effet, s'il naît bien le 29 novembre 1859, à Pointe-à-Pitre, un Sosthène Héliodore Camille Mortenol, né d'André, et de Julienne Toussaint, sa légitime épouse, son acte de décès a récemment été retrouvé : il est mort en 1885. Prénoms, date de naissance et filiation sont bien les mêmes. Il était âgé de 25 ans, voilier de son état, ses père et mère étant déjà décédés. Or à cette époque, notre « commandant » était militaire en Europe, et c'est l'identité même qu'il va revendiquer sa vie durant...Accordons lui donc le bénéfice du doute.

Il se prénommerait donc Sosthène Héliodore Camille, et serait né en 1859, le29 novembre, dans la maison qui fait l'angle des rues de Nozières et de l'Abbé Grégoire, à Pointe-à-Pitre. Maison sur laquelle, en 1959, l'édilité a fait apposer une plaque, pour célébrer le centenaire de sa supposée naissance...

Son père, André, était esclave, et aurait racheté sa liberté, en 1847, à l'âge de 38 ans, choisissant le nom patronymique de Mortenol (ce nom ne pouvait être celui d'une famille présente dans l'île, car cela était interdit par la loi).

Quoi qu'il en soit, notre « Camille » est élève des Frères de Ploërmel (de la rueSchoelcher), puis du Collège Diocésain de Basse-Terre. Il présente des dons si manifestes pour les mathématiques, qu'il obtient une bourse pour poursuivre ses études au Lycée Montaigne de Bordeaux. Il accède à Polytechnique en 1880, au 8° rang, (cela infirme la légende selon laquelle il en aurait été major, et que Mac Mahon l'en aurait félicité en disant : « C'est vous le Nègre ?... Eh bien continuez ! »)... Sorti de l'Ecole, il devient officier de marine.

En 1894, on le retrouve dans le corps expéditionnaire qui, va conquérir l'île de Madagascar, et la pacifier l'année suivante, sous les ordres de Gallieni. Il a une conduite exemplaire lors de plusieurs engagements, et est décoré de la Légion d'Honneur, le 19 août 1895.

Il participera encore à d'autres campagnes coloniales.

En 1914, il est Capitaine de Vaisseau et officier de la Légion d'Honneur.

Gallieni, gouverneur militaire de Paris le prend avec lui, et lui confie, en 1915, le commandement de l'artillerie du camp retranché, chargée de défendre la capitale des attaques aériennes (menées par les dirigeables et avions allemands, qui exerçaient les premiers bombardements nocturnes).

L'Histoire dit qu'il accomplit sa tache avec autorité et compétence et sauva aussi Paris. Tout comme Gallieni en 1914.

Il est mis à la retraite après le conflit, cumulant les grades de Capitaine de

Vaisseau et de Colonel d'Artillerie. Il est fait, d'autre part, Commandeur de la

Légion d'Honneur... Pour nous il est resté le Commandant Mortenol.

Il vit alors à Paris, où il meurt le 22 décembre 1930.

Une rue de Pointe-à-Pitre (ancienne rue de Turenne) a pris son nom, ainsi que le quartier de la nouvelle ville où elle conduit. De plus, sa statue en bronze, sur le quai du Port de Croisière, y accueille les rares touristes... et les fientes des pigeons... Paris a donné son nom à une impasse proche du Canal Saint-Martin.

 

Robert Desgranges.

 

#Figures.

 

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Commenter cet article

Jacky LureL 13/12/2016 21:55

Merci M. Le Scrutateur pour cette belle page d'histoire du Commandant Camille Mortenol !

Jacky LureL 13/12/2016 21:54

Merci le Scrutateur pour cette belle page d'histoire du Commandant Camille Mortenol !

Jacky LureL 13/12/2016 21:53

Merci le Scrutateur pour cette belle page d'histoire sur le Commandant Camille Mortenol !

julan sylviane 05/02/2016 13:37

Respect pour ce grand Monsieur

PATRICK MARY 05/06/2015 15:51

bravo robert pour ces recherches

PATRICK MARY 05/06/2015 15:50

BRAVO ROBERT

Gabriel 05/06/2015 11:46

Un colonisé qui colonise, forcément un objet de fierté ou alors une profonde bêtise ? Je vous renvoie a Mr Fanon, un grand homme, martiniquais de surcroît

Edouard Boulogne 05/06/2015 13:09

Aahh! Vous êtes Mahaawtiniquais? Continuez!